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lundi 20 nov 2017
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Mirecourt – Visite mouvementée pour le président de la Région Philippe Richert Les images

Philippe-Richert-Mirecourt-13Philippe Richert était de passage dans la cité des luthiers ce jeudi pour inaugurer la salle Louis Dervaux. Gymnase récemment remis à neuf, avec une rénovation de l’électricité, du chauffage et de l’isolation. Des couleurs vives ont également été utilisées pour revêtir l’extérieur. La Région ayant participé à hauteur de 143 865€, soit 16% du budget total de la rénovation.

En amont à cette inauguration, une réunion pour la sauvegarde de la ligne 14 s’est déroulée entre le président de la région, les élus de l’ouest vosgien et de Meurthe-et-Moselle. « C’est la SNCF qui fait les études et lorsque j’ai appris que cette ligne serait concernée par des ralentissements aussi importants, par rapport à la dégradation du service, j’ai décidé de mettre en place des bus de substitution pour pouvoir y répondre dans les meilleures conditions » n’a pas manqué de rappeler le président du Grand Est. En effet, dès le 19 décembre des autocars remplaceront les trains sur cette ligne (entre Pont-Saint-Vincent et Merrey), ce que dénoncent les défenseurs de la voie ferrée et les élus locaux.

Le budget estimé pour des travaux de réfection de la ligne et afin de la pérenniser s’élèverait à 100 000 millions d’euros. A la sortie de cette réunion, Philippe Richert s’explique sur la situation. « Ma position est très simple, je me bats pour que nos lignes ferroviaires fonctionnent de la meilleure des façons. Il y a une responsabilité au niveau de l’organisation, c’est-à-dire ce qui est de l’infrastructure, tout cela est de la responsabilité de la SNCF ou de RFF.«

Réunion de 250 manifestants

Philippe-Richert-Mirecourt (7)Comme dix autres lignes dans la région, la liaison Nancy-Merrey n’est pas assez entretenue pour permettre une circulation normale des trains. Ce qui est contestée par les défenseurs de cette ligne qui jugent « la ligne ferroviaire est indispensable aux territoires, aux habitants, à l’économie de des villes et villages. » Un manque d’entretien qui s’explique par le budget alloué par l’État  « comme beaucoup d’autres lignes dans un état d’entretien insuffisant, parce que la France  ne fait pas son travail. Il faut trois milliards d’euros par an et  seulement deux milliards y sont consacrés. Donc si pendant 10 ans, vous ne faites pas les travaux nécessaires, les lignes ne sont plus suffisamment sûres et nous sommes obligés de réduire la vitesse des trains. Le service se dégrade de telle façon que des questions de pérennité se posent. » Explique le président de région.

Afin de montrer leur mécontentement suite à l’arrêt des trains, environ 250 manifestants se sont réunis ce matin. Des habitants du secteur, des élus du territoire, des lycéens ou encore des syndicalistes de la CGT, ont donc fait face au président du Grand Est. Une centaine d’entre eux essayant même de rentrer dans la salle Dervaux, au moment de l’inauguration.

10 millions d’euros

Après cette visite, Philippe Richert a reçu une délégation des défenseurs de la ligne, de la CGT et le président de l’association de défense de la ligne, Pascal Lopez. Étaient également présents à cette réunion, le maire de Mirecourt Yves Séjourné et David Valence, président de la commission Transports à la région. « La région  a investi 50 millions Philippe-Richert-Mirecourt (9) pour intervenir sur ces lignes. En réalité, il faudrait des travaux plus importants. Un kilomètre revient en moyenne à 700 000€, donc lorsque vous êtes avec des centaines de kilomètres concernés, ça représente des centaines de millions d’euros » En ce qui concerne la ligne 14, c’est plus de 108 kms qui devraient-être à restaurer. La région s’engage à mettre 10 millions  sur la table, à condition que l’État en fasse tout autant. « Si demain, l’État arrive à dégager des moyens supplémentaires, la région sera à ses côtés pour faire un effort supplémentaire. Je demande à ce que ces efforts soient faits, pour que l’État réponde à ses obligations et que la SNCF puisse ensuite les mettre en œuvre. » Affirme Philippe Richert.

Une décision qui ne convaint pas les défenseurs de la ligne et qui ne sont pas prêts d’abandonner leur lutte contre cette fermeture de voie ferrée. « Nous exigeons de la région que les trains continuent à circuler après le 18 décembre, et pour de longues années encore. » Explique Pascal Lopez, président de l’ADLF.

Comme nous l’évoquions dans un article le 14 novembre dernier, la mairie de Vittel est prête à mettre 500 000 € pour financer le remplacement de 3 500 traverses sur le tronçon où SNCF Réseau évoque un ralentissement. Cette proposition sera l’un des points à l’ordre du jour du conseil municipal de ce jeudi 8 décembre.

A.J.




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