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dimanche 4 décembre 2016
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Si la reconstruction m’était contée

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Premier rendez vous au pied du Tilleul de la place du même nom…tout un symbole

Le Grand Sacha Guitry s’était attaqué au château de Versailles au travers de quelques épisodes et portraits des personnalités qui y ont vécu. Si Versailles m’était conté fut donc en son temps un film à succès et on sait pourquoi ! Dans le cadre des journées du patrimoine, c’est  Vanessa Varvenne assistée de Aurélie Toussaint qui s’est collé à la version reconstruction de « Si Gérardmer  m’était contée« . Rien à voir hélas avec   la vie des gérômois de cette même époque, en tout cas des secrets d’alcôve : encore hélas.  Et si les arcanes de l’histoire  d’amour de l’histoire  de Gérardmer à la façon d’André Breton prenait du corps lors de la prochaine édition des journées de ce même patrimoine.

C’est donc  une visite guidée initiée  par Pierrot Imbert, adjoint chargé de l’urbanisme, qui était proposée à une quarantaine de personnes dans le cadre de l’élaboration de l’Aire de Mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine (AVAP) en collaboration avec le Parc des ballons qui avait délégué sur place 3 de ses représentantes. Car l’enjeu  des visites et de la réflexion menée autour de la reconstruction, mais aussi de l’évolution architecturale de la ville, rentre dans le cadre de la transformation de la fameuse  ZPPAUP , ou Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager …ouf. Tout ça pour ça diront certains !

Vanessa Varvenne, guide d’un jour

Et pour ceux qui ne connaissent pas bien les dessous de l’histoire locale, un tour du propriétaire s’imposait. Si La Perle des Vosges n’a  subit que peu de changement lors du conflit de 14-18, ce ne fut pas le cas en 1944 lors du départ des Allemands qui ont détruit la ville à 85%,  incendié quartier par quartier  jusqu’à faire sauter les demeures en  granit qui pouvaient résister aux flammes. Alors la reconstruction est passée par là… Avec ses architectes de l’époque Gutton, assisté de Trottin et Ivanoff. Des noms familiers pour les anciens  gérômois qui ont rebatti la ville à coup de subventions données  aux sinistrés par le biais  du fameux MRU ou Ministère de la Recontruction et de l’Urbanisme.  Trois lettres qui ont  laissé un goût amer dans la gorge de certains  ou alors gonflé terriblement les comptes en banque d’autres sur un tas de cailloux…. Mais de cela nous ne parlerons pas,  surtout des passations de marchés après les appels d’offre et les crédits affectés aux réparations d’urgence, ainsi que l’établissement de cités provisoires, de baraquements pour loger les populations ! Donc, les conférencières  d’un jour ont décortiqué les façades, les moulures en béton, les volets en ferraille ou en bois, la forme de certains immeubles, des fenêtres jusque dans les années 60.  Finalement, le constat s’impose de lui-même par un  manque d’harmonie et une  disparité  évidente  entre le bon vouloir d’un architecte des bâtiments de France ou celui qui lui a succédé : mais surtout des architectes locaux et des maires qui se sont succédés une quinzaine d’année après la guerre.  Bref, que penser de la ville d’aujourd’hui vu dans le prisme déformant de  son urbanisme ? Heureusement Gérardmer est installé au cœur d’un écrin exceptionnel…toute sa richesse avec ses habitants.

Les élus ont également suivi la visite historique sur la reconstruction de la ville

La visite guidée a forcément du bon et peut ouvrir des portes sur l’avenir en s’appuyant sur le  passé. C’est dans l’histoire que l’on construit le futur. En effet, encore en collaboration avec Le Parc des Ballons, deux ethnologues seront présents en mairie pendant une semaine  à compter du 20 octobre prochain. L’objectif est d’enregistrer toutes les réflexions et propositions des gérômois touchés de près ou de loin par l’évolution de leur ville. Certes, on ne refera pas l’histoire architecturale de la commune, mais c’est peut-être enfin le début d’une nouvelle ère tellement attendue par les habitants. Les désidératas des gérômois devraient être légion.




4 réactions sur “Si la reconstruction m’était contée

  1. Laubacher

    Bonjour,
    Je n’ai pas pu assister à la présentation de Vanessa VARVENNE qui, sans nul doute, devait non seulement être bien vivante, bien documentée et bien à la hauteur mais en plus dite et expliquée à avec le charme de la jeunesse et de l’érudition.
    Je suis en revanche assez inquiet et pour le moins circonspect de voir deux « ethnologues »mandatés, sans doute rétribués, pour venir récolter, pendant deux semaines les doléances, les souhaits, les orientations bref ce que les gérômois d’aujourd’hui veulent que le Gérardmer de demain soit ….
    N’y a t’il pas d’élus, de personnel communal, de cahier de doléances, de questionnaire préparé qui puissent réaliser ce recueil d’informations ?
    Pourquoi des ethnologues ?
    Pourquoi deux ?
    Je n’ai rien contre le Parc des ballons, mais puis je me permettre de révéler que Gérardmer n’est ni un Parc …., même « ethno anthropologique  » …. ni un ballon !….
    La population de Gérardmer serait elle devenue si spéciale ou spécifique …, qu’il soit indispensable de dépêcher des apprentis Lévy Strauss pour étudier ses autochtones si exotiques ?
    Pourquoi n’est il pas possible de créer une commission issue d’un assemblage de gens intéressés par la question, vivant in situ, indépendants et du pouvoir politique et de la politique (petit paradoxe….) , mais sensibles à la chose publique et soucieux de l’image actuelle et future de notre ville ?
    Il est sûr que cette commission pourrait se créer d’elle même sous forme d’association mais il serait préférable que l’initiative soit reconnue par le pouvoir… qu’il soit issu des urnes ou des ballons…!
    Ne serait il pas temps de dépasser les clivages politiques et d’imaginer que des gérômois d’origines diverses de milieux divers de conditions différentes, ….. mais dont le souci de l’esthétique et de l’image de la ville est et reste le dénominateur commun puissent proposer des idées que presse et média pourraient ensuite diffuser avant de les soumettre au pouvoir politique seul décideur ?
    Le rôle de ce Parc des ballons ne serait il pas là en fait ?
    Faire le nécessaire pour que les gens intéressés se regroupent, discutent et que naissent des projets plutôt que de voir des ethnologues se déguiser en éthologues ?

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  2. georgeon

    je ne suis qu’un quidam mais j’ahdere aux idées de Mr Laubacher c’est bien la France on crée des commissions pour tout pour dessaisir les citoyens de leurs pouvoirs … vous avez dit démocratie!!

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  3. leon

    Tout a fait OK avec me Laubacher et je ne doute pas que ces questions ne resterons pas sans réponse de la part des élus. Qui a mandaté les 2 ostrogothes? Y a t il un coût a leur présence ce samedi? Quel impact sur notre environnement a venir? Les Geromois seront ils décideurs de leur cadre de vie?
    F. Noel

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  4. François LAVERGNE

    Tout à fait d’accord avec les commentaires déjà déposés. J’ai personnellement déjà eu l’occasion de faire diverses propositions sur certains sujets nécessitant des réponses – (sécurité, stationnement abusif, éclairage, passages protégés chauffage, vitesse, sens interdits, peinture du chœur de l’église, abords des mini-déchetteries… mais peu d’échos apparaissent.
    De fait, les gens d’ici ou qui vivent ici peuvent avoir des idées … Mais ont-ils leur mot à dire et, surtout, a-t-on envie de leur demander leur avis, de les écouter?
    Pourquoi dans ce GERARDMER INFO ne pas ouvrir un site où toutes ces idées jaillies du quotidien vécu pourraient apparaître et être soumises à la réflexion?
    La simplicité de la chose rebuterait-elle ? Aurait-on peur que quelqu’un envisage de soulever les montagnes ?

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