Search
dimanche 11 décembre 2016
  • :
  • :

Arnaque : ces Vosgiens rêvaient de posséder leur maison, ils ont tout perdu ! Un couple de gérômois victime "des marchands de rêves »

image_pdfimage_print

P1010539

« Des marchands de rêves » ,ce sont les mots du procureur de la république d’Epinal pour qualifier cette affaire. Des personnes qui se sont vues refuser leur demande d’accès à la propriété par des constructeurs classiques, avaient contacté une entreprise qui proposait de construire des maisons à bas coût. Ils avaient tous trouvé l’offre alléchante par le biais du site du Bon Coin.

Les deux gérants de l’entreprise proposaient des maisons sans contrat de garantie. Mais ce n’est pas tout car d’autres infractions ont été recensées : abus de biens sociaux, banqueroute et travail dissimulé. « L’entreprise embauchait des personnes non déclarées qui n’étaient pas compétentes. Les maisons ont toutes de grosses malfaçons, certaines n’ont même pas été construites. Le maître d’œuvre ne suivait pas les chantiers. » explique Etienne Manteaux, le procureur de la République.

L’enquête a été menée par la brigade de recherche de Saint-Dié-des-Vosges. Les deux gérants de la société de construction ont été déférés et placés sous contrôle judiciaire. L’un d’eux était un ancien fleuriste à Epinal. « Il n’avait absolument pas les compétences pour se lancer dans la construction de maisons. » note Etienne Manteaux.

Une caravane pour palier à la maison

Aujourd’hui, on dénombre près de 9 victimes, propriétaires de maisons inhabitables. Un couple de Gérômois a perdu près de 150 000 euros pour une maison qu’ils ne peuvent habiter (montée des Feutres dans les faubourgs de la ville). Pris à la gorge financièrement, ils se trouvent aujourd’hui contraints de vivre dans une caravane. Les victimes, endettées, remboursent actuellement leurs prêts pour ces projets qui ne verront jamais le jour !

Les gérants de l’entreprise seront jugés en correctionnel le 5 janvier 2016. Ils encourent jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende.

C.K.N.