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mercredi 7 décembre 2016
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Réponse à la lettre ouverte de G. Poirot. Par Jean Claude candidat aux derrières élections Départementales

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Jean Claude

Cité comme candidat légitime à ma propre succession par Gilbert Poirot dans sa lettre ouverte, je me dois de réagir.
Il n’y a ni complot ni conspiration, mais des éléments objectifs à rappeler.
J’ai siégé avec Gilbert pendant 11 ans au sein du Groupe des élus Républicains Et Socialistes (le GRES, présidé par Etienne POURCHER) et cela s’est plutôt bien passé, même si nous n’étions pas toujours d’accord sur tout, notamment sur le vote du budget, acte politique essentiel marquant l’adhésion- ou la soumission-à la majorité départementale de droite. Pour l’anecdote je rappellerai notre engagement commun en faveur du Relais des Bûcherons…
G.Poirot parle au singulier et limite son propos à Gérardmer et environs, considérant peut-être comme supplétifs les autres secteurs (Meurthe, Vologne et Neuné).Il s’agit d’un nouveau territoire, nécessitant une représentation géographique équilibrée et une réelle parité, à niveau égal pour les deux titulaires. D’où notre souhait de constituer une équipe permettant l’addition des forces et une cohérence du nouveau canton.
Après un beau parcours politique gérômois, devoir accompli, G.Poirot a décidé de passer le relais de la belle manière lors des élections municipales. Pour les départementales, dans la même démarche, lorsqu’il a été question du nouveau découpage, il se disait préoccupé par le maintien à gauche du canton, sans aucune prétention personnelle. Parité oblige, la logique voulait que la suite soit assurée par une élue de Gérardmer. Or, dans les mois précédant l’élection Gilbert a annoncé et maintenu sa candidature, après avoir fustigé pendant des années l’attitude d’un président de Conseil Général accroché à son fauteuil au-delà du raisonnable.
Faire prévaloir la raison dans un contexte nouveau, éviter la division, c’était l’objet de la réunion avec J.P. Lambert et Stessy Speissmann,à leur demande, le 20 décembre. Mais l’union ne se décrète pas : elle se construit, et ce n’est pas en se proclamant le meilleur et en partant en campagne tout seul. Gilbert n’a rien proposé et a refusé toute solution alternative, y compris la constitution d’un tandem titulaire-remplaçant, avec un blocage complet, en tant que membre du Parti de Gauche, sur l’idée de faire équipe avec un (ou une) gérômois socialiste ou apparenté. C’est face à ce constat d’intransigeance que J.P. Lambert et S. Speissmann ont annoncé que si aucune solution n’était trouvée, ils soutiendraient naturellement la candidature des membres du binôme dont faisait partie, avec moi, la gérômoise Nadine Bassière, candidats de leur sensibilité politique.
S’ajoutent à cela la dissension, à l’intérieur du Front de Gauche, entre le PC et Gilbert, la mise en avant par certains de slogans nationaux démagogiques et le glissement vers le FN d’une partie des électeurs républicains de gauche et de droite.
On connaît la suite. Je suis d’accord avec Gilbert pour dire que c’est bien triste, mais assumer sa responsabilité c’est aussi accepter de se remettre soi-même en question.
Jean CLAUDE




18 réactions sur “Réponse à la lettre ouverte de G. Poirot.

  1. Gilbert Schloesser

    La solution réside dans le non cumul des mandats dans le même temps, mais aussi dans la durée…Cela permettra une oxygénation de la vie publique…par l’apparition de nouvelles personnalités…par la possibilité de création d’une démocratie plus participative…Le PS ne perd pas seulement les élections à cause de la politique menée par le gouvernement, mais aussi par son manque d’imagination pour produire plus et mieux de République…Eh oui, quand la République n’avance pas, elle recule !!

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  2. cunat françois

    Ayant siégé 7 ans avec Gilbert Poirot et Jean Claude à l assemblée départementale je partage le désarroi des électeurs de gauche dans ce nouveau canton mais le résultat était prévisible avec une telle dispersion de candidature à gauche…à qui la faute ? il est vrai qu en s’appuyant sur le seul parti de gauche qui à comme principal adversaire le PS Gilbert devait s attendre à cette déroute

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  3. Francis HAXAIRE

    Essayons d’être objectifs et de procéder à des analyses politiques cohérentes.
    Compte tenu du redécoupage avec une prépondérance électorale pour l’ancien canton de Gérardmer (41 % des électeurs inscrits) d’une part et d’une politisation nationale prévisible avec une grogne généralisée contre le gouvernement en place, donc le Parti Socialiste il semblait bien probable que le binôme Claude-Bassière n’était pas le mieux placé de la gauche pour accéder au second tour réservé, compte tenu du taux élevé d’abstentions prévisionnel là encore, aux deux premiers du premier tour.
    Cela s’est malheureusement vérifié puisque malgré une dissidence du PC qui lui a coûté plus de 500 voix, Gilbert POIROT devance Jean CLAUDE de 168 voix avec 715 voix d’écart dans le « vieux » canton gérômois où le binôme socialiste réalise le faible score de 17,77 % qui montre bien que Gilbert POIROT disposait d’une toute autre notoriété que Nadine BASSIERE, ancienneté d’implantation oblige.
    Soit pour la réunion avortée du 20 décembre mais cela ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. Gilbert POIROT et Jacqueline VALENTIN n’ont officialisé leurs candidatures que le jeudi 5 février à Liézey. Il y avait donc 6 semaines pour trouver un accord en tenant compte des contraintes connues.
    En politique il faut aussi avoir des qualités de visionnaire et ne pas avoir la mémoire trop courte. Monsieur Jean CLAUDE aurait dû se souvenir de ses élections fragiles dans le canton de Fraize en 2004 et 2011 En 2004 il a devancé Jacques HESTIN de moins de 200 voix dans une triangulaire avec un candidat FN déjà à plus de 18 % en reprenant ainsi le canton à la droite avec une majorité relative. Quand à 2011 ce fur du « pain béni » avec une nette victoire sur le FN alors à 38 %. Depuis le FN n’a cessé de prospérer dans ces territoires abandonnés par la déshérence industrielle et la suppression des services publics à un point qu’au premier tour 2015 il était nettement en tête dans toutes les communes sauf Le Valtin en se payant même le luxe de devancer le binôme PS à Clefcy-Ban sur Meurthe, le village de Jean CLAUDE, encore un camouflet. A Gérardmer fort heureusement cette poussée a été mieux contenue et Gilbert POIROT en a le premier mérite en assurant nettement son leadership dans les 3 communes.
    Peut-être que les parties prenantes à la réunion fatale du 20 décembre n’avaient pas connaissance de tous ces paramètres utiles à forcer absolument une candidature unique de la gauche responsable. C’est bien dommage car le mal est fait avec l’enracinement du « vieux routier » (NDLR) et cumulard Martinache même s’il a dû s’effacer pour une vice-présidence imposée par l’équipe de Philippe FAIVRE.
    Bien évidemment tout est plus simple à dire après coup !

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    1. kouchte geuria

      Bonne analyse, mais vous parlez du Parti Socialiste … Je n’ai vu que des divers gauche partout? Et aucun candidats PS; Mes lunettes me joueraient t-elles des tours?

      Comme celles des parties prenantes à cette réunion du 20 décembre qui ne pouvaient ignorer cette regrettable issue.

      A mon avis, ce n’est pas en agissant ainsi que la progression de Narine et sa clique s’arrêtera.

      Ni que la politique retrouvera sa crédibilité et son humanisme.

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      1. J.LOU

        allez un peu d’humour dans cette affaire clochemerlesque…Vous avez du nez de parler de Narine donc FN voudrait dire fosse nasale …

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    2. Jean Paul Lambert

      Analyse en partie bonne, mais injuste sur certains points. J’aurais beaucoup à y ajouter à l’occasion d’une de nos rencontres.
      La Vérité doit se situer quelque part entre les deux versions . Pour ma part,je réfute toute responsabilité de Stessy et de moi-même dans la la genèse de cet échec collectif;je regrette seulement de ne pas avoir hurlé assez fort et assez tôt pour essayer d’éviter ce suicide annoncé.
      Mais aujourd’hui, il faut clore ce débat et se tourner vers l’avenir.
      Nous avons une équipe municipale plurielle et dynamique. Il ne faut pas que la politique nationale vienne entraver son action.
      C’est la priorité des priorités.
      Bon courage à eux.

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  4. POIROT Hervé

    No comment!!
    Le PS a perdu sa crédibilité…
    Le sursaut de la vrai gauche va arrivée!!
    Avanti popolo et fin à la politique politicienne.
    Merci à notre politique nationale et continuons notre valse Emmanuel!!

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  5. Alexis MARTIN

    Tous les politiques Français poussent des cris d’orfraies lorsqu’ils regardent la montée effrayante du FN.
    Les uniques responsables du développement de la bête c’est eux. Et ils feraient bien en premier lieu de balayer devant leur porte et d’arrêter de se regarder le nombril tout en s’exonérant de leur responsabilité en la balançant en permanence dans le camp de l’adversaire.
    Qui hormis les politiques sont les responsables de :

    Du taux de chômage effrayant dans le secteur privé ( 30% ).
    De l’inégalité de traitement judiciaire entre différentes catégories de citoyens.
    Des zones de non droits en France ou même la police ne pénètre plus.
    De la dégradation et de la hausse des soins médicaux.
    Des travailleurs pauvres qui se retrouvent dans une quasi misère et qui auraient presque plus à gagner en restant chez eux à vivre des aides sociales.
    De certains retraités qui font désormais appels à des organisations caritatives pour pouvoir manger en fin de mois.
    Du développement de l’inculture, du chacun pour soi ,de l’incivisme.
    De la baisse du niveau scolaire de nos enfants.
    De l’inégalité entre différents régimes de retraites (salariés du privé et du public,agriculteurs,commercants,grands patrons, politiques.).
    De l’immoralisme en gants blancs d’une partie de la classe politique (cumuls de mandats et de retraites, défraiements conséquents,condamnations,non-lieu, nombres d’élus unique au monde et en développement continu,…).

    Le PS qui est actuellement le parti au pouvoir, n’a réussi à réunir sous sa bannière aux dernières élections européennes et cantonales que 6 à 10 % des inscrits.
    Cela veut dire 90 à 94 % d’opposants à la politique suivie, de frustrés ,ou de dégoutés de la politique.
    Rien ne dit d’ailleurs que l’UMP aurait pu faire un meilleur score. Pour rappel, la droite au pouvoir entre 2007 et 2012 avait perdu au fil des élections ,23 régions sur 24,l’assemblée nationale, le Senat, et enfin pour visser le couvercle sur le cercueil, la présidentielle.

    Apres ça, il ne faut donc pas être surpris de voir le FN à 30% (lequel avec ce taux ne dispose que de 0.2 % d’élus sur un total de 600 000).

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    1. rogers

      Très bon récapitulatif des problèmes , mais y aurait il un responsable politique ,même régional ,qui pourrait nous expliquer comment, les politiciens ont fait pour mettre le pays à genou .Parce que dans ce domaine ,ils s’y sont mis tous ensemble Président ,ministres ,sénateurs , députés ,etc…et ceci depuis les années 80.

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  6. Lucien c

    Je comprend le désenchantement d’Arnould, et je le partage. Mais lorsqu’il parle de la gauche, il veut dire, je pense le parti socialiste. Or que reste-t-il de la gauche au parti socialiste aujourd’hui? Et pourtant, il n’y a dans la bouche de ces élus que le mot gauche. La gauche existe encore, malgré la campagne médiatique qui consiste à la réduire au seul PS. mais il convient de la chercher sur sa gauche. Et encore.l’attitude du PC qui consiste à dénoncer la dérive droitiere d’une part et a pratiquer les alliances avec selon des intérêts personnels d’autre part ne contribue pas à eclairer la vision politique. A gerardmer, le Pc a eu sa récompense… 161 voix. Du jamais vu.il serait temps que ses responsables locaux se remettent en cause. Ne disait-on au Pc: fais ton autocritique camarade? Il semble évident que Gilbert Poirot compte tenu des suffrages obtenus apparaît comme le leader de la gauche sur le secteur. Nou verrons en décembre .

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  7. Francis HAXAIRE

    Il faut en effet passer à autre chose mais le climat national n’est pas du tout porteur d’une union des forces de gauche.
    Restons optimiste et les plus anciens se souviennent que ce n’est pas une première, ce « suicide » de la gauche dans le canton ; en 1985 Claude Boulay avait été éliminé au premier tour suite à une pléthore de candidatures, il avait toutefois pris la mairie à la droite 4 ans plus tard.
    L’heure de la concorde permettra alors d’autres succès.

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    1. kouchte geuria

      Effectivement pour 1989, la gauche unie avait réussi. Malgré ses différences qui, je pense, étaient aussi (et certainement) un atout. Mais nous étions bien loin de cette sociale démocratie perfide qui, sans la nommer (ou si peu) s’instaure sournoisement.

      Sans vouloir être trivial:

      Que diable, cessons de tortiller du … pour …. droit.

      Et là nous passerons à autre chose.

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  8. Gilles CHIPOT

    Je vais défoncer une porte ouverte mais une idéologie politicarde n’a rien à faire dans une petite ville comme Gérardmer.
    Cela va à l’opposé du vivre ensemble déclamé par tous les politiques à chaque coin de rue.
    Gérardmer a surtout besoin d’une équipe de gens ouverts,intelligents,creatifs,représentatifs de l’ensemble des 8200 hbts, et très soucieux de la bonne gestion de nos deniers.

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    1. Alexis MARTIN

      Incompatibilité d’adjectifs M. Chipot, on ne peut utiliser dans la même phrase les mots politique, ouvert, intelligent et surtout soucieux de la bonne gestion.
      Ouvert, intelligent, soucieux de la bonne gestion, on trouve çela chez les chefs d’entreprise risquant chaque jour leur argent personnel.
      Vrai que nous ne pouvons gérer l’argent public comme nous pourrions gérer une entreprise, mais cette vérité donne souvent l’accès au gaspillage, à l’electoralisme,et à la démagogie .

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  9. simon joelle

    Si la rénumération de conseiller départemental était moins élevée (mais normale pour le travail accompli); je ne suis pas sûre que certains se seraient accrochés à ce mandat.
    Ah le fric……
    En tous les cas bon courage à Monsieur le Maire et à son équipe mais je leur fais confiance.

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  10. manu

    Que de mauvaises fois! Je ne suis pas pro de la politique mais le vainqueur a gauche, c est Gilbert. C est donc les autres qui ont tort d y être alles c est d une logique élémentaire en démocratie. Les socialiste ne semblent pas vouloir le reconnaitre…. Mais a force de ne pas entendre les résultats des urnes on va o devant de bien mauvaises surprises. M Lambert vs n avez beau pas l accepter vous vous étés planté

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  11. Francis HAXAIRE

    Manu est concis et précis ; sans méandres il nous dit que seul le résultat compte et il a parfaitement raison. Le reste n’est que palabres, gérémiades et contorsions. Pour ma part j’ai toujours soutenu que sans Gilbert le nouveau canton était perdu pour la gauche ; il l’a aussi été malgré Gilbert pour les raisons que tout le monde connait.
    Que se serait-il passé sans ce binôme de résistance FG / DVG ?
    Je ne prends aucun risque car les données ne sont pas vérifiables mais je signe quand même : plus d’abstentions, plus de votes FN (40 % au premier tour dans les communes de l’ancien canton de Fraize – plus du double du PS sortant – et 49 % au second tour !) et, au final une défaite du PS même en cas de second tour PS / FN !

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