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dimanche 4 décembre 2016
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Supplique à Messieurs les Sénateurs Vosgiens L'amicale des Donneurs de Sang Bénévoles communique

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A l’attention des Sénateurs du département des Vosges

Dsb« Vous allez commencer l’examen du PLFSS. Nous souhaitons attirer votre attention sur la rédaction de l’article 51 créant une nouvelle catégorie de médicament dont la production serait réalisée à partir de plasma humain collecté auprès de donneurs « rémunérés » à l’étranger puis conservés et distribués par l’Établissement Français du Sang (EFS) dont l’une des principales missions dévolue par la loi du 1er juillet 1998 est d’être le garant de la promotion et de la sauvegarde de l’Éthique du don voulue par nos dirigeants politiques immédiatement après guerre et toujours réaffirmée par la suite par tous nos dirigeants (quel que soit leur appartenance politique) : Bénévolat / Anonymat / Volontariat et Non profit ; principes éthiques basés sur la solidarité et l’altruisme.

Vous le savez, nous sommes viscéralement attachés à ces principes éthiques et ne pouvons envisager que notre pays puisse ouvrir la porte à des marchands avides de profits pour lesquels le plasma n’est rien d’autre qu’une matière première industrielle qu’ils obtiennent en rémunérant les prélèvements de personnes transformées ainsi en bétail humain trait pour son plasma.

Nous vous supplions d’obtenir le retrait de cet article du PLFSS afin de donner le temps de la réflexion et de la rédaction d’un texte autorisant la transcription des décisions de la Cour de Justice de l’Union Européenne et du Conseil d’État tout en sauvegardant le système éthique qui a fait ses preuves et qui est un modèle pour toutes les organisations internationales : OMS / Conseil de l’Europe / Croix Rouge et Croissant Rouge. »

Françoise DIDIER, Président de l’Amicale DSB GXL et de l’UR DSB LC




3 réactions sur “Supplique à Messieurs les Sénateurs Vosgiens

  1. LEROY Jacques

    Le retrait de cet article 51 est souhaitable car la rémunération des dons serait sans doutes la porte ouverte à toutes sortes de dérives….

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  2. georgeon roger

    non à la marchandisation du corps humain ou à ses dérivés sang ou plasma .Aujourd’hui seul compte l’argent ,il faut défendre nos idées

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  3. Roland GOUJARD

    Le bénévolat, la solidarité, ne sont que deux des valeurs portées par le conseil national de la résistance au lendemain de la seconde guerre mondiale.
    Depuis pas mal d’années celles-ci sont menacées par l’économie libérale et sa sacro-sainte liberté d’entreprendre dont le mot d’ordre, que le meilleur gagne, se conjugue, il est vrai, parfaitement avec la croissance à tout prix.
    Nous assistons à la destruction d’un édifice qui devait, pour garantir la paix entre les hommes, amener ceux-ci à préférer la solidarité et l’altruisme à la compétition et aux débordements que celle-ci induit immanquablement.
    Nous assistons donc par exemple, à ce titre, au détricotage du code du travail et à la marchandisation des biens et services les plus variés parmi lesquels le don du sang.
    Le mot solidarité devient un mot obsolète qui doit disparaître au profit du tout s’achète et tout se vend. Le mot guerre, lui, par contre, est de plus en plus présent au fil des journaux, et ce, non seulement au sens économique du terme, mais bien au sens traditionnel.

    Une autre approche est à prendre en compte dans la marchandisation du sang, celle du grand marché transatlantique.
    En effet la commission Européenne négocie à l’heure actuelle un projet de libre échange entre l’union Européenne et les USA. Ce projet, s’il aboutit, outre la suppression des barrières douanières (faibles, il est vrai, sauf pour l’agriculture !) conduira à l’obligation d’ouvrir notre marché aux multinationales y compris dans des secteurs jusqu’ici protégés, exemple le don du sang !

    Info: Une réunion-débat est organisée par le collectif 88 contre le grand marché à la salle des armes de la mairie de Gérardmer le 21 novembre à 20h30.

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