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dimanche 4 décembre 2016
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L’hôpital renégocie son avenir 2015, c'est maintenant

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Mathieu Rocher entouré des personnalités locales

Que penser de la main mise depuis des années par l’agence Régionale de Santé qui a installé une redistribution des cartes en matière de soins…et de surcroit de maintien des structures . L’hôpital de Gérardmer, comme des centaines de centres en France est dans l’œil du cyclone, celui d’une loi de régionalisation faite pour les secteurs urbanisés oubliant  trop facilement les unités de soins de proximité généralement labellisées péjorativement de  « rural« , ou de  « montagne« . Les élus locaux et les directions se battent pour un maintien des services publics butant généralement sur des restrictions budgétaires parfois incompréhensibles et souvent incompatibles avec les besoins des populations. Alors,  Mathieu Rocher, en qualité de directeur des Ets de la communauté, lors des vœux aux personnels, est revenu sur l’itinéraire 2014 de l’hôpital de Gérardmer comme pour mieux se projeter en 2015. Car la volonté du chef d’établissement est bien de faire avancer la structure vers un confort de soins et d’accueil en multipliant les projets….sans oublier les urgences. Par la réussite soulignée par Mathieu Rocher concernant la renégociation tripartite de l’EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). Plus exactement sur le démarrage des travaux de reconstruction des bâtiments  qui concernent 44 lits situés à Forgotte, 25 lits en Unité de Soins Longues Durées, 25 lits dans les 2 Unités de Vie, 6 places en Unité de Jour et 4 lits d’hébergement  temporaire. Une opération d’un montant de 8,8 millions d’€ pour un accompagnement de 2, 534 millions du Conseil Général, 700 000 € de l’ARS, 1,6 millions €  de fonds propres…..Mathieu Rocher rendait également hommage à la gérômoise Léa André, cette ancienne infirmière aujourd’hui disparue qui a fait un legs important à l’hôpital, de l’ordre de plusieurs centaines de milliers d’euros

Cérémonie des vœux avec le personnel

Au dossier des échecs temporaires, Mathieu Rocher est revenu sur la pérennisation de l’activité  d’Hospitalisation à Domicile et surtout sur « le renforcement de la couverture médicale en urgence de nuit, le SAMU étant absent de 19h à 9h le lendemain matin » confirme le directeur  » notamment pendant les mois les plus importants de l’année avec une forte concentration de vacanciers. Nous souhaiterions une collaboration avec les pompiers  et l’installation d’un médecin urgentiste sur place, mais le projet à été pour l’instant rejeté. La population gérômoise mérite, comme cela doit être, un service  d’urgence dans les 30 minutes. Nous devons encore travailler dans ce sens ». Message passé à Valérie Bigenho-Poet, déléguée de  l’Agence Régionale de Santé, présente lors de la cérémonie.

De son coté, le maire  a évoqué le Centre Hospitalier autour de 3 notions : la modernisation, le construction et reconstruction  » et le rassemblement pour un respect de soi même, du personnel et des résidents ». confirme Stessy Speissmann. Des propos repris par la directrice déléguée Kathy Cenec qui a intégré  la structure en 2014

Bref, ça bouge comme de coutume du coté de l’EHPAD, c’est- à-dire des résidents et des personnes âgées mais, en matière d’urgence, c’est toujours une forme de statut quo en attendant le déblocage de fonds. C’est pourtant sur ce dossier précis où le bât blesse. Les inquiétudes de la population locale sont en effet légitime….




Une réaction sur “L’hôpital renégocie son avenir

  1. Lydie GUILLEMAIN

    Que penser des ARS en effet ? bonne question !
    les Agences Régionales de Santé sont le bras armé des gouvernements, chargées de mettre en place les nombreuses réformes de Mesdames Bachelot ou Touraine (voir la loi de santé 2015 en préparation). Face aux nouvelles contraintes réglementaires, budgétaires, économiques (10 milliards d’euros d’économie sur les dépenses d’assurance maladie 2015/2017 + 11 milliards d’euros sur les dépenses de protection sociale…), organisationnelles, démographiques, politiques… appliquées aux établissements de santé, les inégalités d’accès aux soins et à la santé explosent, la désertification médicale des campagnes et des quartiers s’installe, la médecine à 3 vitesses est là, avec la CMU pour les uns, l’ACS pour d’autres, ou surtout une bonne et chère complémentaire pour ceux qui en ont les moyens. A ce jour 1 français sur 3 n’a pas accès à tous les soins qu’il lui faudrait ou y renonce. Ce n’est pas ainsi que les objectifs d’amélioration de la santé des citoyens (toujours affirmés par le ministère) seront atteints.
    (voir le livre noir sur la santé en Lorraine de l’URIOPSS.)

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