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dimanche 11 décembre 2016
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Agriculteurs : les actions du désespoir ça puire mon seigneur

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Depuis plusieurs semaines, la FDSEA et les jeunes Agriculteurs des Vosges tirent la sonnette d’alarme sur la situation préoccupante des agriculteurs. Plusieurs actions syndicales se sont déroulées avec, entre autres, des actions « coup-de-poing » à l’encontre de la distribution et des industriels.

« La situation économique des exploitations est plus qu’inquiétante : 30% des exploitations lorraines sont aujourd’hui en situation de dépôt de bilan.

Les agriculteurs réclament des prix rémunérateurs, ni plus ni moins, alors que le lait et les viandes sont vendus en-dessous de leur coût de production. Est-ce vraiment utopiste que de demander à vivre de son métier ? Dans quel monde vivons-nous en être arrivés à faire mourir notre agriculture et nos agriculteurs ? Les dirigeants politiques, les instances économiques et les consommateurs ont-ils pris la mesure des conséquences de la disparition de l’agriculture française dans notre vie au quotidien ?

Le danger qui pèse sur le monde agricole est bien une réalisé. Les pouvoirs publics doivent se saisir de la situation et ne pas se préoccuper uniquement de la Grèce ou des prochaines échéances électorales ! Mais surtout, arrêtons les grandes discussions stériles où chacun fait semblant de dire que lui n’a rien à se reprocher mais que c’est surtout la faute de l’autre. Tout le monde nous ment. Aujourd’hui, les paysans attendent davantage que des discours : des actes au travers des prix payés aux producteurs.

Comment un jeune peut-il aujourd’hui envisager de s’installer dans les filières d’élevage face à cette crise économique sans précédent et des trésoreries inexistantes dans les exploitations ? L’élaboration du Plan d’Entreprise, véritable journal de bord économique pour les quatre années suivant l’installation devient difficile avec des chiffres qui ne cessent de baisser et qui tendent à démontrer que les projets ne seront plus viables. Et pourtant, le monde agricole a besoin d’un renouvellement des générations constant pour éviter qu’il se meure à petit feu ;

Si l’objectif est de faire mourir l’agriculture, qu’à cela ne tienne, le tour de force est en passe de réussir ! Mais attention, les paysans ne crèveront pas seuls et sans réagir !

Nous ne souhaitons qu’une seule chose : pouvoir vivre dignement de notre métier. A présent, ce n’est plus le cas. Alors oui, nous manifestons, bloquons des camions ou déversons du fumier. Ce n’est ni pour le plaisir, ni pour vandaliser mais il faut que tout le monde comprenne que les paysans sont à bout de souffle, que devant l’urgence de la situation, l’ensemble des filières et les Pouvoirs publics doivent bouger.

Les actions syndicales cesseront quand nous aurons retrouvé une situation économique acceptable. Ce n’est pas nous qui avons choisi cette situation, on nous y pousse. Et comme on dit dans le monde agricole on récolte que ce que l’on sème ! »

Philippe Clément, président de la FDSEA et Jean-Paul Fontaine, président des JA 88




7 réactions sur “Agriculteurs : les actions du désespoir

  1. Alexis MARTIN

    Patience : il suffit d’attendre que la Grèce rembourse l’UE avec les 80M que l’UE lui a prêté pour la rembourser…
    Comme ça l’UE pourra penser à proposer des prix d’achats décents à ses agriculteurs.

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  2. Loulou

    Très bonne action, il faut continuer a vous battre et aller encore plus loin s’il le faut, ne pas baisser les bras
    Les cols blancs dehors et a la porte, nous n’avons pas besoin d’eux pour vivre,
    il faut continuer les manifs s’il le faut, et plus fort encore
    Une bonne révolte peut faire que du bien
    on en est pas loin et ce n’est que la correction qu’ils méritent !!!!!!
    La rue doit parler

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  3. jy

    « Ce n’est ni pour le plaisir, ni pour vandaliser  » écrivent les deux présidents…
    moi, cette nuit, je vous ai vu tronçonner des arbres, et en écraser avec vos tracteurs, et tous les manifestants y trouvaient un certain plaisir…
    et les voisins des entreprises visées, vous y pensez ?
    nous, si on a des soucis dans notre boulot, on ne vient pas vous emm…à 4 heures du matin !!!
    je vous ai vu parader devant les journalistes, pour défendre votre profession, pourquoi ne le faites vous pas depuis votre exploitation en lui montrant vos pertes ou revenus ?
    et encore une chose: vous êtes repartis à 6 h pour traire vos vaches, je suppose, mais qu’allez vous faire de ce lait puisque vous avez immobilisé les citernes ?
    j’ai du mal à comprendre !!!

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    1. Loulou

      Les politiques ferment les yeux devant ces problèmes
      il est tout a fait normal de répondre par la violence et plus fort encore s’il le faut, surtout ne pas céder.
      Plus de démocratie aujourd’hui ,les élections sont là uniquement pour faire profiter aux élus le fric uniquement,et après les problèmes ,ils ne veulent pas en entendre parler
      A quoi sert de voter et de se déplacer pour eux,a part détourner l’argent ,rien d’autres de bon .
      Une grosse poubelle et un couvercle dessus

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    2. Alexis MARTIN

      Les bonnets rouges pour l’ecotaxe => victoire
      Les chauffeurs de taxis contre uber => victoire
      Les buralistes et la taxe du tabac => victoire
      Les agriculteurs qui s’ils ne lâchent pas auront comme souvent gain de cause, les exemples montrent souvent qu’il faut casser pour gagner.
      Les slips de nos politiques finiront de brunir quand les artisants/commercants prendront d’assaut les centres RSI.

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