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dimanche 11 décembre 2016
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Gérardmer perd l’Institut de Promotion de la Montagne

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Le CFA de SQTe-Marguerite accueil désormais l'Institut de Promotion de la Montagne

Le CFA de Ste-Marguerite accueille désormais l’Institut de Promotion de la Montagne

L’institut de Promotion de la Montagne, IPM est installé dans l’immeuble de la médiathèque depuis 1987  ou plutôt était installé dans les anciens locaux de l’entreprise Linvosges. Car, depuis le 1er septembre dernier, les responsables de la Chambre de Commerce  des Vosges ont décidé de quitter les lieux pour prendre possession du CFA de Saint-Marguerite, propriété de la même CCI à la grande stupéfaction du maire Stessy Speissmann  qui assure avoir été informé mi-juillet   » par un bruit de couloir  » précise le premier magistrat de la commune. » Jai aussitôt interrogé Gérard Claudel, président de la CCI  sur le sujet. Celui ci m’a assuré que c’était une option envisagée mais que rien n’était entériné. Pour nous, il était hors de question de voir partir les formations proposées par l’IPM malgré les réductions budgétaires initiées par l’Etat dont doit faire face la CCI. Je spécifie alors à Gérard Claudel  que la commune pouvait faire des efforts sur le loyer, qu’il était possible de trouver des solutions plus adaptées aux circonstances.  Le 27 août dernier, j’assiste au Conseil d’Administration  du Massif des Vosges et j’apprends que la CCI a demandé à ce même  organisme de plier bagages alors qu’il sous-loue un bureau dans les locaux de l’IPM. Au delà du fait de perdre des formations concernant 380 personnes, je dénonce la méthode d’autant qu’on ne nous a pas démontré  la cohérence du projet.

Des regrets partagés par  Françis Claude, Directeur de l’IPM nouvelle version «  Je fais du pédagogique et beaucoup moins de  logistique. Nous sommes beaucoup moins  sur le terrain. Nous avons pris sur la qualité et sur l’image liée à la station de Gérardmer.  On nous invoque des problèmes budgétaires afin de réaliser des économies. Certes,  mais sur 30 000 € annoncés ce sont vraiment des économies de bout de chandelle d’autant que les frais de déplacement seront plus importants. Et puis en discutant avec le commissariat au massif on aurait pu avoir des subventions   et renégocier le loyer avec la commune de Gérardmer ».

De son coté, Gérard Claudel est formel, la CCI a le couteau sous la gorge et devra rendre à l’Etat 6 millions d’euros en cette période de récession » j’assume totalement cet nouvel état de fait, je gère la CCI comme mon entreprise. Je comprends le maire  mais la chambre consulaire répond au suivi d’une gouvernance, d’un bureau. Nous avons des réductions de budget importantes à intégrer  et nous devrons oublier un grand nombre de projets dans les mois et années à venir. Ce n’est pas fini ! Le déménagement de l’IMP  est une étape. D’autre projets que nous avons sous le coude ou structures seront amenés à disparaitre également.  L’IPM est aujourd’hui déficitaire  et nous devions mutualiser les services sur Sainte-Marguerite  en intégrant la structure au CFA, au risque de voir la formation disparaitre.  Je rassure tout le monde, il n’y a rien de politique dans  ce déménagement. Nous tentons de résoudre une problématique budgétaire ».

En attendant Gérardmer perd une vitrine alors que l’IPM perd également la crédibilité de l’endroit. Celle d’une image liée à la montagne et ses infrastructures.

 




9 réactions sur “Gérardmer perd l’Institut de Promotion de la Montagne

  1. leon

    La nouvelle a été annoncée aux parents des enfants de la section sportives du lycée de la haie griselle ce vendredi 19/09. Les lycéens devrons se déplacer en deodatie ou alors l’intervenant se déplacera vers Gérardmer ou il faudra louer une salle. Bref,nos elus sont mis au pieds du mur et nos chères têtes blondes également. Quid du bail qui liait la commune a la cci ? Une partie des locaux pourra toujours etre sous louee au massif des vosges qui etait deja sous locataire.Bref,il semble tout de même que du ménage soit fait en deodatie ou d’après différents articles publiés sur Vosges info on commence sérieusement a resserrer les boulons pour se recentrer en récupérant ce qui peut faire la notoriété d’une communauté. A Gérardmer on c’est endormi et ce n’est qu’un avertissement qui n’engage que moi.
    F. Noël

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  2. Gilles CHIPOT

    Il y a eu aussi en ce milieu d’année 2014,et c’est beaucoup plus grave, le déménagement et regroupement de CHARPENTE HOUOT sur son seul site de St Marguerite.
    C’est une quarantaine d’emplois directs de plus perdus par la vallée.
    Il serait d’ailleurs opportun si c’est encore faisable, de pourquoi pas transférer dans ce grand bâtiment fonctionnel désormais vide, ou la caserne des pompiers, ou les ateliers municipaux (un dédit sur nos engagements peut être une formule pertinente).
    Cela économiserait sans doute des deniers publics, et dégagerait un terrain constructible sur Forgotte centre-ville .

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  3. simon joelle

    monsieur Chipot

    l’ atelier a été déplacé depuis plusieurs années à ste marguerite ; vous auriez pu vous en intéresser à ce moment et soutenir les ouvriers qui n’étaient pas ravis au lieu d’écrire n’importe quoi…

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    1. Gilles Chipot

      CHARPENTE HOUOT a racheté au lieu-dit « les paituotes » à Ste Marguerite un ancien site industriel. Cette opération était destinée au départ
      à renforcer et alléger l’outil de Gérardmer qui devenait de plus en plus saturé. Son inauguration, une fois les travaux d’aménagement terminés s’est déroulée en 2010.

      Ces dernières années, Gérardmer et Ste Marguerite ont alors fonctionné en complément et parallèle.

      En 2013 et 2014 ,des travaux importants d’extensions et d’aménagements réalisés sur le site des « Paituotes » ont eu pour conséquence d’entrainer la fermeture du site de Gérardmer.
      Celle-ci s’est faite progressivement courant 2014,et ce, jusqu’en semaine 39 ou les 4 dernières personnes ont quitté définitivement les lieux.

      En Juillet de cette année, il y avait encore en activité et à temps plein sur l’atelier du boulevard de la Jamagne, une vingtaine de personnes réparties entre le BE, l’atelier et l’administratif.

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  4. philippe GEOFFROY

    Ce qui n’est pas ACCEPTABLE ,sur la forme,c’est de ne pas « associer » d’une manière ou d’une autre, les partenaires impliqués,et plus précisément le maire de la commune.Qui sait?un arrangement eut peut-etre été trouvé… Bien sur nous comprenons l’embarras de ces « décideurs  » autoproclamés,inamovibles dans la mise en action du saccage de l
    économie…dilemme et tempète sous un crane…Mais y ajouter la honte des procédés employés ne fait que convaincre de l’urgente nécessité de les mettre au pas une bonne fois pour toute.
    En attendant je propose que l’IPM soit transféré à ST tropez, le climat ,plus doux permettra des économies de chauffage. De la bonne gestion je vous dit!!

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    1. Gilles CHIPOT

      Que la CCI mette la Mairie devant le fait accompli sans qu’il y eu de concertations préalable est surprenant et anormal.

      Cela met néanmoins en lumière la très grave crise que connait le financement public et lève la question sur ses futures orientations (petit clin d’œil en passant à TGV 2).

      N’est -il pas important pendant un certain temps ,de « sacrifier » nos dépenses publiques dites de confort(et pour certaines extravagantes),pour les orienter uniquement vers la défense et la création d’emploi.

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      1. Alexis MARTIN

        La CCI est gérée par des chefs d’entreprises, qui, en gestionnaires responsables, ne dépensent pas 150k quand il n’y a que 100k dans les caisses.

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