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vendredi 16 nov 2018
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La vierge de La Creuse était en fête Fête de la nativité

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Texte François Lavergne

Dimanche dernier, le lendemain de la Fête de la Nativité de la Vierge et comme le veut la tradition, les fidèles de Gérardmer sont venus se recueillir auprès de la chapelle de la Creuse dont la première pierre fut posée en septembre 1926, les lieux étant dédiés à la Mère de Dieu depuis 1740. Ils  entouraient  Monsieur l’Abbé Jean Pierre WAGNER, curé de la Paroisse et Monsieur et Madame GABRIEL, cette dernière étant la descendante de Monsieur DUFOUR, décédé en 1945 ( pharmacien de la Grand-rue – comme on disait alors) et de M. et Madame Amélie SESTIER qui fut organiste durant de nombreuses années dans les années de guerre et après-guerre. Ces personnes sont  établies, aujourd’hui, en région nancéienne mais ne manquent jamais de rejoindre ce « petit coin chéri des cieux » comme le disait le poète et le chantait l’Abbé BEAU. Ils maintiennent ainsi la tradition établie en 1929 par le pharmacien. Les plus anciens du pays géromois peuvent se souvenir de la messe célébrée là en 1935 par Monseigneur GILBERT et plus précisément encore du sermon  du « vicaire jeune et plein d’allant », l’Abbé MATHIEU :

« Oui, Marie, la Mère de douleurs, les a connues toutes et c’est pourquoi notre pauvre humanité s’adresse à Elle, jamais déçue dans son espérance. »

C’est pour ces raisons que les gens d’ici aiment rejoindre les lieux, s’arrêter devant la fresque peinte sur le rocher, auprès de la petite fontaine où apparaissent encore, malgré le temps et les divers abandons ou même reniements, signes de  notre époque, ces quelques lignes « Notre Dame de la creuse, à l’Ave du pèlerin sois sensible et, l’âme heureuse, il poursuivra son chemin » et surtout prier pour que la Vierge réveille les consciences et les engagements. Ainsi ont-ils prié pour notre  temps, pour les gens qui souffrent, qui oublient, pour que, dans un sursaut, soient préservés ces lieux de paix, de nature, images sublimes d’une création dont on affirme qu’il faut le protéger.

Un pot d’amitié était ensuite offert à l’auberge voisine qui se présente comme gardien du lieu.

Pour clore la cérémonie était repris le chant de Marie CONTAL  quelque peu vieillot aux yeux d’aujourd’hui mais qui demeure témoin d’une foi alors simple, innocente, sans faille.

Puissent les diverses actions des gens de bonne volonté de jadis, DUFOUR, COURTOIS de l’OTSI, ETIENNE, MAZURIER, PRUDENT lu « Linge des Vosges » , du Comité des Promenades, VIRY, CONTAL, G. MARTIN et autres de la municipalité contribuer trouver un écho dans le cœur des gens attachés au pays afin que le passé continue de vivre dans ce qui est le plus beau, protéger  la Création ( particulièrement rayonnante en ce dimanche) et pérenniser les traditions qui honorent la Perle des Vosges.

 

 




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