Search
jeudi 15 nov 2018
  • :
  • :

La clinique privée qui dérange To be or not to be ! La question devrait faire pas mal de remous

image_pdfimage_print
720

Illustration

Lors du conseil municipal de vendredi, les élus ont voté une motion dont l’objectif est le maintien et le développement du service public ferroviaire entre Saint-Dié et Épinal. L’occasion pour Eric Defranould d’attaquer un gouvernement ‘« hypocrite »  précisant que tout sera possible en matière du retour du train  si on assiste à une victoire des cheminots dans leur lutte du maintien de leurs différents statuts.

Le représentant de Gérardmer Solidaire a rebondi sur un service public gérômois qu’il estime en danger pour une charge en direction de l’installation d’une future clinique privée consacrée aux urgences ( dans des locaux industriels désaffectés au lieudit des Feutres).

« Apparemment l’Agence Régionale de Santé a donné son accord  » commente le conseiller d’opposition «  si c’est le cas, c’est la fin de l’hôpital et du service de soins public. On ne peut pas habiller Paul pour déshabiller Jacques surtout à des fins mercantiles et privées. Tout le monde est unanime pour dire qu’il est impératif de maintenir les urgences 24h/24 à l’hôpital, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. On sait aussi qu’il faudrait 300 à 350 000 € pour que ce soit possible. La moyenne d’attente dans les services vosgiens est de 6h et, forcément, un tel dispositif  aurait une incidence sur le désengorgement de l’accueil ».

Visiblement, l’installation d’une possible clinique privée sur les bords du lac fait déjà discussion notamment au sein même des professions de santé qui voient arriver un projet diviseur et mal à propos. Un dossier sensible qui devrait faire débat dans les semaines à venir à la  demande d’Eric Defranould qui interpelle le maire afin d’organiser une réunion publique sur le sujet. To be or not to be ? La question reste entière  et devrait faire pas mal de remous très prochainement.




28 réactions sur “La clinique privée qui dérange

  1. jmv

    Habitant Gérardmer, Je ne me sent pas vraiment concerné par la fermeture de la ligne de chemin de fer St Dié Epinal .
    Occupons nous d’abord de mieux mettre en musique les horaires de trains et bus entre gare de Remiremont et Gérardmer .

    Par contre, je partage l’analyse d’Eric Defranoux sur le danger que représente à terme pour NOTRE hôpital l’installation d’une clinique privée.

    répondre
    1. BAB

      Exactement JMV.
      Qu’on nous explique pourquoi les élus locaux vont défendre des services publics sur St Dié, alors qu’il y a péril en la demeure sur leur propre territoire et ils n’en parlent pas. Il y a effectivement urgence à défendre le service des urgences de l’hôpital public de Gérardmer. Mr le Maire, Président du Conseil d’Administration de l’hôpital peut-il encore rester longtemps muet face à une telle perspective ?
      Qu’on nous explique pourquoi l’ARS peut donner une autorisation d’ouverture d’un service d’urgences privé 24h/24, alors que ce service d’urgences existe déjà à l’hôpital public, mais seulement 10h/24.
      Que l’Etat ait l’honnêteté de signifier la fin des services publics de proximité !..
      Après la fermeture de la maternité, du service de chirurgie + bloc opératoire, des fermetures de lits, plus de train à Gérardmer, des écoles qui ferment…. un secteur d’emplois qui n’est pas forcément très florissant, mis à part pour le tourisme (3 mois l’été + 3 mois l’hiver les bonnes années !) et une population locale vieillissante !
      Que deviendra l’hôpital public local ? Une grande maison de retraite qui forcément ne sera pas rentable, où on ne va pas recruter de personnel puisque çà coûte trop cher (on connait le problème actuel des EHPAD).
      Maison de retraite qui pourra être vendue plus tard au secteur privé, qui sait si bien exploiter la déchéance de nos seniors (leur « or gris »).
      Science fiction ???
      A quoi vont désormais servir nos impôts et autres taxes, si ce n’est à subventionner en masse les projets privés, et à financer les salaires de nos élus. Sommes nous prêts à privatiser la gestion de nos communes ?
      Pour répondre à Pierrel, si les remboursements sont soit disant les mêmes dans le secteur privé, l’accueil n’y est certes pas le même : à l’hôpital public, tout le monde peut s’y présenter et sera pris en charge, je ne suis pas sûre que les allocataires de la CMU ou autres défavorisés sont accueillis de la même façon en clinique.
      Car on sait bien que le secteur privé n’investit que pour des actes rentables, ne l’oublions pas.
      Et n’oublions pas non plus que tous nos médecins sont formés dans nos facultés et hôpitaux publics avec l’argent du contribuable.
      Alors, peut-on encore une fois de plus, abandonner un service public ouvert à tous ????

      répondre
  2. Mathy

    À l’heure où la politique du gouvernement en matière de santé est la fermeture des structures de périphéries pour les transformer en Maison de retraite ( de bien plus grandes que Gerardmer ont été concernés ) il serai bien utopique de penser que Gerardmer en sera épargné.
    Donc pour ma part, je préfère aller ou enmener mes enfants ou parents dans une structure privée plutôt que de devoir faire des dizaines de kilomètres en me rendrant sur Saint-Dié ou Remiremont où il faudra en plus attendre des heures (ce n’est pas Mr Defranould qui me conduira et attendra avec moi ni avec personne d’entre vous).
    Un grand MERCI pour cette initiative qui nous permettra de rester sur place pour nous faire soigner au quotidien.

    répondre
    1. gg

      Moi j’ai pas les moyens de payer une médecine privé. Il va y avoir une médecine à 2 vitesse, une pour les riches et une autre éloigné pour les pauvres.
      Les cliniques privées vont ce goinfrer avec nos cotisations, et elles choisiront les actes qui leurs rapporte le plus.
      Défendons le sévice public de proximité.
      Nos impôts servent à ça ! C’est le système de solidarité qui est remis en cause.

      répondre
    2. Jaimie

      Totalement d accord avec ce monsieur
      Toute nouvelle initiative de ce type ne peut qu’ aider à la qualité des soins de proximité
      C’est une aubaine pour la population locale qui devrait se réjouir de ce projet

      répondre
  3. PierreL

    Maintenir l’hôpital, oui, bien sûr. Mais chacun sait que les actes chirurgicaux, surtout les plus lourds, n’y sont pas pratiqués.
    Alors pourquoi se priver d’une clinique qui pourrait assurer la chirurgie, en même temps qu’elle désengorgerait l’hôpital ?
    C’est une excellente nouvelle.
    Les remboursements y sont les mêmes. Tout juste peut-on craindre, peut-être, ces fameux « dépassements d’honoraires » qui sont la honte de nos services de santé…
    Mais une clinique à Gérardmer, on ne peut laisser passer cette chance !

    répondre
  4. michele

    je suis tout a fait d’ accord avec gg je n’ ai pas non plus les moyens de me payer 1 clinique privée lamentable ce systéme après moi je dis donnons plus aux services publics et on enrichie moins mais moins ces gros bourgeois nous les petits on va droit dans le mur et ma conclusion cela fera moins de retraites à payer car nous les petits on à qu’ a mourir faute de soins à bon entendeur salut je suis rèvoltée

    répondre
    1. Zazie

      Aucune banque n’investit de nos jours dans une entreprise à la dérive pourquoi l’état devrait il investir l’argent du contribuable dans un Hopital totalement déficitaire !!! Service à minima il faut avoir plus de 60 ans pour avoir droit à une consultation Ophtalmo … Alors OUI à une clinique privée ou les soins sont remboursés au même titre que dans un Hopital publique

      répondre
      1. jmv

        Les hôpitaux ne sont pas des entreprises.

        L’argent du contribuable est justement là pour faire fonctionner les services publics et notamment les hôpitaux, dans des limites de raisons et de bon sens.

        Il suffit en contre exemple de regarder ce qui se passe avec la gestion de l’eau confié par des communes à des multinationales.

        Pas du tout envie de voir ma santé placée dans les mains de groupes financiers.

        répondre
        1. Alexis Martin

          Les hôpitaux publics n’ont plus un rond. Je me demande même si les personnels administratifs de contentieux ne sont pas maintenant plus nombreux que les personnels hospitalier.
          Il faut savoir que dans les hôpitaux, même publics, des chirurgiens sont en secteur II et donc pratiquent des dépassements d’honoraires.
          La situation est claire, elle est devenue la même que dans certains autres pays, t’as pas d’argent faut pas être malade, ou pas trop…
          La médecine est devenue comme les autres secteurs de l’artisanat, avec comme adage : la qualité, ça se paye.
          Je ne sais pas si les internes de garde auxquels j’ai eu affaire de l’hosto de Gérardmer étaient là par vocation ou par punition, mais pour avoir vécu quelques mauvaises expériences rattrapées en urgence à Epinal, il faudra vraiment que mon pronostique vital soit engagé pour que j’y retourne… sorti de la bobologie (entorse, petite-coupure, nausées, etc) optez pour une contre-visite.

          répondre
  5. Monica

    D’accord aussi pour l’ouverture d’une clinique privée ! Rassurez vous vous êtes remboursé comme dans le public… Cela effectivement permettra d’avoir à proximité un service de santé sans effectuer des kilomètres!!! Bonne nouvelle en ce qui me concerne et rassuré aussi je crois

    répondre
    1. jmv

      .
      Vous faites bien d’aborder le sujet.
      Les responsables actuels de la com com qui sont plutôt dans la zone de l’hôpital de Remiremont, se moquent bien de savoir si cela peut menacer à terme l’hôpital de Gérardmer

      répondre
      1. toi

        vu la rapidité avec laquelle les élus de la comcom bossent, je pense qu’ils ne sont pas prêts de prendre une décision. Ils vont certainement prendre un cabinet d’expert ( pour quelques milliers d’euros ) décidé d’une année de transition qui dureras 2 ou 3 ans en réalité ect ….
        rendez vous dans ……… 5 à 10 ans.

        répondre
  6. francois

    C’est totalement rétrograde de penser que seul un grand service public permettrait d’offrir des meilleurs soins au meilleur prix… Les hopitaux sont déficitaires plus de moyens pour embaucher du personnel qualifié et encore moins pour investir dans des locaux et du matériel qui n’est plus dans les normes. Pour moi ce n’est plus de la médecine mais du remplissage et des soins à moindre côut que l’on propose aux personnes malades.

    A savoir que la plus grande partie du déficit est masquée à coup d’enveloppes de subventions …

    Alors pourquoi dire non à des établissements privés, surtout que les malades ne manquent pas du tout à la vue de l’attente dans les services d’urgences et la rareté des places des places des chambres d’hôpital.

    Tout le monde devrait se réjouir d’une alternative dans les possibilités de se faire soigner. Le jour ou l’hopital disparaitra et cela est imminent il n’y aura plus rien du tout …

    De nombreuses cliniques se sont ouvertes dans d’autres villes sans pour autant voir la fermeture des hopitaux publics …

    répondre
    1. BAB

      Alors dans la continuité de votre résonnement, fermons tous les CHU de France (tous déficitaires), et laissons le privé (qui est lui aussi grassement subventionné par l’Etat) s’occuper de notre santé, du moins pour ceux qui en auront les moyens. Non Mr François, tout le monde ne se réjouis pas !
      Les déserts médicaux avancent et l’Etat abandonne ses campagnes.
      La santé a-t-elle un prix ??? certes elle a un coût et il suffirait parfois d’un peu de volonté pour améliorer l’existant. La division privé-public n’ira surement pas dans le sens d’une amélioration de notre système de santé.
      Pour finir, souhaitons nous de rester en très bonne santé le + longtemps possible.

      répondre
      1. francois

        Ne confondez pas un CHU avec un petit hopital de campagne !!! Les CHU ont réellement besoin de moyens, ils travaillent en partenariat avec les facultés de médecine et à l’enseignement post universitaire de nos futurs praticiens hospitaliers et non hospitaliers. Par le biais de la recherche clinique ils participent activement au progrès des sciences médicales …pour nous proposer des soins appropriés de qualité. Et là on parle vraiment d’un service public qui à besoin d’être sauvé et qui à besoin de fond !!!

        répondre
        1. BAB

          Non non, je ne confond rien.Je suis bien d’accord avec vous sur la nécessité de pérenniser l’existence des CHU, qui participent très largement à la formation de nos médecins et à la recherche médicale, en étant financés par des fonds publics. Ils continueront évidement à être déficitaires, puisque la formation et la recherche ne rapportent rien en terme d’argent. Mais à qui tout cela va profiter si les services publics disparaissent des campagnes ? Quel retour sur investissement pour le citoyen lambda, à 1h ou 2 du CHU le + proche ?
          Je ne veux que défendre un service de proximité existant qui a sa raison d’être et ne demande qu’à être amélioré, modernisé. Il faut savoir que les petits hôpitaux publics de campagne (comme vous dites) servent souvent de « dégorgeoirs » aux + gros centres, et qu’ils accueillent beaucoup de patients dont personne ne veut, parce qu’ils ne « rapportent » pas aux établissements (paiement à l’acte oblige). Qu’en adviendra-t-il de ces personnes ?
          Pour finir, il m’est fort désagréable de penser que l’argent de mes impôts et autres taxes, soit redonné à des services privés qui vont spéculer sur ma santé : tu me rapportes de l’argent, je t’accepte; tu me fais perdre de l’argent, je te jette.

          répondre
          1. Roberto

            Le système de protection sociale fait que vous êtes remboursés de la même manière que ce soit dans le privé ou le public …la SPÉCULATION , pensez vous Que tous les cabinets médicaux privés qui ont étaient subventionnés par l’état pour sauver les zones devenues prioritaires sont dans la spéculation ???

  7. jmv

    Soit.
    Tout en sachant que ces cliniques privées sont situées en general dans de grandes villes ,là ou le risque de fermeture des hôpitaux publics est beaucoup moins envisageable.

    répondre
  8. jean

    Je pense ce projet bénéfique pour la ville et sa périphérie et… ses touristes. L’installation d’ une clinique ,ce n’est pas forcément la concurrence avec les spécialisations de l’Hôpital mais l’arrivée à proximité de nouvelles spécialisations , c’est l’arrivée de nouveau médecins spécialistes et l’attirance possible de nouveaux généralistes ,on manque cruellement de ces derniers,à titre d’exemple il est de plus en plus difficile (voire impossible)de pouvoir consulter et d’avoir un médecin référent lorsqu’on est nouveau résident à Gérardmer…on nous renvoie sur Granges, sur Bruyères…sans véhicule ce n’est pas facile….

    répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.