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samedi 6 juin 2020
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Si les « barons » n’étaient pas là Un bien pour un mal

Linge de maison des Vosges à Gérardmer
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rep des

Illustration

Souvenons nous des années 70″ En France on a pas de pétrole, mais on a des idées« . Pour en avoir, on en a. Depuis une semaine, l’hexagone vit au rythme du Coronavirus Covid-19, sans que nos dirigeants politiques puissent prendre véritablement la mesure des craintes des français. La réflexion, l’approche de la pandémie semble plutôt bonne mais très contradictoire. A 24h du 1er tour des élections municipales, on nous demande de nous confiner mais d’aller voter. Au lendemain du scrutin on nous dit que le virus se dépolie de manière exponentielle dans tout le pays, mais aucune mesure de confinement général n’est instaurée. On nous explique qu’il faut « tasser » et ralentir la courbe des hospitalisations afin de permettre d’accueillir progressivement les malades les plus sévères, mais on laisse les français aller travailler dans les entreprises et les administrations : voire pour certaine de recevoir du public. On nous dit que la seule manière d’endiguer la propagation du Covid -19 et d’éviter tout contact avec des porteurs du virus, mais personne pour l’instant n’est capable de prendre une initiative à l’italienne ou à la chinoise malheureusement avec tout ce que cela implique économiquement et socialement. Alors on attend, on attend encore, on envisage, on se tartine de savon , de solution hydroalcoolique, on prend des distances relatives, certains ont droit à des masques et on laisse les français  s’infecter chaque jour un peu plus. Pourtant, dans les couloirs de l’Élysée, du Sénat et de l’Assemblée Nationale on discute et on discute, on hurle, on se menace non pas sur les éventuelles mesures à prendre dans l’urgence pour faire face au Covid-19 mais pour savoir si, en fonction de l’abstention, uniquement de l’abstention,  on inscrit au calendrier républicain un second tour des municipales : deux jours de perdus, peut-être trois. A croire que nos faux-amis politiques se foutent de la  santé des français. Pour preuve, le 1er tour de l’élection a bien eu lieu dans un climat de catastrophe sanitaire et fut un véritable fiasco avec une abstention record alors que tout le monde devait rester chez soi.

Les barons de la politique française, ils se reconnaitront, nous veulent du mal…pour leur  bien. En ce lundi hyper « coronaviré », la population attend désespéramment des décisions suivies de mesures choc, certes contrariantes, mais visiblement seul rempart au maintien des vies les plus fragiles. Et par définition nous sommes tous vulnérables !




17 réactions sur “Si les « barons » n’étaient pas là

  1. christian

    tout le monde est anxieux. Mais vos états d’âmes pour le moins subjectifs (les barons nous veulent du mal) sont ils du journalisme?
    quand on se donne un rôle de porte parole il faut argumenter et le faire avec humilité surtout quand on n’est pas épidémiologiste ou effectivement responsable public concernant le sujet évoqué.

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  2. Jacques Litaize

    Facile d’accabler les politiques, Philippe. Fait-on vraiment mieux ailleurs ?
    Tu crois vraiment qu’ils n’ont pas pris la mesure des craintes des Français ?
    Quand tu vois les foules se balader dans les villes hier au premier rayon de soleil, au mépris des injonctions du Président (jeudi), et du Premier Ministre (samedi), où se trouve l’inconscience ?

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    1. Cerise

      Entièrement d’accord avec vous. J’ai même vu un responsable politique géromois serrer des mains samedi matin au marché ! Un comble!

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  3. Olivier Bédel

    Ils ont bon dos, « les politiques » (comme les journalistes d’ailleurs). Et puis c’est pratique, quoi qu’il arrive, c’est la faute aux politiques. Les élections auraient été annulées, on aurait hurlé au coup d’état ! Certains, qui reprochent aujourd’hui au gouvernement d’avoir maintenu le premier tour, affirment aujourd’hui que c’était une folie. Je ne sais pas vous, mais moi je suis allé voté et c’était drôlement bien organisé. Gel hydroalcoolique à disposition, marques au sol pour éviter toute promiscuité, pas de contact, Nickel. Bref, « les politiques » avaient bien fait les choses. Certains ne sont pas allé voter de peur de pécho le virus soit… Ce matin, lundi, je suis allé acheter des bananes (rupture de stock dans ma coupe de fruits) dans mon supermarché favori. Et alors là mazette, tous les abstentionnistes s’étaient donné rendez-vous pour dévaliser les rayons. Au diable le virus. Quel virus ? Le citoyen prudent et confiné du dimanche, avait laissé place au consommateur frénétique du lundi. Et dans ce supermarché, aucune précaution. Pas de gel, pas de marques au sol à proximité des caisses. Et surtout une fièvre acheteuse au plus haut du thermomètre de l’individualisme et du chacun pour soit alors que la situation réclame solidarité et défense de l’intérêt général.La faute aux politiques ? Non la faute à chacun. Ce fichu virus ne rassure personne. Mais ce que j’ai vu ce matin m’a glacé, m’a fait froid dans le dos. Depuis ce matin, j’ai peur, pas des politiques, non, ils font ce qu’ils peuvent, mais de la panique et de la perte de sang froid de mes congénères. Et si demain, à cause de ces comportements déplorables, il y a pénurie, vers qui on se tournera ? Les politiques, bien sûr !

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    1. Thomas

      Votre  » papier » dépasse largement en véracité et est très réfléchi par rapport à l’article de départ. Toujours facile de taper sur les politiques surtout sans apporter d’arguments solides et fiable s. Est-ce le rôle d’un journaliste d’écrire ce genre de chose ? Il est là pour rapporter.la situation de façon impartiale. Soyons sérieux et prudents et respectons les consignes. Les « yaca » et les  » faut qu’on » n’ont pas leur place.

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    2. G Chipot.

      Vous avez en majeure partie raison.
      On peut s’interroger cependant sur l’extrême légèreté du gouvernement lorsque que l’on sait que le très important foyer de coronavirus dans le Haut Rhin ( l’EPHAD de Cornimont ) est parti d’un rassemblement de l’église évangélique ayant eu lieu 17 au 24 Février à Mulhouse.
      Hors il n’y a seulement que le 14 mars que la décision a été prise d’interdire tous les rassemblements religieux.

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      1. Jacques Litaize

        J’ai un peu de mal à vous suivre.
        Le gouvernement a progressivement interdit les rassemblements en fonction de l’évolution de l’épidémie sur le seul critère de leur importance (5.000 personnes le 29/2, 1.000 le 09/3, 100 le 14/3, 0 aujourd’hui).
        Ce critère me semble le seul logique, indépendamment de l’objet du rassemblement (sportif, culturel, professionnel, politique, religieux, etc.)

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        1. G Chipot.

          Le premier critère cohérent eut été d’interdire tous les rassemblements. futiles n’entrainants pas de conséquences néfastes sur l’économie.
          Les regroupements religieux sont de ceux là;
          Cela n’empêchait pas les personnes croyantes de pratiquer leur foi dans leur sphère privée.

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          1. Jacques Litaize

            Une messe c’est plus futile qu’un concert ou un match de foot ? Je ne pense pas que ce soit l’avis de tout le monde.
            Seul critère objectif : le nombre de participants.

  4. Jc Chipot

    Les haineux, les bouffeurs de presse cet article est excellent et met au pied du mur la classe politique et justement ses barons. Et entre nous, apprenons à lire ensemble ce qui apporte réflexion. De plus l’article est tres bien ecrit. Merci
    Jc Chipot
    De plus gerardmerinfo.fr nous apporte énormément au quotidien en terme d’information pratique. Je crois qu’on mesure mal la chance d’avoir un tel média à disposition. Bonne journée.

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  5. froissard

    l »Histoire se souviendra de l’ironie de cette époque : être immobilisés chez soi par un Gouvernement  » en marche « 

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  6. froissard

    Nous avons besoin de leaders qui ne sont pas amoureux de l’argent, mais de la justice et de l’Humanité ( Martin Luther King )

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  7. froissard

    2 regards de femmes sur la politique:

    : Sibeth N’DAYE : j’assume parfaitement de mentir pour protéger le Président .

    Louise MICHEL : Il faut bien que la vérité monte des profondeurs du peuple, puisque du haut ne viennent que des mensonges .

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