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jeudi 15 nov 2018
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The Cakemaker : un film de gôut C'est pas du gâteau... A moins que...

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The Cakemaker - detail of the movie poster

The Cakemaker

La diffusion du drame « The Cakemaker » , premier film du réalisateur Israélien Ofir Raul Graizer, s’est déroulée ce 5 avril à Gérardmer. Ce film, Israélo-Allemand fait partie des très belles découvertes de ces rencontres du cinéma.

Le synopsis ne manque déjà pas de créativité : Tomas, un pâtissier Allemand devient l’amant d’Oren un homme Israélien. Mais Oren a une famille à Jérusalem. Leur relation, cachée de tout regard, se voit vite bouleversée quand Oren perd brutalement la vie dans un accident. Tomas décide alors de tout plaquer pour se rendre à Jérusalem rencontrer la famille de son amant défunt et ainsi en savoir plus sur les circonstances de sa mort. En dissimulant son identité, Tomas s’insère alors rapidement dans la vie d’Anat (la veuve de son amant) et de son fils. Ce triangle entre les personnages se révèle vite d’une grande poésie. Effectivement le lien entre eux est d’une grande puissance et touche directement le spectateur. Tous sont reliés au même homme d’une manière forte et se retrouvent donc sentimentalement liés les uns aux autres par ce deuil commun.

De plus, le choix d’un film avec très peu de parole, et élaboré principalement avec de longs plans séquences donne la sensation au spectateur d’être le témoin de l’action, comme si une caméra avait simplement été posée dans leurs vies. En l’absence de discours permanents, le travail sur la musique réalisé par Dominique Charpentier est tout aussi convainquant : le film est accompagné d’un fond musical de piano qui fige encore plus la beauté et l’intensité des scènes.

Enfin, la religion tient aussi une part importante dans le film. Un œil est posé sur la religion juive, et sur son omniprésence en terre sainte. Il dessine avec finesse l’esprit de la tradition et du quotidien des juifs de Jérusalem. La religion et l’importance des évènements qui drainent la communauté permet à Tomas de s’intégrer dans ce monde nouveau. Mais, qui à l’inverse, n’hésite parfois pas à l’écarter et à accroître  sa solitude.

Une seule chose est sûre, le meilleur des conseils reste donc de se rendre dans les salles le 6 juin prochain, car c’est aussi  pour cela que les Rencontres du cinéma existent : faire découvrir des pierres précieuses du 7ème art.




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