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mercredi 16 jan 2019
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Deux vosgiens blessés dans l’attentat de Strasbourg Jeanne Loroh touchés à un bras et Jérémy Raoult à la carotide

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Dans la trop longue et insupportable liste des blessés touchés dans l’attentat de Strasbourg on déplore l’identité de deux vosgiens. Le spinalien Jérémy Raoult, plus connu sous le pseudo artistique de Lovetek touché très gravement à la carotide. Musicien il se préparait à un concert dans un café de la capitale alsacienne. Sur la page facebook de son père Paul, ce dernier précise il y a quelques heures « Jérémy va bien dans le sens où le pronostique vital n’est pas engagé et que son état est stationnaire. En fait, il a pris une balle dans la carotide. Après une opération pour ligaturer la veine, les médecins l’ont plongé dans un sommeil profond. Il peut y avoir un risque à son réveil vendredi de constater des séquelles au cerveau qui aurait pu manquer d’irrigation ».

La seconde personne touchée est Jeanne Lorho, blessée à un bras. Elle  est a fille de Christelle et Cyrille Lorho fromagers très connus dans le secteur de Moyenmoutier et qui possèdent un commerce à Strasbourg. Sur son compte Twitter sa mère précise « elle a été prise en charge par les secours et opérée. Elle se réveille . Nous sommes chanceux et heureux quelle soit toujours près de nous ».

Le tireur fou, est toujours introuvable.

 

 

 




Une réaction sur “Deux vosgiens blessés dans l’attentat de Strasbourg

  1. philippe Geoffroy

    Un mal qui répand la terreur,
    Mal que le Ciel en sa fureur
    Inventa pour punir les crimes de la terre,
    La Peste [puisqu’il faut l’appeler par son nom]
    Capable d’enrichir en un jour l’Achéron,
    Faisait aux animaux la guerre.
    Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
    On n’en voyait point d’occupés
    A chercher le soutien d’une mourante vie ;
    Nul mets n’excitait leur envie ;
    Ni Loups ni Renards n’épiaient
    La douce et l’innocente proie.
    Les Tourterelles se fuyaient :
    Plus d’amour, partant plus de joie.
    Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
    Je crois que le Ciel a permis
    Pour nos péchés cette infortune ;
    Que le plus coupable de nous
    Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
    Peut-être il obtiendra la guérison commune.
    L’histoire nous apprend qu’en de tels accidents
    On fait de pareils dévouements :
    Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
    L’état de notre conscience.
    Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
    J’ai dévoré force moutons.
    Que m’avaient-ils fait ? Nulle offense :
    Même il m’est arrivé quelquefois de manger
    Le Berger.
    Je me dévouerai donc, s’il le faut ; mais je pense
    Qu’il est bon que chacun s’accuse ainsi que moi :
    Car on doit souhaiter selon toute justice
    Que le plus coupable périsse.
    – Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
    Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
    Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
    Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
    En les croquant beaucoup d’honneur.
    Et quant au Berger l’on peut dire
    Qu’il était digne de tous maux,
    Etant de ces gens-là qui sur les animaux
    Se font un chimérique empire.
    Ainsi dit le Renard, et flatteurs d’applaudir.
    On n’osa trop approfondir
    Du Tigre, ni de l’Ours, ni des autres puissances,
    Les moins pardonnables offenses.
    Tous les gens querelleurs, jusqu’aux simples mâtins,
    Au dire de chacun, étaient de petits saints.
    L’Ane vint à son tour et dit : J’ai souvenance
    Qu’en un pré de Moines passant,
    La faim, l’occasion, l’herbe tendre, et je pense
    Quelque diable aussi me poussant,
    Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
    Je n’en avais nul droit, puisqu’il faut parler net.
    A ces mots on cria haro sur le baudet.
    Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
    Qu’il fallait dévouer ce maudit animal,
    Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal.
    Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
    Manger l’herbe d’autrui ! quel crime abominable !
    Rien que la mort n’était capable
    D’expier son forfait : on le lui fit bien voir.
    Selon que vous serez puissant ou misérable,
    Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

    Jean de La Fontaine
    Les fables – Recueil II, livre VII

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