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dimanche 4 décembre 2016
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Du fumier à la préfecture : les agriculteurs se font sentir… fort Le feu dans nos campagnes

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Préfecture des Vosges ce mercredi 5 novembre 2014

Préfecture des Vosges ce mercredi 5 novembre 2014

« Le feu dans nos campagnes ! », le slogan des agriculteurs est lancé. Selon eux, le poids des réglementations et des contrôles est insoutenable.

Ce mercredi 5, comme partout en France, les syndicats des agriculteurs vosgiens (FDSEA et Jeunes Agriculteurs des Vosges notamment) ont rassemblé leurs troupes et organisé les représailles.

Occasionnant des bouchons, les tracteurs sont venus de toutes les Vosges pour bloquer Epinal. Ce matin vers 11h30, un feu de pneus recouverts de fumier s’embrasait devant la préfecture des Vosges. L’épaisse fumée noire qu’il dégageait était à l’image de la colère des agriculteurs vosgiens. Contrôles et réglementations nouvelles « sont devenues des freins puissants pour nos exploitations et engendre des surcoûts énormes » explique l’un d’eux. Les tracteurs reprenaient leur route pour un blocus en ville.

La directive des nitrates

La coup de grâce fut certainement la directive nitrates passée cet été. Près de 4.000 communes et 63.000 exploitations sont désormais dans l’illégalité. Les exploitants doivent désormais investir de façon coûteuse pour limiter la pollution des eaux et une éventuelle prolifération d’algues vertes dans les eaux de surface.

Du boeuf français dans les cantines publiques

L’os qui reste aussi en travers de la gorge des agriculteurs, c’est la restauration collective, notamment celle du marché public. Il serait logique de retrouver de la viande française dans les assiettes des fonctionnaires. Pourtant, le marché semble largement leur échapper.

La pression des grandes surfaces

A tout ceci vient s’ajouter la pression féroce de la grande distribution. Proposant aux agriculteurs des prix d’achats toujours moins chers, l’économie agricole s’en ressent. C’est pourquoi les agriculteurs ont décidé d’investir les grandes surfaces cet après-midi.




3 réactions sur “Du fumier à la préfecture : les agriculteurs se font sentir… fort

  1. FANFAN

    J’aimerais qu’on m’explique pourquoi, alors que nous avons tout en France, il faille aller chercher ailleurs pour obtenir moins bien, moins bon, moins sûr, mais moins cher. Il est temps que l’Europe se soumette ou sois soumise ou disparaisse car, avec ses dictats, elle pèse sur nos vies, gêne, impose ses barrières au lieu de préserver les nôtres.

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  2. RIRI

    Tout ceci est une question de fric, nous allons chercher a l’étranger les produits que nous avons chez nous ,moins cher mais de la daube !!!!!!
    tout a fait normal que ce soit la rue qui s’exprime

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    1. rogers

      Non monsieur Riri , tous les produits etrangers ne sont pas de la daube .Mais il est vrai que le français se prend pour le nombril du monde

      répondre

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