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mardi 13 nov 2018
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C’est l’histoire de l’avion « Junker 88 » tombé aux Noirs-Rupts L'accident s'est déroulé le jeudi 28 novembre 1940

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P1070600Thomas Remy de Sapois est un passionné de l’histoire de la guerre 39/45. Le vosgien est tombé dedans petit, initié il est vrai très jeune par Louis Tisserant qui fut un des premiers à ramasser les débris  de l’avion de la Luftwaffe tombé le jeudi 28 novembre 1940 entre 22h et  23h au lieudit des Noirs-Rupts  entre La Charme et Le Haut du Phény.

Quatre aviateurs allemands y sont morts et, aujourd’hui,  l’histoire de l’équipage du Junker 88 se poursuit dans le temps avec notamment  les investigations menées par Thomas Remy qui perpétue la mémoire de ce fait de guerre.

Thomas Remy à droite en pleine explication

Thomas Remy à droite en pleine explication

Alors, dans le cadre des animations propres à l’ancienne l’école du Phény, une exposition se déroulait pendant tout le week-end sur fond de reconstitution et de transmission orale du crash de l’avion. Les habitants du hameau gérômois se sont déplacés en masse afin de découvrir des pièces de l’engin , mais aussi des photos de l’époque prises le lendemain matin de l’accident. Thomas Remy tente depuis son plus jeune âge de reconstituer le puzzle de ce qui s’est passé, de retrouver l’endroit exact du crash et de trouver, éparpillés dans la nature, des éléments de l’avion comme ce fut le cas pour Jean-Pierre Defranoux, décédé il y a peu, au lieudit du Corsaire soit au moins 1 kilomètre en contrebas de l’impact.

L’historien amateur, mais oh combien efficace, a même retrouvé la trace de la famille d’un des aviateurs qui furent dans un premier temps enterrés au cimetière de Gérardmer par un temps glacial avant que leurs tombes soient démantelées et transférées à Toul.

Bref, c’est toute l’histoire du Junker 88 qui est retracée sur fond de pièces d’époque retrouvées sur le terrain, à la manière d’une véritable enquête menée par Thomas Remy mais aussi par les habitants du Phény. Un bon nombre d’entre-eux, sur la base des matériaux récupérés, ont fabriqué des outils, tels que des couteaux ou rabot. Paul Gegout, menuisier de son état, fait encore fonctionner des éléments de son atelier à partir de l’arbre à came de l’avion qui s’est écrasé il y a aujourd’hui 76 ans. Le temps passe et la mémoire demeure !




2 réactions sur “C’est l’histoire de l’avion « Junker 88 » tombé aux Noirs-Rupts

  1. Béna olivier

    Félicitations mon ami Thomas,
    ténacité, passion, besoins de ne pas laisser dans l’oublis une partie de l’histoire locale, partage, générosité, débouchent sur une exposition formidable et peu commune dans notre region.
    Elle ravive le souvenir de La chute accidentelle de cet avion ennemi et fait ressurgir du passé les photos et documents, mais surtout les objets ramassés et transformés par des dizaines de familles dû coins, Ca et la un bout de toile, de tôle, de Plexiglas, une roue et bien d’autres trésors oubliés.
    Un grand bravo à toi

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  2. philippe morini

    Je voulais vous féliciter pour tout le travail que vous faites. je sais combien il est important de transmettre et de faire ressortir du passé des histoires oubliées. Vous racontez des choses qui ne sont pas dans les livres d’histoire, mais qui font néanmoins partie de la grande HISTOIRE. Merci pour toute l’émotion que vous transmettez.

    Je recense moi même depuis 13ans anviron, les avions allemands de la seconde guerre mondiale tombés en région Poitou- Charente, Limousin, Aquitaine, Auvergne, centre entre autres, puis je mène des investigations tant dans les archives, les témoignages que sur le terrain afin de pouvoir identifier l’appareil et reconstituer son histoire.
    En conclusion de ce travail de recherche, je tiens à jour un site internet mis au service de passionnés, comme de néophytes. Je vous invite dès à présent à le consulter. http://crashavionallemand39-45.over-blog.com

    J’essaie de mêler le plus habilement possible, avec mes propres mots, mes sentiments, mes ressentis la réalité des faits et ce que nous ne pourrons peut être jamais savoir, en l’occurrence tout ce qui ne figure pas dans des documents. J’ajoute également une part de rêve en divulguant quelques trouvailles sur le terrain, qui après plus de 7 décennies en terre nous parlent encore et nous apportent matière à réflexion.

    Parallèlement à cela je sauvegarde les reliques trouvées ou données, en les référençant ( poids, dimension, caractéristique, utilité etc… ), leur donnant ainsi une valeur historique et un statut de comparaison. A ma disparition ceux ci seront transmis pour que l’histoire ne s’éteigne pas. Sans cette action, ces objets finissent avec le temps par disparaitre.

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