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mercredi 7 décembre 2016
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1 h 30 net « Vendeur » Gilbert Melki bien dans son costard

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Cela faisait en effet un petit bout de temps que l’on avait pas vu Gilbert Melki dans un long métrage et c’est bien dommage. C’est ce qu’on pouvait se dire à la fin de la séance de « Vendeur » , projeté mercredi soir dans le cadre des Rencontres du Cinéma de Gérardmer.

Sylvain Desclous et Gilbert Melki, un des rares acteurs à avoir fait le déplacement cette année, cela mérite bien un petit coup de chapeau et un grand merci

Sylvain Desclous et Gilbert Melki, un des rares acteurs à avoir fait le déplacement cette année, cela mérite bien un petit coup de chapeau et un grand merci

Pas de doute, c’est lui qu’il fallait pour jouer le rôle de Serge, vendeur de cuisine qui a tout sacrifié à sa carrière et qui va surtout prendre un petit retour de bâton dans les ratiches. Il faut dire que pour ce premier film, le jeune réalisateur Sylvain Desclous avait bien réfléchi à la question pour incarner ce personnage qui a privilégié le succès au détriment de tout le reste. Un personnage au premier abord caricatural et « successful » mais malgré tout attachant. Un homme qui cache surtout un peu mal une part d’ombre et de solitude à deux doigts d’avoir sa peau.

« J’ai trouvé que Gilbert était l’acteur idéal pour ce rôle. (…) Je voulais faire le film qu’on aurait envie de voir au cinéma. Ce n’est pas un film triste uniquement, ni un film documentaire car on a voulu le décaler un peu tout comme on a voulu décaler un peu le personnage principal de Serge que l’on voulait un peu flamboyant. On s’est bien amusé à le créer et on a bien collaboré avec Gilbert qui a eu l’idée des lunettes par exemple, ou encore d’autres petits détails très intéressants », explique Sylvain Desclous.

Collaboration qui s’est prolongée également dans le choix de la musique, résolument américaine, que l’acteur et le réalisateur apprécient tous les deux. Une manière de donner une petite touche « road movie » au film, ce qui n’est pas désagréable surtout si vous êtes vous aussi sensible à cette composante d’un film qu’est la musique. Bref, ça sort le 4 mai, vous passerez 1 H 30 net « Vendeur » de bon temps en allant le voir au ciné, ce film passe comme une lettre à la poste même s’il ne révolutionne rien, de toute façon, ce n’était pas le projet. Seul petit bémol peut-être, une fin un peu à l’emporte-pièce qui aurait méritée mieux. Enfin, certains trouveront sans doute que Pio Marmaï dans le rôle du fils de Serge est moins convaincant dans un rôle un peu plus ténébreux et taiseux qu’à l’accoutumé. Rien qui ne vous gâchera le plaisir en somme…




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