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vendredi 9 décembre 2016
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Le ciné : en partie une affaire de famille pour Robert Rodriguez

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Invité d’honneur du 22ème Festival de Gérardmer, le réalisateur d’origine mexicaine était présent au Grand Salon de l’Hôtel de Ville ce jeudi. L’occasion de vous parler de son cinéma, éminemment fantastique, musical et… familial.

En effet, pour Robert Rodriguez, le cinéma est aussi une histoire de famille. Issu d’une fratrie de 10 enfants, il en possède 5 lui-même et en tant que 3ème dans la hiérarchie familiale, il a ainsi largement contribué à élever une partie de la troupe qui le lui a bien rendu. En effet, les frangins et frangines ont plus ou moins été les premiers acteurs qu’il a dirigé et ils ont répondu présent à la technique sur ses toutes premières réalisations, dans les premières heures où Robert s’est saisi d’une caméra.

Des personnages inspirés de sa famille

L’homme est donc fortement imprégné de valeur familiale, un thème qui transparaît tout d’abord dans sa BD « Los Hooligans » dont les personnages et l’histoire s’inspirent en partie de sa famille. Thème qui reviendra dans plusieurs de ses films, à l’image de « Une nuit en enfer » et le lien très fort qui uni les personnages incarnés par George Clooney et Quentin Tarantino, ou plus récemment dans « Spy kids » qui en est à son 4ème épisode…

On pourrait extrapoler en constatant que le réalisateur aime s’entourer de techniciens et acteurs avec qui il a ses petites habitudes, ses sensations, ce feeling. C’est en quelque sorte sa petite famille du ciné à l’image de ce bon vieux Danny Trejo, Antonio Banderas, Jessica Alba ou encore Cheech Marin pour ne citer qu’eux. Ah oui, il y a aussi Quentin Tarantino, ça vous dit quelque chose non ?!

Le ciné selon Rodriguez, c’est aussi de la musique, souvent composée par le réalisateur lui-même qui considère à juste titre qu’une bonne bande son apporte une réelle plus-value à un film. « On a pas toujours assez d’argent pour s’attacher les services d’un compositeur. Et souvent, malheureusement, lorsqu’il faut faire des coupes dans le budget parce qu’il y a des imprévus, c’est au niveau de la musique que ça retombe », explique le réalisateur.

Une guitare sur le plateau

Pour autant, ce dernier n’adopte pas une attitude résignée par rapport à ce phénomène, bien au contraire. « J’apporte très souvent ma guitare sur les plateaux. Entre les prises, je joue quelques notes en me demandant par exemple comment sonnerait tel ou tel personnage. Et sans m’en apercevoir, je suis parfois en train de composer la musique du film. Généralement, les comédiens aiment cet environnement musical, ces ambiances que je leur communique avec la musique et dont ils peuvent s’inspirer », ajoute Rodriguez.

Une musique qui donne ainsi un goût particulier au tournage, et donc eu film de manière générale, c’est essentiel aux yeux de celui qui a adapté l’oeuvre de Franck Miller Sin City avec une réussite époustouflante, presque insolente. Jamais une BD n’avait sans doute était aussi bien adaptée sur grand écran. Quand le ciné, la BD, la musique et le fantastique s’entrechoquent, c’est tout ce que Rodriguez aime, et les cinéphiles aussi !

« C’est n’importe quoi ! »

Car n’oublions pas que s’il était l’invité d’honneur du festival, c’est bien car son univers est définitivement fantastique. Un cinéma ou chaque année, un ou plusieurs réalisateurs apportent un petit plus, une petite nouveauté qui permet de renouveler le genre. Et si ce n’est pas le cinéma, ce sera les jeux vidéos, les nouvelles technologies ou la BD qui apporteront ce petit plus.

Le fantastique : « mon univers au sens le plus large du terme » pour Rodriguez. « J’aime surtout les mondes et les univers imaginaires ancrés dans la réalités, reliés à cette dernière. J’aime lorsque l’on regarde un film ou un trailer que ce soit comme dans un rêve : tout a un sens sur le coup, ça va, ça le fait, mais une fois que le film est fini, qu’on le raconte, on se dit   » C’est n’importe quoi !! » », explique Rodriguez suivi d’un rire qui en dit long sur sa passion pour la réalisation et le ciné fantastique…




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