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mercredi 7 décembre 2016
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La Région Grand Est ne sort pas de la crise Avant, pendant et après

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Grand-EstL’économie de la région Grand Est ne retrouve pas son niveau d’avant crise. C’est ce qu’affirme l’INSEE, l’Institut National de la Statistique et des Études Économique dans sa dernière étude. La région Grand Est reste donc à l’écart. C’est en effet, l’une des dernières régions à rester dans la crise avec un niveau d’activité économique inférieur à celui d’avant 2008. Cette étude porte sur l’année 2013. 

« En 2013, les effets de la crise économique et financière se font encore sentir sur la croissance économique en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Depuis 2008, le produit intérieur brut régional recule chaque année de 0,8 % en moyenne, alors qu’il progresse de 0,2 % en France de province. Le Grand Est accuse ainsi vingt points de retard de croissance entre 1990 et 2013. » révèle l’étude.

En 2013, le produit intérieur brut (PIB) de la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine s’élève à 144 milliards d’euros, soit 7,1 % de la richesse nationale. « Cinq ans après le début de la crise économique et financière, la région n’a toujours pas retrouvé son niveau d’activité antérieur. Hormis le léger rebond de 2011, son PIB n’a en effet cessé de reculer depuis 2008. Avec la Bourgogne-Franche-Comté et le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, voire la Normandie, le Grand Est fait partie des dernières régions françaises à ne pas être sorties de la crise. » poursuit l’étude de l’Institut National de la Statistique.

Dégradation du marché du travail

Dans la majorité des régions françaises, le PIB est presque revenu en 2013 à son niveau d’avant la crise de 2008. Les effets de la crise se font encore sentir sur la croissance régionale. En Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et plus fortement encore en Bourgogne-Franche-Comté (- 1 % par an en moyenne), le PIB a reculé entre 2008 et 2013.

En 2013, le Grand Est présente un déséquilibre important entre sa population active occupée et l’ensemble de sa population active. « Cette situation est le résultat d’une dégradation progressive de son marché du travail. Depuis 1990, le taux de chômage a ainsi gagné cinq points dans la région. Bien que le nombre de chômeurs ait augmenté dans presque toutes les régions métropolitaines depuis la crise, c’est dans le Grand Est que la hausse récente a été la plus forte (+ 3 points), juste devant le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et la Normandie. » explique l’INSEE.

Retrouvez l’étude de l’INSEE : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=28&ref_id=24587 

C.K.N.




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