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jeudi 8 décembre 2016
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Le RPI du Bas-Beillard, du Costet et Liézey dans le collimateur de la Direction des Services Départementaux de l’Éducation Nationale 3 écoles pourraient fermer en septembre prochain

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Dernier briefing avant le départ pour le maire de Liézey Damien Descoups

Que veut-on réellement en France ? On peut en effet se poser régulièrement la question au regard de la carte de régionalisation qui s’applique à tous les étages de la gestion administrative des régions, des départements et aujourd’hui des communautés de communes. A croire que l’on veuille faire disparaitre la ruralité du paysage français. Et forcément, au petit jeu des fermetures de tout,  les écoles  sont dans le collimateur de l’Éducation Nationale comme c’est le cas du Regroupement Pédagogique Intercommunal, le  RPI Bas Beillard, Costet-Beillard, Liézey. En réalité, ce ne sont pas des classes qui sont menacées de fermeture pour septembre prochain, mais bien 3 écoles.  Entité à part entière qui crée l’équilibre des populations dans les villages voire les hameaux.

Curieusement, tout le monde est d’accord sur le sujet, celui du maintien de l’enseignement dans la France rurale mais personne, aucun dirigeant  politique ne décide de perpétrer un besoin. Pas du superflu, non non, mais un réel besoin, une  attente, une demande des locaux. Alors tout le monde monte au créneau sitôt qu’une école, des écoles sont en danger. Alors tout le monde, les élus, les parents d’élèves et les proches rencontrent la responsable  la Direction des Services Départementaux l’Éducation Nationale, ex Inspection d’académique. Alors, tout le monde semble content des premières négociations, puisqu’il ressort qu’une solution devrait être trouvée pour la prochaine rentrée….devrait ! Alors, les pétitions fleurissent à droite et à gauche ou de gauche et de droite jusqu’au printemps, des manifestations comme ce fut le cas ce samedi où tout le petit monde cité plus haut s’est retrouvé pour une opération escargot entre le village de Liézey et l’antenne de l’inspection à Gérardmer. Le désordre n’a été que minime mais les revendications sont légion dans l’intérêt des familles, des enseignants et surtout des enfants dont on oublie trop vite que ce sont eux notre avenir…

« Depuis le mois de novembre, nous sommes en relation directe avec l’Inspection d’Académie où nous avons été reçus en qualité d’élus du canton » commente Damien Descoups, maire de Liézey  » nous souhaitons faire évoluer la situation qui vise à fermer les 3 écoles en nous appuyant sur la loi montagne qui veut qu’on puisse garder l’enseignement dans les  villages notamment par le biais d’une dérogation. On nous prétexte que l’enseignement est meilleur dans les grands groupes scolaires que dans les classes multi niveau : qu’on nous le prouve ».

Manifestation devant l’antenne de l’IA

Même son de cloche pour le représentant des parents d’élèves, Jean Nicolas Bailly  » nous voulons trouver un compromis acceptable, mais à chaque proposition, nous devons faire face à une contre-argumentation de l’Inspection d’Académie  Nous avons été reçus pour la première fois lundi dernier  mais visiblement, l’objectif est bien de fermer les classes. Les enfants devront faire une heure et demi de bus. 1/2 heure le matin, une demi heure le soir et enfin une demi heure pour se rendre à la cantine. C’est beaucoup de fatigue et du temps pris sur l’apprentissage« .

Devant l’antenne gérômoise d’ inspection, une délégation d’élus et de sympathisants battaient le pavé en attendant l’arrivée  du long serpentin de voitures dont le maire Stessy Speissmann . « Je trouve aberrant de devoir attendre mi-avril pour connaitre la position de l’IA sous couvert des élections départementales  » commente le premier magistrat de Gérardmer  » malheureusement, maires et  élus n’avons aucun pouvoir de décision. Est ce que nous sommes écoutés faute d’être entendus??? Nous voulons le bien être de nos enfants. Certes, je  constate une diminution des effectifs, mais il faut impérativement trouver une solution favorable à ce dossier. Et maintenir l’école de Liezey notamment !

La suite ?  Dans quelques jours avec le positionnement de l’IA. Un miracle ? Peut-être si la pression est maintenue et surtout si on décide de prendre en considération le besoin des villages et de ses populations comme c’est le cas également à Xonrupt mais aussi sur un autre RPI tout proche et aussi en effervescence  celui de Réhaupal-Laveline-du-Houx, Faucompierre.




12 réactions sur “Le RPI du Bas-Beillard, du Costet et Liézey dans le collimateur de la Direction des Services Départementaux de l’Éducation Nationale

  1. celine

    Je leur souhaite de reussir, c’est grave toutes ces fermetures de classes.
    Mais s’ils doivent tous changer d’école nous les accueillerons comme il se doit à J.M

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  2. Menet Stéphane

    Pour répondre à la question précitée « Que veut-on réellement en France? », je pense qu’on peut envisager un réponse telle que: l’abrutissement des masses à la faveur d’une politique d’austérité menée par la bureaucratie européenne. Il en va de même pour la santé, la justice etc etc.

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  3. Vanessa

    Ils vont épuiser nos enfants avec les trajets en bus, nous obliger à les faire manger à la cantine !!!!
    Ils n’ont rien à faire de la fatigue supplémentaire ni des coûts imposés aux enfants et à leurs familles…..
    Je boycotterai leur décision s’ils ferment nos 3 écoles.
    JAMAIS je ne permettrai à qui que ce soit d’épuiser mes enfants !!!!

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  4. Brimbelle

    Je ne suis pas originaire de Liézey, j’y habite depuis plusieurs années maintenant et j’y élève mes 3 enfants. J’étais présente ce matin et je peux dire une chose: JE SUIS TRES FIERE DE MON VILLAGE, c’est vraiment ce que j’ai ressenti ce matin en voyant la mobilisation, je m’attendais à ne voir que les parents d’élèves mais pas du tout, j’y ai vu une très grande partie des habitants tous soudés, des jeunes des plus âgés, la plupart n’avait pas d’enfant à l’école mais tous se sentaient concernés, car l’école c’est le cœur du village, un village sans école est un village mort… Mes enfants n’iront pas à l’école à Gérardmer, je ne veux pas qu’ils passent 2h dans le bus chaque jour, l’hiver avec les routes verglacées et les touristes les temps de trajets peuvent considérablement s’allonger… sans compter les risques… actuellement mes enfants rentrent à la maison le midi… il est hors de question qu’ils soient obligés de manger dans une cantine alors que je peux leur offrir une vraie coupure… NON à la fermeture des 3 écoles

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  5. Stéphane E.

    Moi je ne suis absolument pas surpris, il y a encore pas longtemps bien des personnes se sont battues contre la fermeture de l’école des xetes, et? bah fermé!
    Pour en fermer au moins une des la rentrée on propose d’en fermé trois et les autres suivront pour les prochaines rentrées, on en reparle…

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  6. Raymonde de Liézey

    C’est donc une raison supplémentaire pour que TOUS ENSEMBLE on défende TOUTES les écoles et tous les services publics. C’est notre bien commun et l’existence de la ruralité qui sont en jeu.
    Comment faire ? hé bien ne nous résignons pas et participons aux manifestations qui suivront..

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  7. Valentine

    « Un enseignement meilleur dans les grands groupes scolaires » je n’y crois pas ! J’ai usé mes culottes sur les bancs de ces écoles et je ne pense pas avoir reçu une éducation au rabais ! Au contraire, elle n’en n’était que plus familiale et plus humaine. J’y ai que de bons souvenirs !
    Alors Merci à Claudine, Monsieur BEGEL, Monsieur VAUTRIN et Madame DEVARD de nous avoir appris la vie, à lire, à écrire et à compter.
    Comptez sur moi pour de prochaines actions.

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  8. Alexis MARTIN

    C’est justement le problème de ces écoles où l’effectif réduit permet un enseignement de qualité, un suivi plus personnalisé des difficultés éventuelles.
    Il faut lisser vers le bas pour faire de bons moutons.
    Après m’être battu pour l’école des Xettes, je vous souhaite bien du courage.

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  9. relais des bûcherons

    Un village ne peut pas vivre sans école.
    Quand on vit dans un petit village c’est justement pour que nos enfants ne deviennent pas des enfants stressés et fatigués en ayant des journées chargées (trajet en bus de plus de 30 min, repas presque obligatoire en cantine industrielle….)
    Je pense que les économies à faire ne sont pas à nos enfants de les subir.

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