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mardi 11 déc 2018
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Stéphane Brogniart met le cap sur le Mercantour pour sa dernière aventure de l’année Fin du 1er chapitre pour ETARCOS – prochain épisode au printemps 2019

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Crédit photo - Justine Vannson

Crédit photo – Justine Vannson

Pour son dernier défi de l’année 2018, Stéphane Brogniart s’élancera sur la Grande Traversée du Mercantour pour tenter de réaliser le meilleur temps connu de ce tracé en course à pied. Il reliera Estenc (06) à Menton d’une seule traite en traversant le parc National du Mercantour, réalisant une distance de 212 km avec 12 000 mètres de dénivelé positif. 

Ce vendredi 21 septembre à 17h30, Stéphane partira une fois de plus à l’aventure et écrira ainsi les dernières lignes du premier chapitre du projet ETARCOS. Projet dont l’objectif final se profile à l’horizon 2023 avec la traversée de l’Océan Pacifique Sud à la rame, en solitaire. En attendant, il va suivre  le balisage du sentier mis en place par le département des Alpes Maritimes en espérant arriver dimanche, le tout après 45 à 50 heures de course à travers le Mercantour, territoire d’une splendeur remarquable, mais aussi semé d’embûches.

« Je pars sans repérage même si j’ai des amis qui l’ont fait cette été en rando et qui m’ont fourni quelques infos. Il y a des segments qui seront très techniques où je ne serai pas sur des grosses moyennes. Je vais parfois devoir évoluer à 3 ou 4 km/h, notamment à partir du 80ème Km jusqu’au chalet suivant. Cette traversée va donc être vraiment différente de celles du Jura et des Vosges, que ce soit pour moi ou en matière d’organisation et de suivi » explique Stéphane.

L’épreuve la plus compliquée en trail

« L’idée de toutes ces traversées est aussi de donner la possibilité aux gens de me suivre sur place sur certains tronçons. Mais là, il va y avoir le problème de l’accessibilité, du coup on a plutôt sensibilisé des locaux, notamment pour les parties de nuit. Cette fois il y aura deux équipes d’assistance car en voiture c’est plus compliqué d’aller d’un point A à un point B, et certains ravitaillement seront espacés de 20 ou 30 km. Une fois que tu es dedans, tu n’as pas d’autre choix que d’aller jusqu’au bout.

En matière de logistique aussi, ce sera vraiment pas pareil : je pense par exemple aux gens qui vont filmer et prendre des photos. Mais ce sont des athlètes, c’est des bons ! (…) Et il y aura forcément le problème de réseau pour pouvoir maintenir le suivi sur les réseaux sociaux qu’il faudra gérer. (…) Vraiment c’est une des épreuves, si ce n’est l’épreuve la plus compliquée que j’ai jamais fait en trail. C’est très technique, je le répète, très difficile, très solide, même s’il y aura une fois de plus l’aspect partage avec les gens du cru et la découverte du massif ». Une notion de partage qui est essentielle pour Stéphane dans sa démarche et son projet.

Gare aux Patous

Ajoutons que sur le parcours, il n’y aura pas que les gens, il y aura peut-être même les chiens du cru, car le Vosgien devra également être équipé en cas d’attaque de Patous (chiens qui gardent les troupeaux de moutons – NDLR). Des attaques qui semblent malheureusement se multiplier et qu’il faut prendre au sérieux. Cela fera peut-être une « compétence » supplémentaire acquise lors de ce périple ! Car trêve de plaisanterie, chaque défi programmé avant 2023 est bien destiné à conférer  une corde supplémentaire à l’arc de notre aventurier (lire notre précédent article). Concernant le Mercantour, l’accent sera mis le fait de partir sans repérage et l’adaptation permanente aux événements, au relief, à un territoire inconnu et donc peut-être à la faune…

Et après ?!? Stéphane Brogniart s’octroiera un temps de récupération avant de se replonger dans la mise en place du projet ETARCOS, dans la structuration et l’organisation de l’association qui le porte, la recherche de partenaires ou encore la création d’un support vidéo retraçant la première saison et les 4 défis qui l’ont rythmée. « Je pense me faire aussi une dizaine de jours de rando en Slovénie en octobre avec un ami, un spécialiste de l’ours. En novembre j’aurai aussi une première rencontre avec des professionnels pour envisager le bateau qui me servira en 2023, le budgétiser et budgétiser la traversée du Pacifique. On estime le projet de la traversée à environ 200 000 € ».

3 nouveaux défis en 2019

Et en décembre, il sera temps d’attaquer la préparation du 1er défi de la deuxième saison prévu pour le courant du mois de Mars dans un sport très éloigné de ce que Stéphane a l’habitude de pratiquer… La surprise reste entière pour le moment. Le deuxième défi de l’année 2019 devrait quant à lui avoir lieu en août prochain, et le dernier en octobre. Entre temps, l’aventurier redeviendra trailer parce qu’il adore ça, tout simplement, et se fera un « petit » 90 km du Mont Blanc fin juin. Bref, un calendrier bien chargé !




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