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lundi 23 nov 2020
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« Demain est à nous » : le « feel good » docu de la rentrée Le réalisateur Gilles de Maistre présent à Gérardmer pour présenter son film en avant-première

Linge de maison des Vosges à Gérardmer
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gilles de maistre demain est ànous MCL Gérardmer (2)

La MCL de Gérardmer avait le plaisir de projeter en avant-première le nouveau film de Gilles Maistre dans le cadre du dispositif Ciné Cool. « Demain est à nous » met en lumière des enfants venus des 4 coins du monde qui ont décidé d’agir, de se retrousser les manches et de se battre pour leurs convictions.

Gille sde Maistre en compagnie de Jean-Marie Gousset au micro

Gille sde Maistre en compagnie de Jean-Marie Gousset au micro

Après Mia et le Lion Blanc, Gilles de Maistre était donc de retour à Gérardmer et même dans plusieurs salles du département afin d’aller à la rencontre du public lors d’une série d’avant-premières de son dernier film. Un documentaire avec comme fil rouge l’histoire du jeune Péruvien José Adolfo, créateur d’une banque spécialement dédiée aux enfants qui, dans son pays, souffrent très souvent de la pauvreté et ne peuvent par conséquent pas aller à l’école, ou même se nourrir convenablement. Le concept est relativement simple : les jeunes déposent leurs déchets recyclables en échange d’argent, et ces déchets sont revendus à des entreprises de recyclage. Un concept qui permet donc d’inciter les enfants à trier leurs déchets tout en luttant contre la pauvreté. Cette initiative lui a ainsi valu le Prix du Climat pour les enfants en 2018, prix qu’il a reçu en Suède et qu’il a dédié à tous les enfants qui, comme lui, se battent et passent à l’action. Le coup de chance, ou le coup de génie, c’est que lorsque le réalisateur a commencé à le suivre, il n’était même pas encore nominé pour ce prix !

gilles de maistre demain est ànous MCL Gérardmer (3)Outre José, le film suit entre autre une jeune fille qui se bat contre les mariages précoces en Guinée, un petit Français engagé auprès des sans abris dans le Nord du pays, des jeunes Boliviens qui défendent leurs droits de travailleurs ou encore une Indienne qui s’occupe d’un journal écrit par et pour les enfants des rues exploités par des adultes. Au total, c’est une vingtaine d’enfants qui apparaissent, des garçons et des filles qui ont frappé Gilles de Maistre par leur intelligence, leur simplicité, leur générosité et leur humilité. « Il y a 20 enfants dans le film, je voulais avoir une représentation de tous les continents. La sélection est forcément subjective mais ce n’est pas un film catalogue, je voulais des enfants qui soient vraiment dans une démarche active. (…) C’est une invitation à passer à l’action, à se dire qu’on peut repartir aujourd’hui » précise Gilles de Maistre qui préfère donc avoir un point de vue optimiste et le verre à moitié plein. Il y a encore de l’espoir, les enfants sont l’avenir, mais l’avenir s’obscurcit fortement. En effet, en visionnant ce dernier film, on se demande quand même (ou une fois de plus !) comment en est-on arrivé là ?! On ne peut s’empêcher de penser, à certains moment, que si malheureusement les enfants sont obligés d’aller au charbon (sans mauvais jeu de mots), c’est que le monde est déjà dans un sacré pastis, que l’espoir est mince et qu’il y a clairement urgence. « Demain est à nous » … S’il y a toujours un demain !




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