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samedi 17 nov 2018
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« Kan » Karine invente le « Pop Street » Une histoire d'oeil

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P1100043Il y avait le Pop Art de Wahrol, le Street Art de Fekner et maintenant il y a le « Pop Street » imaginé par Karine Henrot-Baumann. Un véritable label d’origine incontrôlé dont la jeune femme  s’est inoculée toute la substance dans les veines depuis quelques mois. Certes, elle n’a rien inventé, mais ses œuvres sont le prolongement  de celles intitulées la quadrature de l’âme. En son temps, la gérômoise a créé de toute pièce une sorte de monolithe carton de petite taille qui laisse apparaître, sur ses quatre faces, des visages connus le plus souvent extraits d’un monde moderne ou plus lointain. L’artiste en a fait une véritable spécialité, une exploration personnelle pour se diriger aujourd’hui sur la peinture d’objet de la rue, une forme de mobilier urbain revu et corrigé. Tout le monde a en tête l’image des boites aux lettres de la poste, d’un jaune pétant que l’on retrouve au détour de chaque quartier, qu’elles soient suspendues à un pied ou accrochées à un mur. Dans un autre genre mais avec une volonté similaire de l’artiste de détourner leur aspect visuel, ce sont des poubelles qui prennent les couleurs de la ville.

« La difficulté rencontrée tient dans les supports, dans les matériaux utilisés » commente Karine  » pas facile de peindre sur de l’aluminium ou sur du polyuréthane. D’où la nécessite d’utiliser des laques ou de préparer le terrain pour une assise définitive« .

Et ça marche, ça fonctionne au point de faire apparaître Ray Charles en ombre et lumière. Dommage l’auteur de Georgia  n’en verra rien !  Même chose pour le mathématicien Einstein et sa langue tirée que Karine a calculé au millimètre également sur une boite à lettres : pour petit détail mais grand effet, l’œil du maître rejoint celui de sa maîtresse par serrure interposée…coquin, coquine.  Et comme pour la Quadrature de l’âme, l’artiste travaille à main levée au pinceau ou à la bombe, pas question de tomber dans la facilité du pochoir. Alors, alors ! Est ce que le Pop Street va descendre définitivement dans la rue pour faire une révolution artistique et visuelle. Pourquoi pas ! Une poubelle de couleurs et aux motifs instruits se veut de bouleverser les codes établis.

Bref, les œuvres sont laissées maintenant  « aux regardants » pour une vraie et grande exposition. Seul problème, les créations de Karine Henrot-Baumman suscitent l’intérêt des amateurs d’arts et les commandes ne permettent pas au peintre de créer un fond artistique suffisant pour se mettre en lumière. En tout cas pas encore ! Sauf ici même !

 




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