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mardi 24 nov 2020
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Léon Gambetta selon le spinalien Philippe Picoche Le bouquin historique du reconfinement

Linge de maison des Vosges à Gérardmer
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Il y a cent ans, le 11 novembre 1920, la Nation rendait un vibrant et émouvant hommage au Soldat inconnu et à Léon Gambetta. À l’occasion de cet anniversaire, Philippe Picoche retisse les fils si singuliers et intimes de la vie et de la disparition de l’enfant de Cahors, de sa naissance en 1838 à cette ultime cérémonie en 1920. Entrer dans l’intimité de Léon Gambetta, c’est assurément pénétrer dans un roman.
L’auteur raconte les forces morales et intellectuelles de l’homme, mais aussi ses mystères. Il nous mène dans le sillage de ses amours où règnent ses « dames de cœur ». Il nous présente également les faiblesses de Léon Gambetta. Une vie par monts et par vaux, qui
le conduit à négliger son physique, sa tenue et plus généralement sa santé que l’on découvre chancelante.
Alors qu’il est âgé de quarante-quatre ans, nous assistons à sa mort tragique et extravagante. Léon « donne » malgré lui son corps à la science.
L’auteur nous fait saisir, à travers cet ouvrage, une vie de tourbillon faite de sauts et de bonds, incertaine, précaire, inachevée. À le suivre, vous en demeurerez essoufflés.
Prix de vente : 15,50 €
Contact libraires : communication@editions-baudelaire.com – Tel. : 04 28 29 16 06

Philippe Picoche
Docteur en Histoire, il se consacre désormais pleinement à sa passion pour l’histoire sociale et les récits de vie après avoir cessé
ses fonctions d’Inspecteur d’Académie. Précédemment, il a publié des ouvrages et articles sur les colporteurs de mercerie et de librairie, ainsi que sur l’histoire industrielle et sociale des verreries et tuileries de l’est de la France. Il est le coauteur d’un ouvrage qui retrace la disparition d’un jeune homme de 20 ans sur le front de la Somme en juillet 1916.

Au fil des pages

À Ville-d’Avray, au détour d’un sentier, il y a une villa solitaire.
Dans cette villa, il y a une chambre de malade. Le corps bombe la couverture blanche. Le visage de l’homme est fatigué, creusé et miné par la souffrance. La barbe est grisonnante. Quel âge peut-il avoir ? À bien l’observer, on pourrait dire un homme très avancé dans la vie. Non, en réalité je vous l’affirme, l’homme qui agonise a 44 ans. Autour du lit, l’inquiétude règne. Cinq de ses amis, à grande difficulté, masquent leur émotion. Dans ces circonstances, la retenue des sentiments ne s’impose-t-elle pas ?
Ces cinq amis, je dois vous les nommer, sans oublier un sixième qui se tient à l’écart.
Debout, le coude gauche appuyé sur le bois de lit, la tête au creux de la main, le regard perdu, c’est l’ami de lycée, le labadens de Cahors, le bon docteur Fieuzal. De lui, je vous entretiendrai. C’est lui le veilleur, le compagnon des crises de santé qui ne cessent depuis toujours d’assaillir le corps de Léon. Assis, c’est Paul Bert, un autre médecin, physiologiste. Il y a très peu de temps encore il
était aux côtés du Grand homme, ministre de l’Instruction publique et des cultes. Je vous en
reparlerai plus tard. Dans les moments tragiques, il sera encore présent. Pour l’heure, il tâte le pouls du moribond. Impuissant dans la situation présente.
Dans ces moments, on offre une main rassurante. De l’autre côté du lit, voilà Eugène Spuller, le fidèle secrétaire. Il a accompagné Léon dans bien des circonstances. Et parfois les plus périlleuses. L’une d’elles au moins, méritera d’être narrée.
Accoudée au lit, par une permission de plus grande intimité encore, voilà Léonie. La maîtresse comme l’on disait en ce temps-là. Aujourd’hui, le mot exact serait la compagne. Au fil des pages…
Quatrième de couverture
Qui n’a jamais rencontré le nom de Gambetta ? Un boulevard, une rue, une place, un lycée, une station de métro. Mais qui sait véritablement quel homme il fut ?
L’auteur nous fait pénétrer dans l’intimité de Léon Gambetta, et dans sa vie trépidante faite d’engagements, d’audaces, de voyages, d’amitiés, d’amours.
Au fil du récit, vous rencontrerez Victor Hugo, Flaubert, George Sand, Courbet, Bonnat, Nadar, Clémenceau, ainsi que Lannelongue et Charcot, ses médecins qui veillèrent sur sa santé précaire.
Vous pénétrerez au sein de sa famille, et ferez la connaissance de ses « dames de cœur ». Parmi elles, la fidèle et discrète Léonie, celle à qui Léon écrit : « Je ne vis que de toi, pour toi, en toi. »
Avec l’auteur, vous vous interrogerez sur une fin de vie tragique et extravagante. Léon Gambetta « donna », bien malgré lui, son corps à la science.
Mais quelle fut la destinée de ses cendres ? Enfin,  le 11 novembre 1920, trente-sept années après sa mort, Léon Gambetta fit un bout de chemin avec le Soldat inconnu. Qu’ont-ils bien pu se raconter ?
Mais ceci est une autre histoire…
Philippe PICOCHE




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