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vendredi 9 décembre 2016
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Xonrupéen et vigneron, c’est possible Caroline Jones et Thomas Bertrand en Rouge Bleu

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Thoams Bertrand au  1er plan, son frère Romain et Michel le pèremaire de Xonrupt

Thomas Bertrand au 1er plan, son frère Romain et Michel le papa, maire de Xonrupt

Dans la famille Bertrand, je demande le fils Thomas….comme dans le jeu des 7 familles, celle de Michel Bertrand maire du village de Xonrupt, on peut décliner les enfants à la façon d’un jeu de cartes avec de belles  surprises au tirage. Il y a d’abord,  l’ainé Arnaud qui vit au Québec  en qualité d’informaticien, il y a le petit dernier d’au moins 1,90 m qui demeure à Nancy  en tant que chargé de clientèle pour Gaz de France et le cadet de la famille Thomas, installé comme Vigneron à Sainte-Cécile les Vignes à 10 minutes de la ville d’Orange. On peut donc être Xonrupéen d’origine et vigneron, les barrières géographiques et du particularisme régional tombent chaque jour un peu plus.

C’est sur le salon Gastrono’Mian que nous avons rencontré ce dernier, à proposer à la dégustation ses vins aux  visiteurs comme tout propriétaire récoltant qui se respecte.

Thomas au salon Gastrono'Miam de Gérardmer

Thomas au salon Gastrono’Miam de Gérardmer

L’histoire professionnelle de Thomas Bertrand commence aussi paradoxalement que cela puisse paraitre, en Angleterre, pays de la bière et des sandwich.  » Pas uniquement » commente Thomas » les anglais sont amateurs de vin, notamment des vins français. J’ai fait une partie de mes études en commerce international outre manche. Puis j’ai intégré une chaine de magasin du même acabit que le groupe Nicolas en France mais de plus grande dimension. Je suis devenu, au fil du temps, directeur d’une des plus grosses enseignes de la compagnie ».

Caroline Jones, épouse de Thomas docteur ès Grenaches Noirs

Caroline Jones, épouse de Thomas docteur ès Grenaches Noirs

En 12 années passées chez nos meilleurs ennemis de la Perfide Albion,  Thomas rencontre forcément l’amour qui prend des couleurs australiennes et il épouse Caroline Jones, comme par hasard une Œnologue Kangourou.  Et comme par hasard encore,  la passion conduit le couple vers la France que Caroline  connait bien pour l’avoir traversé à plusieurs reprises dans le cadre de ses stages de formation. Le double coup de cœur conduit les complices  vers le Sud de la France, plus exactement  au centre du Rhône Provençal, là même où une connaissance  exploite un domaine de 9 hectare à Saint Cécile les Vignes.  » Nous avons développé le projet d’acheter des vignes lorsque nous nous sommes installés dans la  région  » poursuit Thomas » le domaine  Rouge Bleu de 9 hectares était parfaitement gérable par une personne d’autant qu’il fallait travailler des vieilles vignes de qualité. C’est ce que nous avons conclu en achetant la propriété et aujourd’hui  nous appliquons les principes fondamentaux de la biodynamie ».

En d’autre termes, Caroline et Thomas ont éliminé pesticides et autres herbicides  et concentrent leur travail  sur un équilibre des terres . Pour exemple,  le désherbage est réalisé à base de bouillie Bordelaise que tous les amateurs de jardin connaissent.

Du grenache noir :

Depuis 2007, date du rachat et du début d’exploitation façon Australo-vosgienne,

trois vins différents titrant entre 13 et 15°sortent chaque année de la cave Rouge-Bleu.

Le Dentelle, issu d’un cépage Carignan, caractérisé par sa fraicheur ;  le Mistral, une cuvée signature, un véritable côte du Rhône Village et le Lunatique, une cuvée prestige, un vin totalement travaillé à la main  dont les vignes ont été plantées en 1910. » Dans une échelle de valeur, on s’approche tout doucement d’un Gigondas » concède Thomas » les vins de Caroline ont une fraicheur atypique à la région avec beaucoup de fruité et d’épices ».

Le couple de vigneron dispose d'un gite d’accueil dans un site exceptionnel

Le couple de vigneron dispose d’un gite d’accueil dans un site exceptionnel

La meilleure façon de déguster les vins du Domaine Rouge Bleu, outre de rencontrer les vignerons sur un salon, il est préférable  de se rendre sur place, là même où le breuvage des dieux est tiré à 30 000 bouteilles par an et de profiter d’un gite, d’un hébergement touristique mis à disposition des visiteurs.

« C‘est difficile de se placer par rapport à la concurrence  » conclut Thomas  » c’est pour cette raison que nous vendons notre vin sur place et que nous devions organiser l’accueil dans ce sens. Le marketing a pris le pas parfois sur la qualité et nous préférons que notre production soit vendue par des cavistes conseil« .

Un détour, s’impose. Les vosgiens prennent régulièrement la route du sud pour le meilleur. Alors pourquoi se priver du meilleur, du meilleur.

Pour tout savoir sur le Domaine Rouge-Bleu consulter le site :

http://www.rouge-bleu.com/fr/

 




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