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mercredi 14 nov 2018
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Festival de Gérardmer : Sanchez toujours debout Entretien avec le réalisateur du "Secret des Marrowbone"

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Sergio G.Sanchez1Il aura fallu dix ans à Sergio Sanchez pour réaliser son premier film. Scénariste de L’Orphelinat et The Impossible, l’Espagnol a enfin réussi à passer derrière la caméra avec Le Secret des Marrowbone, présenté en ouverture de Fantastic’Arts mercredi. Un rêve pour celui qui, enfant, s’émerveillait devant les posters des films projetés à Avoriaz.

Le Secret des Marrowbone est votre premier film. Vous préfériez l’activité de scénariste ?

Au contraire, j’ai toujours voulu réaliser. À l’école, j’avais fait plusieurs courts-métrages. Mon premier court, 73-37, je l’ai tourné alors que j’avais déjà écrit le scénario de L’orphelinat. Mon intention était de le filmer. Lors d’un festival de court-métrage, j’ai rencontré Juan Antonio Bayona. Il a lu le scénario et m’a proposé de le montrer à ses producteurs comme un échantillon de mon travail pour qu’ensuite ils me fassent écrire d’autres choses. Finalement, ils ont beaucoup aimé cette histoire et l’ont confiée à Juan Antonio. Le film a rencontré un grand succès en Espagne et on m’a collé l’étiquette de scénariste. Mais ce n’était pas mon intention. Après deux autres scénarios, je me suis dit que j’avais suffisamment de force pour réaliser moi-même Le Secret des Marrowbone. Cela m’a pris dix ans ! 

Lors de la cérémonie d’ouverture, pourquoi avez-vous qualifié ce film de « conte » ?

Ce film est très difficile à définir car il traverse plusieurs genres. C’est un peu comme un conte qu’on lit à un enfant pour qu’il aille dormir. Tous les contes ont quelque chose de terrifiant, comme ceux de Grimm par exemple. Avec des enfants cachés dans les bosquets, avec un ogre… La fantaisie naît du trauma.

Votre long-métrage n’est pas vraiment un film d’horreur. Vous pensez que vous avez une chance de gagner un prix à Gérardmer ?

Je ne pense jamais aux prix. Pour moi, c’est un honneur et un orgueil d’être ici. Je ne savais même pas que mon film faisait partie de la compétition. Je pensais qu’il était classé dans une catégorie à part, pour l’inauguration. Et figurez-vous, pour vous donner une idée de comment je suis désorienté, que j’ignorais jusqu’à hier que les deux films dont j’avais écrits le scénario avaient gagné des prix ici (L’Orphelinat, Grand Prix du Jury en 2008, et Fin, Prix spécial du jury en 2013) ! Je n’accorde pas d’importance à cela. Cela dit, durant mon enfance à Oviedo, je lisais des revues de cinéma françaises, sans tout comprendre bien sûr, et j’étais fasciné par les posters qui disaient « Grand Prix d’Avoriaz ». Et je suis ravi d’être dans ce festival où ont été projetés tant de films que j’aime.

Vous êtes déjà sur votre deuxième projet ?

J’ai le deuxième, le troisième et le quatrième projet. Cela m’a tellement été difficile de monter le premier qu’en attendant j’ai écrit beaucoup de scénarios. Je pourrais travailler dix ans avec tout ce que j’ai en stock ! Et je suis également en train ‘écrire une série, où je pourrai raconter plus de choses qu’en deux heures de film.

Crédit photo : Bernardino

Sergio G.Sanchez3

Sergio Sanchez en compagnie du jury jeunes du festival




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