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mardi 20 nov 2018
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L’association des travailleuses missionnaires mise en examen pour travail dissimulé

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restaurants-accueil-du-pelerin-19-1Les travailleuses missionnaires de l’Immaculée n’auraient jamais été déclarées, ni payées. C’est ce que révèle le procureur de la République, Étienne Manteaux. L’association catholique qui gère le restaurant L’Accueil du Pèlerin de Domremy a été mise en examen à Épinal. Elle est accusée d’avoir employé des femmes originaires d’Afrique et d’Asie sans aucune autorisation de travail.

L’association religieuse des Travailleuses missionnaires a été mise en examen pour avoir employé des jeunes femmes originaires pour la plupart d’Afrique, mais aussi d’Asie pour effectuer le service dans ses restaurants. L’enquête a débuté en automne 2015 suite à une inspection du travail. Les suites conduites par l’Office central de lutte contre le travail illégal a permis d’aboutir à un regroupement à Epinal avec d’autres procédures ouvertes notamment à Marseille, Ars-sur-Formans et à Lisieux pour les mêmes faits.

« Ils ont découvert que les personnes qui y travaillent n’étaient ni déclarées, ni salariées » commente le Procureur de la République, Étienne Manteaux.

Des jeunes filles originaires d’Afrique noire et d’Asie

Les travailleuses missionnaires de l’Immaculée, qui cuisinent et servent les repas dans le restaurant L’accueil du Pèlerin de Domrémy n’ont jamais reçu de salaire. Pourtant ce sont bien ces jeunes filles originaires d’Afrique noire et d’Asie qui travaillent au sein du restaurant depuis plus d’une vingtaine d’années. Accueillies par l’association, les jeunes femmes ne se plaignent pas. « La grande majorité des femmes disent ne pas être victime et ne veulent pas porter plainte. Elle se disent heureuses de donner leur vie pour la religion » poursuit Etienne Manteaux. Depuis près de 20 ans, des centaines de femmes ont été employées sans être payées ni déclarées.

L’association se dit dans son droit

L’association des Travailleuses missionnaires de l’Immaculée se dit dans son droit. « Elle considérait ne pas être soumise au droit du travail, estimant que c’était un ordre religieux. Or c’est bien une association avec les mêmes devoirs» note Etienne Manteaux.

Aujourd’hui, le parquet veut se concentrer sur les quelques plaintes déposées, provenant essentiellement de femmes qui ont quitté l’association. « On devrait déboucher sur des poursuites judiciaires dans les mois à venir » conclu le procureur.

C.K.N.




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