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samedi 23 juin 2018
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Maladie de Lyme – to be or not to be ? La question reste entière !

image_pdfimage_print

P1110353On pouvait l’imaginer, la conférence organisée par le Rotary Club de Gérardmer a fait salle comble ce vendredi au Casino. Et pour cause, la maladie de lyme est devenue un problème de santé publique, notamment dans l’Est de la France particulièrement touché par l’invasion des tiques, vecteurs de la Borréliose. Pour en parler, les rotariens ont sorti de leur chapeau un « ponte » en la matière c’est-à-dire Le professeur Yves Hansmann, chef du service de pathologies infectieuses au CHU de Strasbourg et référent national. La soirée s’est scindée en deux parties distinctes : la première consacrée à l’exposé sur la maladie et la seconde faite d’un échange avec le public venu en nombre, la salle de cinéma du Casino étant presque pleine.

Dixit éponyme de Shakespeare, on ne fait pas d’Hamlet sans casser d’œufs ( voir notre titre). Autrement  dit, la maladie de Lyme reste un mystère partiel pour les autorités médicales : ne nous voilons pas la face. A l’instar de la bactérie, la redoutable Borrélia qui navigue ou pas dans notre corps est difficile à détecter c’est un peu comme envoyer une pièce en l’air pour retomber sur la tranche. En ce qui concerne LES symptômes, si tant est qu’ils soient générés par l’infection, il faut attendre qu’ils soient installés : une vraie lapalissade. Les tests ? Ils sont bons, mais pas toujours ! Les traitements, une fois la maladie de Lyme diagnostiquée, se suffisent à la prise d’antibiotiques…et puis c’est tout, et c’est déjà pas mal.

Mais le Le professeur Yves Hansmann se veut rassurant et, par expérience, il sait que la maladie se soigne bien,  qu’il est possible d’en venir à bout sans passer par la case sérologique allemande mais par le sérieux de certains laboratoires « französisch ». Quelques contradicteurs du médecin étaient forcément dans la salle pour évoquer des cas particuliers et remettre en cause une méthodologie institutionnelle et médicale…Alors !

Pour le reste, il  vaut mieux prévenir que guérir, c’est à dire éviter les endroits et les comportements à risque, soit les galipettes dans les prés et les sous bois, sortir couvert et utiliser les répulsifs.

 

 




8 réactions sur “Maladie de Lyme – to be or not to be ?

  1. Chapelier

    Etant dans la salle pour cette conférence. Je déclare cette conférence nul.
    Je suis malade de cette maladie de lyme et je peu vous dire que mr hansmann, ne vous a pas tout dit !De Plus il expique sur son écran des choses qui dataient de 2005 !Les choses ont changer depuis!!! Lyme se transmet aussi par autres insectes ! Et bien souvent très mal soignée en france .En général quand vous aller chez un médecin et que vous avez était mordu sans le savoir et que vous vous sentez mal il vous donne des anti depresseur ! Ou c est dans vôtre tête ! !La bactérie à te temps de faire des ravage en attendant de trouvez ce que vous avez!!! Et pour finir les Allemands sont mille fois mieux informés que nous sur cette maladie et l endort nettement mieux qu en FRANCE Lyme chronique et une grande souffrance je peu en témoigner

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  2. Association loi 1901 "CHRONILYME"

    Bonjour,

    Informés de la tenue de cette conférence, nous avions contacté le Rotary de Gérardmer pour lui demander instamment de présenter en introduction à la conférence la polémique actuelle sur la maladie de Lyme et de bien préciser à l’assistance que le Pr HANSMANN ne représentait qu’un des courants de pensée médicale, celui qui devient minoritaire en France et surtout celui qui tend à minimiser la gravité de la maladie et de la situation.

    L’organisateur nous a adressé une fin de non-recevoir. C’est donc une conférence qui aura fait la part belle à la désinformation mettant clairement en danger des citoyens qui minimiseront de facto la gravité de la maladie. Ce dont nous allons nous plaindre très formellement auprès du ROTARY.

    Bien à vous, Association Chronilyme

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  3. Denis BERTRAND

    Une Honte cette conférence ! Une désinformation totale avec une seule ligne proposée, celle de la HAS qui a bien conditionné le soldat hansmann à raconter sa leçon et à qui je donnerais 20/20 sur le sans fautes mais un 2/20 pour la véracité des propos !!!! Mais ce n’est pas grave, il y a quelques mois il affirmait et clamait haut et fort ses dires mais maintenant il suppose ou il dit que « peut être » ou « je ne suis pas au courant » voir « je n’ai pas vu votre dossier » car il a bien senti que le vent commençait à tourner tout doucement … Il prépare ses arrières … Il ne faut pas oublier que de nombreuses plaintes et donc futurs procès contre les labos les Hôpitaux la HAS, l’Etat et d’autres du même « panier » fleurissent un peu partout, entre autres, 5 ou 600 plaignants rien que pour le Lymaction (Maîtres Faivre et Fouray d’Epinal), ça, hansmann n’en a certainement pas parlé !!! les Malades en ont marre de subir les idioties de toute une classe de soit disant spécialistes qui ne savent pas de quoi ils parlent !!! Il n’y a pas de fumées sans feux, rappelez vous le Sida, Tchernobyl, l’Amiante, et plus proche de nous le médiator, « ce n’était rien et voilà qu’aujourd’hui » comme dirait Cabrel, dans quelques années un scandale sanitaire énorme va éclater et personne ou presque n’aura rien vu venir … comme d’habitude ! Aux USA, un rapport OFFICIEL FEDERAL a été publié le 09 Mai 2018, relayé par LE POINT santé (Tribune) en réponse au Pr christmann qui prône le même discours que hansmann au mot près en voici la teneur exacte, je cite : « Les déclarations du Pr Christmann sont en totale contradiction avec les rapports fédéraux Américains officiels publiés le 09 mai 2018 sous l’égide de l’US Département of Health and Human Services. En effet, ces rapports reconnaissent la mauvaise qualité des tests diagnostiques pour la maladie de Lyme, le rôle des infections associées à cette maladie, appelées co-infections, l’absence d’études bien faites pour évaluer les stratégies de traitement, l’existence d’une forme CHRONIQUE avec persistance d’une maladie évolutive après quelques semaines de traitement antibiotiques, et l’absence de recherches de qualité » Je vous laisse donc seuls juges de la qualité des propos de Hansmann vendredi soir à Gérardmer … Bien à Tous

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    1. Denis BERTRAND

      Bonjour Chronilyme, Vous seule vous êtes manifestée pour nous défendre ouvertement à l’occasion de ce One Man Show et je vous en remercie mais peu importe le Nom que portent les associations, il faut en premier lieu que nous Toutes et Tous restions soudés face au rouleau compresseur officiel qui essaye de nous faire taire sans nous reconnaître ! Trop de Malades en souffrance, en errance médicale ou pire encore, faussement diagnostiqués attendent des solutions qui ne viennent pas, le futur PNDS remastérisé, encore une vaste blague j’en suis certain, un pas en avant et trois en arrière c’est ce qui nous attend je le crains …

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  4. Loriaux

    Ce n’est pas une information objective et à jour avec les données scientifiques, à plus d’un titre :

    – on ne peut affirmer que les tests sérologiques sont performants, des chercheurs européens du Centre de Contrôle des Maladies (ECDC) a analysé toute la littérature sur le sujet et a conclu que les preuves scientifiques disponibles étaient globalement de piètre qualité ;

    – les recommandations que le Prof. Hansmann préconise sont dépassées et basées sur les recommandations américaines de 2006, développées par la Société Américaine des Maladies Infectieuses (IDSA). Des chercheurs ont analysé la qualité de leurs recommandations et ont déterminé qu’environ 50 % d’entre elles étaient basées sur des opinions, non sur des preuves scientifiques probantes. Lyme n’échappe pas à la règle, seules 16 recommandations sur 71 sont basées sur des essais cliniques randomisés (critère minimal à l’heure actuelle !), tandis que 38 autres sont basées sur des opinions ;

    – le NICE anglais a effectué un travail important en mettant à jour ses recommandations sur la prise en charge de cette pathologie. Après analyse de la littérature, il apparaît que les preuves scientifiques disponibles sont globalement de piètre qualité pour l’ensemble des aspects pris en compte (définition des signes de la maladie, diagnostic des différentes formes de la maladie et performance des tests sérologiques, traitement des différentes formes de la maladie y compris l’érythème migrant) ;

    – on nous parle de maladie de Lyme causée par des Borrelia. Très bien, seulement voilà, les tiques véhiculent et transmettent d’autres pathogènes (virus, bactéries, parasites, …), ce que l’on appelle habituellement les co-infections. Plusieurs articles scientifiques récents mettent en évidence le fait que les co-infections sont davantage la règle que l’exception !

    – d’autres publications scientifiques apportent des arguments en faveur de l’inefficacité des antibiotiques chez certains patients, de la persistance de bactéries au terme du traitement, …

    Que se passe-t-il aujourd’hui lorsqu’un infectiologue reçoit un patient qui continue de se plaindre après les 28 jours d’antibiotiques ? Dans le meilleur des cas, il prolonge de 4 semaines. Dans la plupart, il invite son patient à consulter en psychiatrie ou à consulter un autre médecin pour rechercher un diagnostic de maladie auto-immune ou de douleur chronique. Habituellement, le patient reçoit une étiquette « maladie psychosomatique » ! Si si, des dizaines de milliers de patients à travers le monde le dénonce …

    Mais, en France, tout va bien … (n’oublions pas que le nuage radio-actif s’est arrêté juste à la frontière française à une époque)

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    1. Association loi 1901 "CHRONILYME"

      Totalement d’accord avec vous. Le ROTARY s’est discrédité sur cette conférence… Et ce n’est pas faute de les avoir prévenu trois semaines à l’avance… Bonne journée.

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