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jeudi 15 nov 2018
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Comme des garçons, ou presque … Rencontre avec le réalisateur Julien Hallard

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La projection de « Comme des garçons » s’est déroulée ce mercredi 4 avril au Joa casino. Pour son premier long métrage, le réalisateur Français Julien Hallard a répondu présent à l’invitation des Rencontres du cinéma.

Julien hallard s'est fait un plaisir de répondre aux questions du public.

Julien Hallard (à gauche) s’est fait un plaisir de répondre aux questions du public.

Cette comédie, inspirée d’une histoire vraie, met en scène les nombreux obstacles rencontrés par la première équipe de foot féminine Française à la fin des années soixante. Effectivement, à cette époque, alors que dans beaucoup de pays européens comme l’Italie les équipes féminines existaient et étaient autorisées (et même licenciées), ce n’était pas encore le cas en France jusqu’en 1971. Ainsi, comme n’a pas manqué de le souligner Arnaud Toussaint (Directeur général du SEM palace d’Epinal) avant la diffusion, «  cette histoire est hors du commun mais très proche de nous », ce qui fait de ce film un film grand public à visionner en famille.

Après la diffusion, Julien Hallard explique que c’est totalement par hasard, en écoutant un matin la radio, qu’il a découvert cette histoire où d’anciennes joueuses prenaient la parole. C’est en découvrant « cette galerie de personnages (…) créativement intéressants » que le réalisateur a donc mis la pied à l’étrier pour la réalisation de son premier long métrage. Afin d’être au plus proche de la réalité, ce dernier a rencontré de nombreuses joueuses de cette époque, et confie avoir « entraîné » ses actrices durant 3 mois au ballon rond au rythme effréné de deux séances minimum par semaine. La collaboration parfois compliquée entre les deux personnages principaux du film, Paul Coutard, ( interprété par l’acteur Max Boublil) un journaliste sportif séducteur et macho, et d’Emmanuelle Bruno sa secrétaire prédestinée au football (interprétée par Vanessa Guide) est réussie.

Le premier a accepté un rôle un peu à contre-emploi en tirant un trait sur quelques vannes. La seconde a vraiment tout donné pour se mettre dans la peau d’une footballeuse, insistant même parfois pour réaliser certains gestes techniques compliqués. « Quand c’était trop compliqué, je lui disais de « sortir » comme un entraîneur, et elle me répondait « non, je reste ! » Mais vous l’aurait peut-être remarqué, elle est quand même parfois doublée pour certaines scènes… » précise Julien Hallard. Si les moments de rires sont nombreux, on peut même se laisser surprendre par des notes plus touchantes sur la condition des femmes à cette époque.

On peut donc dire que c’est une comédie rondement menée, un peu plus qu’une comédie même, qui arrive à vous faire rire tout en esquissant en toile de fond un sujet définitivement d’actualité, à savoir l’égalité homme-femme.




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