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mercredi 7 décembre 2016
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Des mythes, des rencontres et du fantastique : le festival est bel et bien commencé

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Les 2 auteurs et les élèves à leur écoute.

Les 2 auteurs et les élèves à leur écoute.

Aujourd’hui dans une salle du 3ème étage de la Médiathèque se déroulait une scène que seul le festival permet de voir. Des élèves du lycée hôtelier de Gérardmer étaient venus rencontrer deux auteurs de fantastique présents exceptionnellement à l’occasion de cette semaine Gérômoise.

Comme leur physique et leur non-ressemblance ne le suggèrent pas, les deux auteurs Pierre et Renaud sont respectivement père et fils et tous deux auvergnats. Cette année marque leur 20 ème participation au festival Gérômois et à son fameux salon littéraire, le Grimoire, où ils viennent présenter leurs 2 nouveaux ouvrages.
Participant pour la première fois au festival pour la plupart, les élèves de seconde BAP (boulangerie pâtisserie) du lycée hôtelier, accompagnés de leur professeure Madame Valentin, étaient  venus poser des questions relatives aux deux livres.
C’est donc une rencontre riche en découvertes et en échanges qu’abritait le 3ème et dernier étage de la médiathèque en ce jour pluvieux. Au fil des questions préparées par les lycéens, et dans une ambiance des plus conviviales, on découvrait alors la vie de ces auteurs passionnés et les dessous des mythes fantastiques dont parlent leurs ouvrages.

Chacun son mythe

 

Les deux auteurs, Pierre Benoist à droite (le père), et Renaud Benoist à gauche (le fils).

Les deux auteurs, Pierre Benoist à droite (le père), et Renaud Benoist à gauche (le fils).

Si vous faites référence à une bête effrayante qui rôde la nuit et terrorise qui ose croiser son chemin, c’est sans nul doute que les habitants du coin vous parleront de la fameuse bête des Vosges. C’est cette bête que chaque petit vosgien a au moins vu une fois dans ses plus sombres cauchemars. Pourtant, il n’est pas ici question de notre terrifiante quoique bien aimée bête des Vosges, mais du mythe de la bête du Gévaudan que revisite Pierre Besnoit dans son ouvrage « Du sang dans la vallée » .
Cet auvergnat pur souche passionné par l’Histoire, exerça pendant 40 ans le métier peu commun de généalogiste, avant de prendre sa retraite en 2002. Assurément homme de lettres, il était en parallèle correspondant de presse locale dans sa région au sein de 3 journaux différents : « La Ruche », « L’Eveil » et « La Montagne ». Une casquette qu’il porte toujours aujourd’hui, soit dit en passant.
Et c’est sur les conseils de son fils, que le père se mit à l’écriture de livres. Il en publia plusieurs, dont un sur son village « Prades », ou encore un autre sur la guerre de 14, avant de rencontrer Bernard Soulier, organisateur d’un salon sur la bête. C’est ce dernier qui lui souffla l’idée de son ouvrage après avoir évoqué ses travaux de généalogie sur des lettres du 18ème siècle qui mentionnent la bête. Le but de ce livre étant de mettre en corrélation les récits antérieurs avec les analyses contemporaines, afin d’ouvrir vers une nouvelle lecture de ce mythe. Cette bête supposée dangereuse qui se serait attaquée à des enfants au cours du 18ème siècle, Pierre Benoist nous en propose une autre image. Ici, ces loups qu’on aurait tués pensant qu’ils étaient dangereux ne le seraient pas vraiment. Selon l’auteur, il s’agirait plus probablement de chiens loups, résultat d’un croisement entre une louve et des chiens de guerre plus agressifs. Une deuxième lecture à travers le livre « Du sang dans la vallée » qui a nécessité pas moins de 5 ans de recherches et d’élaboration à son auteur.

Cinq, c’est également le nombre d’années qui ont été nécessaires à son fils Renaud pour finaliser « En quête du triangle de la Burle ». Un livre « en-quête » donc, qui porte sur le mythe du triangle de la Burle, triangle des Bermudes à la française en raison duquel de nombreux avions se seraient crashés de manière inexpliquée et dans des circonstances paranormales, dans une même région des Cévennes. Des histoires qui ont toujours fasciné l’auteur depuis sa plus tendre enfance, au point qu’il collectionnait chacune des coupures de presse parues sur le sujet.
Ecrivain depuis 1996, date de parution de son premier ouvrage, Renaud Benoist peinait à trouver une idée pour son sixième manuscrit lorsque sa femme lui conseilla le triangle de la Burle. Un mythe qui l’a toujours passionné, en témoignent tous les articles accumulés depuis des années. C’est donc sur la base de ses propres archives déjà conséquentes et d’autres encore (notamment des témoignages), que l’auteur réalisa «En quête du triangle de la Burle ».
Véritable passionné de fantastique, c’est suite à une question d’une des lycéennes sur ses croyances concernant le paranormal que Renaud Benoist a expliqué son intérêt pour ces phénomènes. Selon lui, le plus intéressant dans ces derniers ce n’est pas tant d’y croire ou non, « mais de rechercher des explications rationnelles à des choses comme celles-ci, qui ne le paraissent pas de prime abord ». Et d’ajouter que c’est ainsi qu’il a fait délibérément le choix d’un livre enquête et non pas d’un roman.

A.M.




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