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mardi 6 décembre 2016
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Sentiment d’injustice pour les CGtistes de SNWM

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Le délégué syndical Jean-Marie Liron (à gauche) et les représentants du site gérômois ont clairement un sentiment d'injustice face aux récentes décisions de la direction du groupe

Le délégué syndical Jean-Marie Liron (à gauche) et les représentants du site gérômois ont clairement un sentiment d’injustice face aux récentes décisions de la direction du groupe

Le sentiment d’injustice monte du côté de la CGT, alors que des mesures de chômage partiel concernant le site de Gérardmer viennent d’être prises pour les trois derniers mois de l’année. Une décision qui intervient peu de temps après la reprise de SNWM (filière du groupe FSD avec SNOP et SMOM) de près de 80 salariés et d’équipement en provenance du site d’Altia Beaucourt en Franche-Comté.

Le délégué Syndical Jean-Marie Liron et ses troupes l’ont mauvaise : vendredi lors d’une réunion extraordinaire de comité d’établissement, l’annonce de mesures de chômage partiel pour les mois à venir n’a pas fait l’unanimité chez les salariés de SNWM, loin s’en faut. 5 jours de travail devraient tout simplement passer à la trappe en octobre, suivis de 3 en novembre et autant en décembre. « Et s’il n’y en a pas eu en septembre, c’est sans doute parce que le délais est de 3 semaines ! », ajoutent Jean-Marie Liron.

Des mesures et une politique inacceptables pour les syndicalistes alors même que SNWM vient de reprendre une partie des machines ainsi que 80 salariés du site d’Altia à Beaucourt. « Ils reprennent, sans doute sous la pression des constructeurs automobiles, des salariés et des machines alors qu’on ne nous donne pas assez de travail. On ne sait pas encore  ce que le groupe ou la filière vont faire de ces salariés qui vont sans doute être dispatchés sur d’autres sites, mais aussi de l’activité du site… C’est incompréhensible pour nous« , précise Jean-Marie Liron.

De plus, si les raisons des mesures de chômage partiel n’ont pas été clairement énoncées par la direction, le comité de la CGT a sa petite idée sur la question : « Au niveau national, nous avons appris que PSA fermait l’ensemble de ces sites pendant  la dernière semaine d’octobre afin de réduire un maximum ses stocks avant la fin de l’année, et ce pour des raisons fiscales, quitte à reprendre des intérimaires pendant cette période en cas de grosses commandes. C’est une décision qui va forcément nous toucher et toucher notre activité directement.

De ce point de vue, les constructeurs organisent clairement la précarité dans notre secteur d’activité et on constate qu’ils ne nous ont pas entendus suite à la table ronde que nous avions sollicité avec eux il y a un an. Et nous savons que notre direction agit en fonction des décisions des constructeurs. Aujourd’hui, nous souhaitons donc prendre contacte avec les constructeurs pour obtenir qu’ils nous garantissent le maintien d’un minima en matière de marché et donc de travail ».

En attendant, un Comité central d’Entreprise va être réuni le 16 septembre prochain : « Il faudra que nous soyons capables de nous exprimer collectivement au sein du groupe et des filières sur des questions telle que la reprise du personnel, de l’activité  et des machines d’Altia, les mesures de chômage partiel etc… Et nous souhaitons avoir une rencontre avec le directeur de la zone Est du groupe« . Conclu jean-Marie Liron. A Gérardmer, l’heure n’est donc pas à la rigolade, et ce d’autant plus que la baisse des effectifs se poursuit : « Nous sommes aujourd’hui 94 salariés, 2 ou 3 départs voir plus sont encore programmés pour la fin de l’année…« 




3 réactions sur “Sentiment d’injustice pour les CGtistes de SNWM

  1. Célibataire éxigeant

    eh les gars,les relations entreprises-salariés ont évolué. Ceux qui ne le croient pas ne sont généralement jamais entrés dans une usine moderne, où ils seraient surpris de constater la nature confiante des relations entre direction et salariés, aujourd’hui conscients de leurs droits, bien sûr, mais aussi de leurs responsabilités. C’est pourquoi le dialogue « humain à la base » s’instaure souvent spontanément avec un succès honorable. Ce que les tenants irréductibles du conflit social n’ont pas encore compris, c’est la montée vertigineuse de la compréhension économique des salariés depuis quarante ans, et leur capacité, de ce fait, à négocier habilement avec leur direction de presque tous les problèmes directs tels que salaire, temps de travail, conditions de travail, à l’exception bien sûr des grands accords exigeant la représentation de masse telle l’assurance retraite ou l’assurance chômage, justifiant la survie des syndicats, aujourd’hui obsolètes et dépassés pour toutes les autres fonctions pour lesquelles les salariés leur ont retiré leur confiance.

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