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mercredi 16 jan 2019
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Le festival International du Film Fantastique rendra hommage à Udo Krier Communiqué

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La 26e édition du FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM FANTASTIQUE DE GÉRARDMER qui se tiendra du 30 janvier au 3 février 2019, rendra hommage à :
UDO KIER
En sa présence exceptionnelle

Quel que soit l’angle sous lequel on tente d’embrasser la carrière de Udo Kier, on est saisi de vertige. À la fois par la profusion de films dans lesquels il a tourné (plus de 260), mais aussi par la générosité du comédien à se fondre dans les univers, souvent aux antipodes les uns des autres, des cinéastes qui ont fait appel à ses talents.
Découvert en 1966 dans un film de Michael Sarne, LA ROUTE DE SAINT-TROPEZ, le jeune Allemand venu apprendre l’anglais en Grande-Bretagne découvre le monde du cinéma dont, à 24 ans, il ignore à peu près tout. Avec curiosité, il enchaîne les rôles jusqu’à un premier succès, LA MARQUE DU DIABLE de Michael Armstrong, en 1970, première incursion dans l’épouvante et l’horreur. Le film, pionnier du gore (la campagne de promotion garantissait aux spectateurs de les rendre malades), fait scandale et propulse Udo Kier au rang de jeune premier sulfureux. Son regard bleu vert, inspirant à sa guise dangerosité ou vulnérabilité, fait merveille auprès de Paul Morrissey qui l’embarque dans la double aventure CHAIR POUR FRANKENSTEIN et DU SANG POUR DRACULA, en 1973. Suivent d’autres grands moments du fantastique, comme SUSPIRIA de Dario Argento, SPERMULA de Charles Matton ou TRAUMA (EXPOSÉ) de James Kenelm Clarke, ainsi que de grands succès de la vague érotique de cette fin des années 70, comme HISTOIRE D’O de Just Jaeckin ou LULU de Walerian Borowczyk dans lequel il incarne un des plus convaincants Jack l’Éventreur de l’histoire.
Udo Kier est aussi, à la même époque, un pilier des nouveaux cinémas européens. On le retrouve chez le Hongrois Miklós Jancsó (RHAPSODIE HONGROISE), Werner Shroeter (FLOCONS D’OR) mais surtout chez un ami d’adolescence devenu chef de file de la nouvelle vague allemande, Rainer Werner Fassbinder (LA FEMME DU CHEF DE GARE, LA TROISIÈME GÉNÉRATION, BERLIN ALEXANDERPLATZ, LILI MARLEEN…). Fassbinder ne sera pas l’unique réalisateur fétiche d’Udo Kier. Parmi les fidèles, Christoph Schlingensief, autre enfant terrible du cinéma et du théâtre allemand, mort prématurément en 2010 (MASSACRE ALLEMAND A LA TRONÇONNEUSE, TERROR 2000 – INTENSIVSTATION DEUTSCHLAND), ainsi que Lars Von Trier qui l’invite dans pratiquement tous ses films ou encore Gus Van Sant (MY OWN PRIVATE IDAHO, EVEN COWGIRLS GET THE BLUES…) et Rob Zombie (HALLOWEEN, LORD OF SALEM…).
Selon Udo Kier lui-même, sa filmographie compte une cinquantaine de très bons films. C’est sans doute vrai mais il est aussi possible de retenir le fabuleux parcours, sans doute unique, d’un acteur hors normes qui, de l’underground aux blockbusters, du cinéma d’exploitation à l’avant-garde, a vécu et marqué de l’intérieur tout le cinéma de son époque.

Bruno Icher




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