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vendredi 9 décembre 2016
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« Débrayer pour humaniser » : l’inquiétude monte chez Imhoff

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Les salariés d’Imhoff tirent la sonnette d’alarme ce lundi matin : le site de Gérardmer pourrait être en danger

Ce lundi matin, une grande partie des salariés d’Imhoff Gérardmer avait décidé d’effectuer un « débrayage » en se rassemblant dans la cour du site située boulevard Kelsch. Une initiative intersyndicale puisque la CFE-CGC ainsi que la CGT avaient fort logiquement fait le choix d’unir leurs forces.

Le délégué CGT Christian Baix fait un petit état des lieux : « La société Imhoff existe depuis 80 ans et elle a été rachetée par Vinci en 2006. Il est vrai que, depuis un certain temps, on peut observer une baisse du chiffre d’affaire, notamment dû à la crise économique. Face à cela, la direction a décidé de procéder à la vente de certains fonds de commerce. C’est clair, nous savons que nous ne pouvons pas nous y opposer. En revanche, nous protestons aujourd’hui contre le non-respect des engagements pris lors du CE extraordinaire du 19 janvier dernier.

Si départ il devait y avoir, tout le monde devait sortir avec son contrat de travail, dans de bonnes conditions. Mais ce n’est pas le cas. Il y a un manque de considération et de respect des salariés par la direction et il y a déjà des pressions exercées sur les modifications des contrats de travail. Les salariés sont par exemple poussés à demander une rupture conventionnelle, quant à ceux qui restent, c’est l’inquiétude quant à leur avenir au sein d’une entité et d’un site qui, disons-le, est aujourd’hui en danger », explique Chistian Baix.

Des propos prolongés par son homologue de la CFECGC, Pascal Caudy, accompagné pour l’occasion du secrétaire de l’UD88 Christian Paulin : « Les pressions sont exercées sur tout le monde, du cadre aux salariés en passant par les bureaux. Aujourd’hui, nous souhaitons que la réorganisation de la société Imhoff se fasse dans le respect des salariés et sans déroger aux engagements pris lors du CE de janvier dernier ».

Le message est donc clair pour les syndicalistes qui souhaitent que les entreprises Imhoff, qui comptent aujourd’hui 217 salariés, restent dans le groupe Vinci avec un maintien de l’emploi pour tous. Sur l’unique site de Gérardmer situé entre le boulevard de Saint Dié et le boulevard Kelsch, environ 80 emplois devraient être maintenus mais les départs éventuels doivent se passer dans des conditions decentes et dans « l’application des valeurs que prône Vinci », pour reprendre les termes des syndicats.




10 réactions sur “« Débrayer pour humaniser » : l’inquiétude monte chez Imhoff

  1. baur regis

    nous subissons le diktat de Vinci sans pouvoir avoir le choix. Cette entreprise qui prône le respect du salarié n’est que mensonge.Ce qui les intéresse c’est faire du fric pour engraisser toujours plus les actionnaires, le Qatar,les fonds de pensions américains,etc…
    Un salarié en colère. RB.

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  2. Gilles CHIPOT

    Deux chiffres pour situer l’état du bâtiment en France.
    Année 2006 : Construction de 330 000 maisons et maisons groupées.
    Année 2014 : 100 000.
    Source :Union des Maisons Françaises.(hors collectifs privés et HLM.)

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  3. Claude VANONY

    Si les frères imhoff (les Russes comme on les appelait amicalement) voyaient leur entreprise fondée à la force du poignet, après de lourds sacrifices, à force de travail et d’abnégation ils en seraient effondrés. Mon père, André Vanony, camarade et aussi « concurrent » (loyal) d’André Imhoff, le fondateur de cette grande entreprise, juste après la guerre, serait lui aussi, bien désolé de voir ce fleuron des entreprises « familiales Gérômoises » ternir son image ainsi. Je pense plus particulièrement à Jeannot Wilmann-Imhoff et au regretté « Petit Jeannot » son oncle, avec qui les solutions d’entente étaient toujours possibles.

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  4. Baron von Kleinbruscht

    « L’application des valeurs que prône Vinci » : j’aime beaucoup cette sortie sarcastique :)

    Ce qui me révolte le plus dans tout cela c’est l’utilisation abusive des ruptures conventionnelles, et sur ce point la CGT (au moins, j’ignore pour les autres) a raison de s’y opposer : c’est une forme de licenciement qui plus est appuyé par la pression sur le personnel. Ce type de licenciement, il faut le savoir, ne coûte rien, en fait, à l’entreprise puisque la plupart du temps c’est une indemnité équivalente à l’indemnité légale qui est négociée. Si l’indemnité est supérieure, elle est comptabilisée en moins par les assedics sauf au-delà d’un plafond très élevé (donc si on négocie une rupture conventionnelle, il faut négocier une indemnité délirante, ce qu’une entreprise ne peut assumer sauf pour les patrons du CAC 40).

    C’est bien dommage que cette entreprise historique gérômoise soit livrée à ces grosses machines comme Vinci qui broient quasiment tout ce qu’elles touchent. Et ce ne sont pas des engagements non respectés qui feront mal dormir ses dirigeants, surtout pour une petite boîte vosgienne.

    Ce qui est amusants c’est que dans ce genre de situation, on entend finalement peu ces personnes qui défendent le travail du dimanche et l’autorisation de faire tout et n’importe quoi avec « son » entreprise et « ses » salariés. Et ce qui est problématique finalement, c’est la notion de propriété : c’est bien à cause de cela que l’entreprise a été vendue à un gros groupe, et toujours à cause de cela que les salariés (oserai-je dire : les prolétaires) n’ont pas leur mot à dire sur la gestion de leur entreprise (oui, car au delà d’un certain historique et d’un certain équilibre social, c’est « leur » entreprise).

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  5. Jacques

    Je ne voudrais pas polémiquer sur un sujet que je ne connais pas : la situation de l’entreprise Imhoff. Mais il me semble qu’un média qui se respecte doit rechercher toutes les informations pour apporter à ses lecteurs la meilleure information possible. Or sur ce sujet, et je dirais encore une fois (je me réfère aux informations précédentes sur SNWM transmises par gerardmerinfo, la dernière le 3/03/2014), on ne donne que le point de vue des syndicats sans aller plus loin. Je ne dénigre pas le rôle des syndicats, au contraire j’affirme que leur si faible représentativité (env. 8% au niveau national avec les fonctionnaires) devrait atteindre les 100% par une obligation de se syndicaliser.
    Je pose la question à gerardmerinfo qui écrit et publie des articles sur les entreprises en difficulté:
    Quelle est l’entreprise du secteur du bâtiment qui ne craint pas le pire dans les conditions actuelles de crise incroyable et ce n’est pas fini ? Croyez-vous que les « patrons » ne recherchent pas par tous les moyens d’assurer la pérennité de leur entreprise et par là le maintien des employés dans l’entreprise ? Que doit faire un employeur face à une baisse d’activité continue ?
    Vous dites que « Le message est donc clair pour les syndicalistes qui souhaitent que les entreprises Imhoff, qui comptent aujourd’hui 217 salariés, restent dans le groupe Vinci avec un maintien de l’emploi pour tous. ». Croyez-vous vraiment que ce souhait n’est pas le but recherché par une direction d’entreprise?
    Alors travaillons ensemble dans ce même but !! Alors, geradmerinfo, soyez pro : donnez-nous des infos, recherchez les, c’est votre boulot ! Tiens à propos : où en est la situation de SNWM ? Ça roule donc rien à dire, et on n’en parle que lorsque la CGT dit qu’il y a un problème sans rien vérifier ?
    Je crois qu’on est tous bien d’accord là-dessus : l’emploi est la priorité et le chômage est une catastrophe, une calamité, mais est-on bien persuadé que les employeurs sont ceux qui créent des emplois et qu’il faut leur faciliter la vie.

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    1. Ph. J

      Monsieur Jacques Valentin
      Non, vous ne dénigrez pas les syndicats, pas du tout, houlala pas du tout ! Vous ne dénigrez pas non plus notre journal, vous mettez tout simplement en cause notre intégrité professionnelle ce qui est encore plus grave. A plusieurs reprises, en privé notamment , nous vous avons expliqué que nous tentons de consulter systématiquement les directions de Wagon et de Imhoff….à chaque fois nous essuyons des refus. Le reste n’est qu’interprétations de votre part, interprétation politique, bien sûre et nous ne sommes pas sur cette ligne rédactionnelle…nous ne sommes ni l’Humanité ni le Figaro encore moins la Pravda ou Minute ! La vie n’est pas aussi tranchée que vous le laissez entendre. Gardez vos distances, un peu de mesure dans vos propos ! Nous en resterons là

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      1. Jacques VALENTIN

        Monsieur Jeandel,
        Je ne dénigre ni les syndicats ni votre média.

        Pour les syndicats, je regrette tout simplement leur faible représentativité en France et souhaite comme je l’ai écrit qu’ils représentent tous les salariés (voir plus haut).

        Je ne dénigre pas votre média, je vous demande de faire votre travail de journaliste, et nous donner des infos travaillées et vérifiées.

        Vous écrivez par votre mot : « nous vous avons expliqué que nous tentons de consulter systématiquement les directions de Wagon et de Imhoff », alors que nous n’avions jamais parlé d’Imhoff ensemble, nous n’avons parlé que de Wagon SNWM. Soyez précis dans vos propos et vos affirmations. Par contre demandez-vous pourquoi ils ne prennent pas vos appels.

        Ayez de la mesure dans vos propos et gardons nos distances.

        Jacques VALENTIN.

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  6. Gilles Chipot

    La situation pour de nombreuses entreprises du bâtiment est catastrophique.
    Tous les corps d’états sont touchés et cela va de la petite entreprise familiale de 2 personnes à la grosse société.
    Les carnets de commandes sont vides et les maigres marchés sont emportés par les entreprises à grand coup de remises qui dans beaucoup de cas les font travailler à perte.
    On rajoute la dessus la concurrence déloyale (merci l’Europe) mais autorisée des sociétes qui emploient des travailleurs détachés (non déclarées dans certains cas. Voir EPR Flamanville.) et voilà décrite la situation du batiment dans la France 2015.

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