Search
mercredi 7 décembre 2016
  • :
  • :

« Partisan » : le retour de Vincent Cassel dans un 1er rôle, l’émergence de Kleiman ?

image_pdfimage_print

Depuis plusieurs années, les Rencontres du cinéma se sont souvent officiellement ouvertes sur une comédie ou une romance (voir les deux!), ou tout du moins un film grand public au thème relativement léger.

L’édition 2015 n’échappera pas à la règle puisque le rideau s’ouvrira pour laisser place à « Caprice » d’Emmanuel Mouret, long-métrage qui ne devrait pas faire froid dans le dos ni vous prendre aux tripes, ce n’est pas le projet. Mais avant cette projection qui elle-même devancera le dîner d’ouverture des 19éme Rencontres, on n’a pas beaucoup rigolé du côté du Casino de Gérardmer, qu’il s’agisse de « Medeas », drame italo-mexicano-américaine d ‘Andrea Pallaoro, ou encore de « Partisan », autre drame (thriller diront certains) australien du tout jeune réalisateur Ariel Kleiman, 30 ans seulement.

Cela faisait longtemps que l’on avait pas vu Vincent Cassel dans un premier rôle et il faut dire que Kleiman a sans doute fait le bon choix pour incarner Grégori, sombre protecteur à la poigne de fer dans un gant… de crin ! Difficile de parler de « Partisan » sans trop en révéler bien que, autant vous le dire tout de suite, la fin du film, si elle n’est que suggérée, est sans grande surprise. Mais l’intérêt de ces 1 h 30 ne réside pas là. Voici une ce que l’on pourrait considérer comme une fable, une métaphore sur les relations père-fils, campée dans un décor rappelant vaguement les Balkans.

Les premières minutes du film sont clairement intrigantes et vous plongent dans une atmosphère assez spéciale, très légèrement tendue, parfois un peu malsaine, et rythmée par une bande originale et une sélection musicale surprenante mais excellente. Mais là aussi, on ne vous gâchera pas le plaisir. Bref, si vous êtes allergique à Vincent Cassel, passez votre chemin, vous trouverez sans doute qu’il prend trop (toute?) la place à l’écran. Ce n’est pourtant pas exactement le cas et ce point de vue ne rendrait pas hommage à la prestation de Jérémy Chabriel.

Ce jeune acteur français lui aussi est parfait dans le rôle d’Alexandre, et il n’est sans doute pas étranger au premier succès de « Partisan » au Sundance Festival 2015. Ajoutons que l’on sent le talent derrière la caméra de Kleiman, mais aussi que cette métaphore va réellement au-delà des « simples » relations père-fils au sens stricte du terme (mais aussi maître-disciple par exemple). Pas de doute, « Partisan » vaut donc bien un petit tour dans les salles obscures… Sortie prévue à la fin du mois d’avril !

Pas encore un chef d’œuvre donc, mais à 30 ans seulement, le réalisateur Australien a le temps de voir venir ! Il a déjà, selon ses propres mots, « réalisé un de ses rêves » en tournant avec Cassel, c’est plutôt sympa non ?




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *