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jeudi 8 décembre 2016
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Une Esthétique née du chaos Julien Cuny lance une nouvelle saison à la galerie de la MCL

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Julien & Emmanuelle Cuny

Julien & Emmanuelle Cuny

Vendredi soir avait lieu le vernissage de la première exposition de la saison à la Maison de la Culture et des Loisirs et de Gérardmer. Et c’est le Déodatien Julien Cuny qui a le redoutable honneur d’investir la galerie gérômoise accompagné de son épouse Emmanuelle avec laquelle il s’est associé pour une série un peu spéciale destinée à du mobilier.

Né à Saint Dié où il demeure encore aujourd’hui, Julien Cuny est passé par les Beaux Arts d’Épinal, époque où il croisait Delphine Aubry (que les habitués de la MCL connaissent bien) et où il a tout d’abord fait ses armes en tant qu’illustrateur. Devenu graphiste, il a ensuite commencé à toucher à la peinture en 2005. Plus récent, son intérêt pour la photo a émergé grâce à son activité de graphiste. C’est elle qui l’a d’ailleurs amené à travailler des clichés tels que ceux qu’il expose actuellement, associant visages humains et objets plus ou moins communs…

Des créations qui restent cependant dans le même esprit que celui qui transpire de ses toiles : celui d’hybride pourvu d’une âme étrange et oscillant toujours entre la créature et l’objet. « La photo est sans doute quelque chose d’un peu plus aseptisé, de plus léché et de plus technique aussi, ce qui donne forcément des images d’une autre teneur. Je trouve que la peinture est plus spontanée, instinctive, la gestuelle est plus lâchée », explique Julien Cuny pour décrire son approche des deux disciplines.

Côté peinture justement, ce dernier part toujours du blanc avant de laisser place à un déferlement chaotique : « Je laisse les choses se percuter, parfois même jusqu’à saturation. Certaines s’attirent, s’associent, d’autres se repoussent, des blocs se mettent en place. C’est une sorte d’amas d’intention(s). Je vois ensuite émerger des êtres qui ne se suggèrent qu’à moi généralement. Et là, je vais pousser un peu, affiner pour les révéler de manière plus significative », précise l’artiste lorsqu’il évoque sa démarche.

Une démarche qui, pour reprendre les mots de Julien Cuny, en revient toujours à « l’être », ce dernier considérant ainsi que la raison d’être (justement) de l’acte créatif et de faire naître des choses et/ou de les révéler. Des choses qui sont en nous et d’autres qui sont déjà présentes dans la matière qu’un artiste travaille, sculpte, modèle, grave, peint ou dessine… Du chaos naît la vie, du désordre naît l’esthétique, de ce big bang créatif naissent les hybrides que vous pouvez découvrir actuellement à la MCL.

Et la petite cerise sur le gâteau de cette expo, ce sont donc ces chaises « Piou Piou » et ce fauteuil issus de la collaboration entre Emmanuelle et Julien. Créatrice de sièges, Emmanuelle a ainsi fait imprimer sur du tissu d’ameublement un motif créé spécialement pour l’occasion par son mari. C’est doux, c’est neuf, c’est pas lavé avec Mir Laine mais c’est signé par l’artiste et surtout ça a de la gueule. Il est également important de préciser que le tissu étant imprimé en Alsace par des professionnels sur une matière conçu à cet effet, les détails de chaque motif sont conservés par rapport à l’original et ne s’effacent pas avec le temps.

Exposition visible jusqu’au 6 octobre à la MCL de Gérardmer.

Entrée libre aux horaires d’ouverture de la maison.

Retrouvez les artistes/créateurs sur leurs sites :

http://juliencuny.com/

http://www.emmanuellecuny.fr/




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