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samedi 17 nov 2018
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« Le doudou » : faire rire, tout un art… Clap de fin pour les 22e Rencontres du Ciné - coup de coeur pour "The Cakemaker"

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C’est avec « Le doudou » que le rideau est tombé sur les 22èmes rencontres du Cinéma de Gérardmer. Une comédie française, premier film réalisé par Julien Hervé et Philippe Mechelen, deux professionnels du rire qui avaient déjà l’habitude de travailler ensemble sur les Guignols de Canal+ notamment.

Romain Lancry aux prises avec David Salles.

Romain Lancry aux prises avec David Salles.

Le duo de réalisateurs qui avait d’ailleurs fait le déplacement pour la projection accompagnés des acteurs David Salles et Romain Lancry, particulièrement loquaces eux aussi, que ce soit avec la presse ou avec le public, qu’il s’agisse du film ou plus généralement du genre : la comédie. Car faire rire est un art et ce n’est pas donné au premier venu ! Ça se travaille, ça se réfléchit, ça se dose : « La comédie est un genre très technique et l’humour est souvent une question de rythme. Les gags et les vannes doivent être déclenchés à un moment très précis, à une fraction de seconde près, la même vanne peut fonctionner ou tomber à l’eau. Et c’est aussi une histoire d’écriture, de réalisation, de montage. Souvent, c’est bien le montage qui est super important et qui fait la différence. Certains films remontés pourraient bien mieux fonctionner parfois » précise Roman Lancry.

En cela, « Le doudou » est clairement dans le bon timing, et « timing is everything » comme disait Michael Jordan (y-a-til un lien avec les Basket de Julien Hervé ?…)… Le casting fait lui aussi merveille et chaque personnage a quelque chose à défendre dans ce roadtrip, dans cette « quête » du doudou comme la décrit Lancry. Le scooter de Malik Benthalha et Kad Merad nous transporte d’un univers à l’autre, des univers caractérisés par des personnages un peu caricaturaux (mais pour la bonne cause) et souvent touchants bien que parfois un peu maladroits. « Il n’y a pas vraiment de méchant(s) dans cette histoire, ils ont tous plus ou moins envie de bien faire… » ajoute Romain Lancry. Et ces univers sont le prétexte à des apparitions un peu improbables mais très subtilement dosées d’acteurs comme Guy Marchand ou Elie Sémoun, pour ne citer qu’eux.

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Les 4 mousquetaires lors du dîner clôture aux Bas Rupts.

« Le doudou » est également marqué par deux duos : celui constitué par Kad Merad et Malik Benhtalha bien sûr, mais aussi celui, encore plus improbable, constitué par David Salles et Romain Lancry justement. Pour le premier, il s’agit de l’association entre Michel, un père de famille modèle, et Sofiane, jeune irresponsable un peu escroc qui ne pense qu’à l’argent et dont la vie va être un peu chamboulée en fin de parcours. Ils vont devoir unir leurs forces pour retrouver le doudou en question qui appartient à la fille de Michel. Quant au second binôme, il associe deux autres employés de Roissy (comme Sofiane) dans le film: incarné par David Salles, le premier est maître chien dans toute sa splendeur ; le second, incarné par Romain Lancry, est un vieux pote de Sofiane qui officie au poste de surveillance vidéo et qui est prêt à tout pour séduire une fille… On ne vous en dit pas plus !!

Pour résumer, « Le doudou » est le film idéal à voir en famille ou entre potes. Un film soigné, plein d’humour bien sûr, mais aussi plein de petits détails sympas, de clins d’oeil, et d’une certaine richesse que l’on ne soupçonne pas forcément dans ce genre de productions. Et franchement, c’est assez rare pour être signalé. Pour un premier film, les deux réalisateurs rendent une bonne copie, propre et agréable à regarder du début à la fin… Y a plus qu’à sortir le pop corn !




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