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mardi 22 oct 2019
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Donnez votre sentiment sur « votre » Notre Dame de Paris La France est sous le choc

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Toute la France est encore « sonnée » ce matin par l’incendie de Notre Dame de Paris, d’autant qu’on ne connait pas encore l’étendue des dégâts. Vous pouvez dans nos colonnes vous exprimer sur votre ressenti, sur ce que représente l’édifice véritable joyau de la culture hexagonale et du catholicisme. Nous vous demandons de rester correct et de ne pas faire d’amalgames qu’ils soient politiques ou religieux. Vous pouvez lancer ici même des idées comme le maire de Faymont qui propose que toutes les communes forestières de France offrent un ou plusieurs chênes nécessaires à la reconstruction de la charpente de Notre Dame, surnommée « la forêt », un vestige vieux de huit siècles parti en fumée

Nous attendons vos témoignages qui seront forcément importants

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8 réactions sur “Donnez votre sentiment sur « votre » Notre Dame de Paris

  1. François Laubacher

    Bonjour attristé ,
    L’amalgame religieux est total puisque ce vaisseau amiral de la Foi puis, et simultanément, de l’Histoire de France (comme le sont les Cathédrales de Reims et de St Denis) est dédié à la Sainte Vierge que d’aucun le veuillent ou non.
    Cette défunte Cathédrale car quoiqu’il arrive, elle ne sera plus la même si tant est qu’elle ressemble encore à ce qu’elle était (je souhaite me tromper).
    Ce qu’il y a d’insupportable et d’incomparablement douloureux c’est que même si l’année, le jour et l’heure de notre mort est celle de nos proches et nos amis…,nous sont inconnues, même si la date de la mort de chacun d’entre nous est inscrite dans un imaginaire registre des décès futurs, celle d’une Cathédrale, la nôtre n’y figurait pas ou tout …du moins, …. nous ne savions pas qu’elle y figurait.
    Chacun pensant que ces deux tours et cette flèche si ventées et vantées par Victor Hugo avaient un goût d’éternel…Et bien non hélas !
    L’autre sentiment qui me vient immédiatement à l’esprit c’est que nous, notre génération celle qui a vu le passage du XX° au XXI° siècle , les si fiers d’être allés sur la lune, au fond des mers…, reculant chaque jour l’espérance de vie, améliorant chaque jour la médecine et ses capacités à soigner et prévenir, bref, nous avons été incapables de préserver ce que nos anciens nous avaient laissé. Et oui hélas !
    Il y a là une apparente ressemblance avec la protection de notre milieu
    de vie….
    Il va sans dire que l’effort général va être immense et puissant face à ce symbole.
    Mais …..et si c’était le cas et qu’il faille tout « bouler », admettrons- (admettrions) nous comme ceci se fit à travers l’histoire….qu’une cathédrale remplaçante vienne en lieu et place de celle qui honorait la Sainte Vierge, faisait la fierté de tous et qui n’est plus que ruines ce matin ?

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  2. Schmit

    Cette belle Dame, NOTRE Dame, représente notre histoire de France depuis le moyen âge, notre culture religieuse, le savoir faire des hommes de l’époque qui ont sué sang et eau pour l’édifier…
    Ce matin comme beaucoup je suis sous le choc et meurtrie par ce désastre.
    Mais les bâtisseurs, hommes et femmes de notre pays sauront redonner vie à cette magnifique cathédrale. Il faudra beaucoup de temps bien sûr, mais ils y parviendront…

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    1. Gilles.

      Une tragédie nationale.
      Un des plus grands symboles de notre pays et de notre histoire.
      Espérons qu’elle puisse être reconstruite.

      répondre
  3. Hagi Ang

    Arnaud RIOU
    4 h ·

    Ayant beaucoup vécu à Paris, Notre Dame a toujours été pour moi un repère, un lieu central, sécurisant, tellement familier où j’aime me promener, donner mes rendez-vous. Une Cathédrale où j’aime venir méditer, me ressourcer et me rappeler combien j’aime cette ville pourtant si bruyante. Venir à Notre Dame, c’est vibrer avec l’histoire de Paris, l’histoire de l’homme. C’est voyager entre les mondes, le passé, le présent, le réel, l’irréel. Alors bien sûr, comme tant d’entre vous, mon coeur a été blessé d’apprendre son incendie.

    Il n’y a peut-être aucun rapport, mais le matin même, la Mairie de Paris déclarait qu’elle se décidait à nettoyer les quartiers nord de cette même capitale. Les jeux Olympiques approchent et Paris doit faire bonne figure. Le 18ème arrondissement, Barbès, la Goutte d’Or, devenant le centre de trop de trafics, de violences et d’incivilité, le premier adjoint à la mairie déclarait hier matin qu’il était prêt à « allumer les feux de l’enfer » pour reconquérir cette zone perdue. Cette intention m’a fait froid dans le dos. En lisant l’article hier, je trouvais cette expression bien inapropriée.

    Pour les chamans, le monde extérieur est le reflet de notre monde intérieur. Nous attirons à nous ce en quoi nous croyons. La paix intérieure amène la paix dans le monde, le feu dans le coeur amène le feu dans nos temples.

    Peut-être n’est-ce qu’une coïncidence, mais Notre Dame de Paris brûle le premier jour de la semaine Sainte des Rameaux. Dans la tradition Catholique, le premier jour est marqué par l’entrée de Jésus à Jérusalem. Il y apparait monté sur une anesse pour incarner ses intentions de paix, d’humilité et de sobriété.

    Les tours de Notre Dame nous permettent de regarder le ciel dans une attitude de respect et d’en écouter les signes. Et que disent les étoiles ce jour là ? Une amie astrologue me signalait la veille que Chiron (qui représente l’esprit du Christ) était conjoint à Vesta (le feu du temple) et que Neptune (la foi) était opposée à Nemesis (la ruine). Nous vivons chacun sous l’influence de la lune, du soleil et des astres. Bien sûr, cela ne sera qu’une coïncidence pour ceux qui se sentent coupés du ciel.

    Alors quel symbole comprendre dans cet incendie ? Quel enseignement en tirer ? La flèche s’effondre, la cathédrale s’embrase et l’autel et la croix sont miraculeusement épargnés le jour où le Christ débute le chemin de la Passion.

    Le feu nettoie, purifie. Il nous apporte aussi l’élan de vie, l’enthousiasme. Le brasier nous offre la possibilité de transformer nos croyances, nos projections. C’est à nous de savoir ce que nous souhaitons offrir au bûcher. Le feu brûle ce que nous lui offrons à brûler. A nous de comprendre ce qui peut nous faire grandir. Ce n’est jamais un événement qui nous blesse, mais la charge émotionnelle que nous y associons. C’est pour cette raison que nous méditons, pour ne pas nous laisser embarquer par la peur et la colère dans les moments où l’inconfort, le deuil, la peur viennent taper à la porte de notre temple intérieur.

    La tristesse passée, chacun est libre de se lamenter sur l’oeuvre d’art perdue ou le monument historique qui ne sera plus jamais comme avant ou de le vivre comme une opportunité de revenir à l’essentiel. Le coeur, l’amour, la conscience, le sentiment d’unité.

    Il est toujours difficile de laisser l’ancien, de passer à autre chose. Et pourtant, la chenille doit laisser sa vieille gangue de soie pour vivre sa légèreté de papillon. La période que nous vivons n’est pas une crise. C’est une mutation, une transformation. Parce que nous avons trop vécu en nous croyant coupés les uns des autres. Nous avons chacun la capacité à nous relier au meilleur de l’homme au meilleur de nous. De réaliser tout ce qui est en notre pouvoir pour créer des ponts, créer des liens, retrouver la paix. Alors les feux de l’enfer se transformeront en brasier ardent au coeur duquel nous retrouverons la foi, la joie et l’amour perdu.

    Arnaud RIOU
    Mardi 16 avril 2019

    Il y a 188 ans, Victor Hugo écrivait ; peut-être prophétisait-il :

    « Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée. Au-dessous de cette flamme, au-dessous de la sombre balustrade à trèfles de braise, deux gouttières en gueules de monstres vomissaient sans relâche cette pluie ardente qui détachait son ruissellement argenté sur les ténèbres de la façade inférieure. À mesure qu’ils approchaient du sol, les deux jets de plomb liquide s’élargissaient en gerbes, comme l’eau qui jaillit des mille trous de l’arrosoir. Au-dessus de la flamme, les énormes tours, de chacune desquelles on voyait deux faces crues et tranchées, l’une toute noire, l’autre toute rouge, semblaient plus grandes encore de toute l’immensité de l’ombre qu’elles projetaient jusque dans le ciel. Leurs innombrables sculptures de diables et de dragons prenaient un aspect lugubre. La clarté inquiète de la flamme les faisait remuer à l’oeil. Il y avait des guivres qui avaient l’air de rire, des gargouilles qu’on croyait entendre japper, des salamandres qui soufflaient dans le feu, des tarasques qui éternuaient dans la fumée. Et parmi ces monstres ainsi réveillés de leur sommeil de pierre par cette flamme, par ce bruit, il y en avait un qui marchait et qu’on voyait de temps en temps passer sur le front ardent du bûcher comme une chauve-souris devant une chandelle. »

    répondre
    1. Schmit

      Merci pour votre très beau commentaire qui nous force à nous poser des questions… Effectivement, c’est une coïncidence (ou pas..) que ce désastre se soit produit le premier jour de la semaine sainte…
      Et merci aussi pour ce passage d’un ouvrage de Victor Hugo (merci de nous dire lequel?) qui illustre, (malheureusement) parfaitement la destruction de Notre Dame par le feu…

      répondre
      1. Schmit

        L’ouvrage de Victor Hugo est sans doute Notre Dame de Paris? Je l’ai lu quand j’étais jeune et je ne m’en souviens plus très bien…

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  4. André FRANCOIS

    Tout d’abord c’est une vive émotion qui est partagée, à mon sens, par toute personne attachée au patrimoine et à son histoire, comme je le suis.

    C’est le peuple concerné qui est sous le choc, merci de respecter cela.

    Nous ne pouvons qu’apprécier et encourager les dons qui vont permettre de faire renaître des cendres ce magnifique patrimoine.

    Mais nous ne pouvons pas rester insensible face aux dons colossaux qui surgissent, soit 100 millions + 200 millions … ces fonds proviennent indirectement de personnes qui travaillent au quotidien, avec les difficultés que l’on connaît pour boucler leur fin de mois, mais aussi avoir une retraite convenable, voir se retrouve licencié pour des raisons économiques …

    S’il est possible de dégager spontanément de tels montants, il est aussi possible de faire mieux au quotidien dans bien d’autres domaines …

    Cela fait bonne figure de donner de tels montants …

    Mais regardez cashInvestigation octobre 2018
    https://www.youtube.com/watch?v=1IRtRnV92AM

    Une petite idée de : comment cet argent est obtenu ?

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  5. Annie du Pommeau

    Si l’émotion que ce désastre suscite est universelle, c’est qu’il touche à une chose essentielle qui ne peut laisser personne indifférent, quelles que soient nos croyances ou nos opinions : ce que l’homme est capable de faire pour ce en quoi il croit. Là se trouve la force la plus grande et la plus noble expression de notre humanité. Que ce soient les hommes du Moyen Age, fourmis des corporations œuvrant à leur Salut, que ce soit ce travesti génial, Agrado, dans Tout sur ma mère d’Almodovar qui détaille le prix de ses interventions chirurgicales et lance que rien n’est trop cher pour devenir ce que l’on a rêvé de soi-même, nous érigeons des cathédrales. Enfin nous le pouvons ; notre humanité nous le permet. Captain America tweetant en gros : Eh les gars, qu’est-ce que vous foutez ? Envoyez les canadairs, balancez la flotte ! » est-il la meilleure expression de lui-même ? Peut-être au fond, enfin au fond du fond.
    Peu d’entre nous ont le talent d’exprimer leur cathédrale intérieure. Mais l’addition de toutes, même des plus petites, des tailleurs de pierre et des porteurs d’eau, a produit cet édifice dont personne ne pouvait imaginer l’anéantissement. Et cela fait sens il me semble. Cette émotion qui nous touche profondément, incrédules devant ces images, comme si on pouvait les retenir et même les inverser, peut-être doit elle nous amener à réfléchir à ce que nous voulons retenir, à ce que nous voulons que l’on retienne de nous.

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