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vendredi 2 décembre 2016
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Va-t-on vers un accord de paix et de réconciliation au Mali Rencontre avec Attaher AG Iknane, Secrétaire général du Ministère de la Réconciliation Nationale

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Attaher AG Ikname invité de Pierre Camatte, et de l’association ICARE afin d’envisager l’avenir

Le Mali a depuis plusieurs décennies des liens forts avec les populations vosgiennes. Par le biais de l’association Tidarmène dont les représentants se sont rendus souvent  en Afrique de l’ouest, mais également par l’intermédiaire de Pierre Camatte  qui s’est uni aux maliens en séjournant à Bamako et dans   le cercle de Ménaka : Pierre Camatte a également été otage pendant 3 mois du groupe armé Aqmi.  A titre personnel, il avoue  sans demi mot son amour pour le pays et ses peuplades Maliennes mais son rapprochement s’est fait  aussi dans le cadre de l’association ICARE dont l’objectif est d’ouvrir une porte sur la lutte contre le paludisme en cultivant l’artémia. Tout un programme humanitaire mais aussi culturel  qui n’est pas sans laisser  indifférent Attaher AG Ikname d’autant que l’homme est Secrétaire Général du Ministère de la Réconciliation Nationale Malienne qui a pris part aux discussions des accords d’Alger. Les fameux accords qui prennent corps en janvier 2014 pour se poursuivre depuis de longs mois et qui viennent de déboucher, le 7 mars dernier, par une signature des différents  acteurs. Avec pourtant un petit bémol. L’accord de paix et de réconciliation a bien  été acté par la majorité des représentants notamment la communauté internationale sauf  par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) dont fait partie le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), principal groupe rebelle du nord-Mali. Doit-on considérer qu’il s’agisse d’un coup d’arrêt au processus de paix ?   » Non, je pense que c’est en bonne voie car aucun signataire ne reviendra sur le contenu  » souligne Attaher AG Ikname « le document est à l’étude  du coté des autonomistes. Apparemment ils devraient pouvoir le signer prochainement ».

Sera t-il pourtant autant respecté si tant est qu’il soit paraphé un jour  par tous les acteurs ? La question est forcément en suspens d’autant que les accords d’Alger, sont la prolongation  de ceux de  Ouagadougou qui avaient servi en son temps de  sortie de crise en juin 2013….avec, à l’appui, la reconnaissance de l’état malien, notamment de sa laïcité.

« Les axes de négociations avec les autorités se sont articulés autour de 4 points principaux  » poursuit le secrétaire Général » sur fond de politique et gouvernance, de sécurité, de développement économique et de réconciliation  et enfin de  justice et humanitaire »

On comprendra que le contenu, l’acceptation de nouvelles règles doit faire son chemin dans les esprits. En attendant une réelle détente, Le peuple Malien  est toujours pris en otage de l’instabilité de son pays.




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