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samedi 10 décembre 2016
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12 ans de prison pour le viol de ses enfants

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enfantLe verdict est tombé hier soir après plus de cinq heures de délibéré : le sexagénaire accusé des viols de ses deux fils et de son beau-fils pendant quatre ans a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle.

Les jurés ont suivi les réquisitions de l’avocate générale, Alice Mazière. Celle-ci avait demandé 12 ans de prison ainsi qu’une inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV).

Au cours des audiences toutes les victimes ont décrit les mêmes pratiques. L’ancien patron d’une entreprise vosgienne de BTP exigeait des fellations contre de l’argent. Un de ses fils a même décrit un match de foot en 1993 ou celui-ci voulait juste le maillot d’une équipe. Son père était d’accord à une condition : une fellation. « J’étais sa chose. Je n’avais pas le choix » explique son fils qui assure que son père avait régulièrement recourt à ce genre de chantage financier. « C’est un manipulateur et un prédateur » poursuit-t-il.

« Je ne saute pas sur tout ce qui bouge ! »

Pendant plus de quatre ans, le sexagénaire a violé plus de 30 fois ses fils en pratiquant des fellations, mais aussi des éjaculations dans la bouche et sur le visage.

Les viols ont eu lieu notamment à Saint-Dié-des-Vosges et dans un appartement à Epinal.

« Je l’aimais trop fort et je l’aimerais toujours. Personne ne pourra m’en empêcher » assure le père qui a été déclaré « pervers » par les experts et dont ce trait de caractère « est incurable ». Pour le sexagénaire ces déclarations sont fausses : « je ne saute pas sur tout ce qui bouge ! » rétorque-t-il.

Pour tenter de lui échapper un de ses fils a décidé de s’engager dans l’armée et de partir à l’autre bout du monde. « J’ai participé malgré-moi aux agressions et je n’avais pas les moyens d’y résister »  expliquent ses garçons qui pensent toujours à cette période : « dès fois j’y pense et ça me pourri la journée » atteste un de ses fils.

L’avocat de la défense, Me Bartlomiej Jurek a quant à lui pointé « les incohérences du dossier ».

L’homme est allé jusqu’à épouser sa mère, incarcérée à l’époque pour vivre avec le fils et atteindre sa cible.

Le père risquait jusqu’à 20 ans de prison, il a finalement été condamné à 12 ans de réclusion criminelle. Il peut encore faire appel de cette décision.

C.K.N.




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