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vendredi 2 décembre 2016
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Incendie de la ferme « chipot » : La grande émotion Après l'incendie survenu lors du tournage de Zone Blanche, une réelle émotion est palpable. Coté propriétaire, gérômois et production de la série

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retour incendieIl est des faits qui marquent définitivement la vie d’une communauté. D’une vie, d’une ville, d’une famille et d’une production comme ce fut le cas lundi soir avec l’incendie qui a détruit la ferme Chipot perchée sur les hauteurs gérômoises. Nous sommes retournés sur les lieux du drame et avons rencontré la famille Bastien,  aujourd’hui propriétaire de l’endroit. C’est la désolation pour Bernard et Monique son épouse qui ont tout perdu. Les souvenirs sont encore en tête mais il ne reste plus rien du grenier à foin, des pièces et des meubles qui  faisaient du lieu de tournage pour la série zone blanche un endroit particulier, dans son « jus » sorti tout droit du 19ème siècle :  le corps de ferme date de 1833 et sa dépendance de 1813.

Tristesse et désolation pour André Bouvard, un des producteurs du feuilleton qui sera programmé  sur France 2 au printemps 2017.

andré bouvard

André Bouvard

«  C’est très dur pour toute l’équipe de voir partir en fumée un bout du patrimoine local  » souligne André Bouvard » si nous n’avions pas été présents, la ferme serait toujours debout. C’est un préjudice surtout pour la famille Bastien qui est charmante et fait preuve d’une grande compréhension. C’est un préjudice pour nous qui avons perdu une caméra et des objectifs dans l’incendie. Ce drame désorganise le tournage, les comédiens mobilisés également sur d’autres productions. Nous devions tourner jusqu’au 12 octobre prochain, on peut dorénavant considérer que  nous serons encore dans les Vosges le 17 octobre avec le retard cumulé « .

Montagnard d’origine savoyard, André Bouvard se dit effondré par rapport à ce maudit incendie.

 » Nous avons découvert une région et ses habitants  » reprend le producteur » les propriétaires de la ferme, les habitants de la région et de Gérardmer plus particulièrement. Le maire, Stessy Speissmann, est resté de 21h à 4 h du matin sur l’incendie alors qu’il était souffrant. Nous avons rarement, pour ne pas dire jamais, rencontré un tel accueil. Tout est fait pour nous rendre la vie facile. Les habitants se mobilisent pour nous avec une grande gentillesses nous facilitant le tournage. Je pense que les Vosges ont été trop longtemps oubliés par les sociétés de production pour cause de décentralisation et de voies de communication. Les équipes cherchent en effet des lieux à 2h de Paris. Mais la montagne vosgienne vaut mieux que cela et ça commence à se savoir. Je connais très bien les producteurs de « le Patriot  » qui va s’installer ici dans quelques semaines et le choix s’est fait d’une manière évidente. Je pense revenir à Gérardmer et ses environs pour d’autres productions ».

L’appellation terre de cinéma pour les Vosges  est visiblement dans les tuyaux. La roue tourne à la façon de la lenteur et la sagesse des montagnards. En attendant de voir les deux premiers épisodes de Zone Blanche projetés en avant première à l’Espace Lac une semaine avant son passage sur France 2, l’heure  est au pansement et pourtant »the show must go on« . La ferme sera protégée avant travaux au  printemps 2017 pour une prise en charge par l’assurance et par André Bouvard hymselfen . Il faut également que le temps fasse son œuvre à la manière de Léo Ferré.

Note :

L’incendie s’est déclaré à la suite d’une poussière qui a enflammé du gaz utilisé  dans le cadre  de la reconstitution d’un sinistre scénarisé. Le feu a pris instantanément alors que le  grenier à foin avait été copieusement arrosé…Malgré cela le feu s’est répandu à très grande vitesse, sans que les pompiers de service n’aient  pu intervenir.




6 réactions sur “Incendie de la ferme « chipot » : La grande émotion

  1. LEBEDEL FLEURANCE M.H.

    Monsieur Bouvard peut bien regretter la perte d’une caméra et d’objectifs : c’est du matériel qui se remplace. Mais les Gérômois ont eux perdu une trace irremplaçable de leur passé dans des conditions inacceptables. Son discours sur l’accueil qui lui a été fait et sur « la montagne vosgienne (qui) vaut mieux que cela » n’apaise en rien le préjudice subi.Terre de cinéma ou terre brûlée ?

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    1. Patrice

      Merci Monsieur d’avoir si bien exprimé ce que j’ai également relevé à la lecture de l’article « un préjudice pour une caméra et des objectifs » si les propos ont été relayés de façon exacte cela est intolérable. Ce Monsieur peut remercier notre Maire d’avoir été présent. Le sera-t’il même « souffrant », lorsqu’il sera à nouveau retourné dans notre si belle capitale, lorsque ces objectifs et sa caméra seront remplacés. Les voies de communications ont permis en leurs temps sans être au niveau de celles d’aujourd’hui de tourner le film des Grandes Gueules sans incendier une ferme…

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      1. Jacques Litaize

        Les propos sur la caméra et le matériel perdus, et sur le retard pris par la production sont sans doute maladroits, mais je n’irai pas hurler avec les loups.
        Toute actvité humaine comporte des risques, il s’agit d’un ACCIDENT, comme il peut s’en produire partout, tout le temps. Des précautions avaient été prises, des pompiers étaient présents, devaient mesurer les risques, et les maîtriser. Mais un impondérable….c’est le destin.

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      2. Bernard

        Allez voir à cellet si la ferme n a pas brûlée !!! Aujourd’hui il ne reste plus rien , sauf qu a cette époque tout le monde s en moquais ! Un accident reste un accident quoiqu on en dise ! Mais que vous êtes bien dans votre trou ! Je me demande encore pourquoi des gens prennent le peine d essayer de sortir les Vosges de leurs m….. Quand on lit tous les commentaires râleurs , dérangés , importunés de tous ces vosgiens ! Ba venez pas vous plaindre ! Et les jeunes … Sauf qui peu …

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  2. Jacques collin

    les insatisfaits, Lebedel et Patrice, les râleurs de service sont de sortie…dans un esprit de destruction. Méditez sur vos écrits avant de tomber dans l’immobilisme nécrophage. Comme le souligne Jacques Litaize il s’agit d’un accident avec tout ce que cela implique…Monsieur Bouvard a été clair, c’est un préjudice pour tout le monde, pour la ville, la culture locale, les propriétaires et la production….Un peu de tolérance vous ferait grand bien….mais elle ne s’achète pas au bazar du coin !

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  3. Clair André

    Tous les drames génèrent des polémiques. Nous ne rentrerons pas dans celle-ci. Simplement nous signalons une erreur de siècle dans le compte rendu. Certes la ferme est ancienne mais 1813 et 1833 sont dans le 19e siècle et non le 17ème

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