Search
dimanche 18 nov 2018
  • :
  • :

De l’amour en ouverture des 21èmes Rencontres du cinéma Emmanuelle Riva & Dominique Faruggia

image_pdfimage_print
Dominqie Farrugia & Julien Boisselier

Dominqie Farrugia & Julien Boisselier

L’ombre d’Emmanuelle Riva planait sur ces 21èmes Rencontres du Cinéma qui ont été mises officiellement sur orbite ce mardi soir au cinéma du casino Joa.

Anne Alvares Correia

Anne Alvares Correia

Une fois n’est pas coutume, les Rencontres du Cinéma de Gérardmer ont débuté par un hommage d’une vingtaine de minutes à une enfant du pays en la personne d’Emmanuelle Riva, actrice native de Cheniménil. Une projection absolument unique avait ainsi été programmée d’un film d’une vingtaine de minutes réalisé par un spécialiste en la matière , à savoir Fernand Bérenguer. Ce dernier a en effet pour habitude de réaliser des hommages pour la Fédération Nationale des Cinémas Français. Mais le contexte de la projection n’était pas forcément celui imaginé par l’auteur concernant cette actrice française bien-aimée des cinéphiles. En effet, il s’agissait à la base d’un projet prévu pour son 90ème anniversaire.

Thierry Georges

Thierry Georges

Elle n’aura pas eu le plaisir de visionner cette magnifique compilation de son parcours artistique, mais les privilégiés présents dans la salle mardi soir s’en souviendront longtemps, à l’image de son agent Anne Alvares Correia ou du journaliste de Radio Jericho Thierry Georges. Un habitué des Rencontres du Cinéma qui évoquait quelques souvenirs d’Emmanuelle Riva, toujours souriante et accessible. Une femme qui a toujours fait les choses « par amour » et coup de cœur , libre dans ses choix artistiques, au sourire radieux et au regard profond. L’émotion était donc palpable dans la salle, même si finalement l’enthousiasme semblait prendre le pas sur la nostalgie.

Après une petite surprise avec la projection de « Valérian » de Luc Besson, place au film d’ouverture de Ses Rencontres avec « Sous le même toit » de Dominique Farrugia. Une comédie familiale avec en vedette Gilles Lelouche et Louise Bourgoin. Un film bien écrit, avec des situations comiques bien amenées, un tempo assez rapide avec un poil d’émotion, quelques répliques bien senties, bref, le bon cocktail du dimanche soir. Un long-métrage qui ne réinvente pas le genre mais avec des acteurs bien dans leurs baskets grâce à un Farrugia qui leur laisse beaucoup de liberté tout en les ramenant dans le cadre si nécessaire.

D. Farrugia (1)Toujours aussi affable, « sans égo d’auteur » comme le précisait l’acteur Julien Boisselier, son intervention sur les planches du casino fut un réel bonheur. Son humour et son sens de l’impro n’ont rien perdu de sa superbe bien qu’une partie du public ne semblait pas avoir accès une totalité du second degré. Dommage pour les uns, tant mieux pour les autres… En Un quart d’heure, il aura régalé les amateurs et les fans de la première heure, incarnant finalement l’essence même des rencontres : cette proximité avec ceux qui font le cinéma d’aujourd’hui et qui feront celui de demain, et ce en toute simplicité, avec honnêteté et professionnalisme.

 




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.