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jeudi 29 juil 2021
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Réforme chômage : les saisonniers de la Mauselaine solidaires du mouvement national Un impact "désastreux sur le mode de vie et l'économie de certaines régions"

Linge de maison des Vosges à Gérardmer
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Pour cette journée de samedi, les saisonniers du domaine skiable alpin de la Mauselaine avaient décidé de participer à leur manière au mouvement de grève national initié par les syndicats FO et CGT des domaines skiables et notamment des remontées mécaniques.

Tous protestent contre la réforme chômage applicable au 1er avril 2020 qui mettrait clairement en péril le travail saisonnier un peu partout dans le pays, les Vosges y compris, cela va sans dire. Ceci étant, à la Mauselaine le personnel saisonnier avait choisi de ne pas rajouter du mal au mal en se mettant en grève, la situation étant déjà assez difficile en raison du manque de neige. Le responsable du personnel, Thierry Blaise et les quelques 35 saisonniers concernés directement par la réforme, ont choisi la sensibilisation du public à travers l’affichage et la tractation sur le site, notamment du côté de la location de ski de la station.

« Ce mouvement a été lancé  au niveau national par les syndicats des remontées mécaniques qui ont la chance d’être structurés et de pouvoir mener ce genre d’actions, c’est pour ça que nous nous sommes rapprochés d’eux, mais ce que nous faisons, nous le faisons aussi pour l’ensemble des saisonniers, car tout le monde sera touché si la réforme est appliquée, c’est tout un fonctionnement qui est menacé » ajoute Thierry Blaise. Concrètement et comme le stipule le tract distribué sur le domaine skiable alpin, avec la nouvelle réforme chômage, le saisonnier devra totaliser 6 mois de travail au lieu de 4 à l’heure actuelle pour prétendre à des droits Assedic… Quasi impossible ! « Et lorsqu’il aura atteint ce seuil au bout de deux saisons, sans allocation entre les deux périodes, son indemnité ne sera plus calculée sur la base de son salaire mensuel mais ramenée au prorata du temps qui lui aura fallu pour remplir cette condition. Par exemple, pour un saisonnier ayant travaillé 4 mois l’hiver (de décembre à mars) et 2 mois l’été (juillet-août), pas d’allocations d’avril à juin et une indemnisation de septembre à novembre basée sur les deux tiers de son salaire (6 mois travaillés sur une période de 9 mois) ! » explique le document.

« Les conséquences risquent d’être désastreuses sur certains foyers, sur le mode de vie et l’économie de  la région. Les personnes qui travaillaient comme saisonniers vont devoir aller chercher du travail ailleurs ou cumuler un troisième emploi… Il y a des négociations qui se poursuivent mais qui n’aboutissent à rien pour le moment » conclue Thierry Blaise. Et si dans 15 jours la situation n’a pas évolué, le mouvement pourrait se durcir…

 




4 réactions sur “Réforme chômage : les saisonniers de la Mauselaine solidaires du mouvement national

  1. houlà.

    Avec les 2400 milliards d’une dette de l’état qui continue de croitre à chaque seconde, les caisses de l’état sont plus que vides.
    Conséquence directe de la destruction de l’économie française causée par la mondialisation et par le tout social dont nous sommes les chantres.

    Mais rassurons nous, la crise ne touche pas tout le monde.
    Exemple : Sylvie Goulard recalée comme commissaire européenne mais aussitôt recasée comme sous gouverneur de la banque de France.
    223 000 euros brut d’indemnités annuelles plus 5700 euros mensuels de prime de logement.

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  2. PierreL

    « Les personnes qui travaillaient comme saisonniers vont devoir aller chercher du travail ailleurs… »
    Quoi de plus normal ? On ne peut quand même pas travailler 4 mois par an et vivre aux crochets de la solidarité nationale tout le reste de l’année.
    Cette situation n’a que trop duré.
    D’ailleurs, le plus souvent, ils ont déjà à côté d’autres activités rémunératrices déclarées… ou non !

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  3. à ke kuku.

    Par ricochet cette reforme devrait aider certains secteurs économiques à trouver du personnel.
    Il ne reste plus par équité qu’à reformer le régime des intermittents du spectacle ( 272 000 personnes en 2017 ) et leurs 507 heures de travail annuels donnant droit à 8 mois d’indemnités.

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