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jeudi 28 jan 2021
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L’ancien adjoint au maire Jean-Luc Perrot s’exprime sur sa démission

Linge de maison des Vosges à Gérardmer
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Suite aux élections municipales de 2020, Jean-Luc Perrot avait pris les fonctions d’adjoint à la voirie, au domaine public, aux réseaux eau, à l’assainissement et au parc automobile. Fonction qu’il quittait le 6 novembre dernier en démissionnant de son mandat.

L’annonce de cette décision avait été faite lors du dernier conseil municipal en date du 10 décembre dernier qui avait notamment vu l’installation de Maxime Laheurte afin de palier au départ de Jean-Luc Perrot. Le maire de Gérardmer Stessy Speissmann évoquait alors « une divergence d’opinions » ainsi que le déménagement d’un bureau. Si divergence et déménagement il y a bien eu, l’ancien adjoint a néanmoins souhaité préciser les raisons de son départ : « Je pense qu’en déplaçant le chef du service eau et assainissement du 3ème étage de la mairie vers les ateliers municipaux, on met à mal un service qui fonctionnait jusqu’alors très bien pour en faire un service boiteux. On prépare tout simplement la fin de l’ouverture de ce service au public tel qu’on le connaissait. Jusqu’à présent, Stéphane Bertrand (le chef de service NDLR) recevait tout le monde dans son bureau, cela ne posait aucun problème, c’était rapide et efficace. Sa secrétaire était également présente pour renseigner. Maintenant, ça va être beaucoup plus compliqué. » précise Jean-Luc Perrot.

Et celui-ci d’ajouter : « De plus, cette décision a été prise sans concertation ni discussion, entre les deux tours des élections et de manière « traîtreuse ». On était au courant de rien, c’est totalement anti-démocratique. Et le 15 août, lorsque j’ai évoqué le sujet, le maire m’a répondu qu’on en reparlerait. Sauf qu’on en a pas reparlé. Quand j’ai à nouveau évoqué le sujet j’ai annoncé que je quitterais mon poste si rien n’était fait à ce sujet et qu’on ne faisait pas marche arrière. Le maire a maintenu sa position donc je suis parti. (…) Le problème, c’est que cela remet clairement en cause l’union de la gauche, l’alliance politique. Pour moi il n’y a plus d’union. Si j’avais était au courant de cette volonté avant les élections, je ne me serais pas présenté sur cette liste, surtout avec une personne avec qui on ne peut pas travailler, qui décide de tout, quelqu’un qui ment systématiquement » ajoute Jean-Luc Perrrot qui était également en désaccord sur d’autres dossiers, et notamment celui, particulièrement épineux et urgent du PLU Plan Local d’Urbanisme…




11 réactions sur “L’ancien adjoint au maire Jean-Luc Perrot s’exprime sur sa démission

  1. Fr. Laubacher

    Et bien dis donc, je lis …

    « Manque de concertation »…,
    « Manque de discussion » …
    « Décision « traitreuse » « …

    Je poursuis…

    « Anti démocratique » …
    « Un Maire qui déciderait de tout et qui mentirait systématiquement » …

    Cela ressemble bien à quelque chose qui, « G. Grandeur Nature » dixit, pourrait « faire froid dans le dos » …
    Ce conseiller municipal avait pourtant été chois lui ….

    « Ah non pas de ça à Gérardmer ! » avait-on lu dans ce bulletin !…
    Tiens tiens ! …
    A suivre …
    Fr.. L.

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  2. jean-paul petit

    Jean-Pierre Chevènement l’avait dit: « Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne ». On ne peut pas le nier, en matière d’union de la gauche, c’est un mec qui s’y connaît. Et comme il n’est pas du genre à la fermer, il a fait sa valise et est rentré à la maison.
    C’était en 1983, au moment du virage à 180 degrés de la politique économique de Mitterand. D’un coup, la finance n’était plus son ennemi (déjà). Le Che fut remplacé par l’inénarrable Fabius.

    Or, voici que dans notre bonne ville de Gérardmer, l’adjoint Perrot démissionne, et en plus, il l’ouvre. Plutôt vitriol que sirop de sureau, le camarade!
    De quoi va-t-on l’accuser ? De faire le jeu de la droite ? Trop fort, ça marche à tous les coups. On pourrait aussi lui supprimer son compte Touitteur, s’il en a un. Ou le déporter au goulag, dans les mines de la Kolyma. C’est comme ça que le soviet suprême traitait ses dissidents. Oui, je sais bien que c’est démodé, hélas, les meilleures traditions se sont perdues.
    Toujours est -il que l’adjoint a eu le courage de claquer la porte et de renoncer du même coup à ses indemnités. A l’heure où tant de rantanplans font profil bas pour conserver leurs prébendes, le geste est salutaire.
    Mais qu’en pensent nos amis de la gauche bien comme il faut? On ne les entend pas. Silence dans les rangs. On ne pense pas, on ne parle pas, on exécute. Etrange omerta, en vérité, sur ce sujet comme sur les autres.

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  3. Alain Camus

    Je partage en partie cette analyse de la situation, et je pense même que tous les élus qui se disent encore de gauche et élus sous cette bannière (il ne faut pas l’oublier) auraient dû, par honnêteté politique pour le moins, demander des comptes, et se réunir pour apporter leur soutien à leur collègue. La question qu’on est en droit de se poser est: la gauche géromoise est-elle encore présente dans cette majorité? Et la motivation de ces élus est-elle seulement pécuniaire ?

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    1. Ouille.

      La politique n’a rien à voir dans cette affaire.
      Il s’agit à la base d’un diffèrent organisationnel entre le Maire et un de ses adjoints.

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      1. jean-paul petit

        Ouf, nous voilà rassurés. Dans ce cas ce qu’Ouille nous affirme ramène l’affaire à une queue de cerise. Ce n’est qu’un « différend organisationnel », voyez-vous. C’aurait pu être une bisbille, une brouille, un démêlé, que sais-je, un désaccord, voire un conflit.
        Que nenni, ce n’est qu’un « différend ». On est bien content de le savoir. Dommage que pour cette broutille, l’adjoint à la voirie n’ait pas trouvé la voie de la réconciliation.
        Tant pis, Perrot paiera. Crions tous en choeur: « Haro sur le baudet ».

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      2. Fr. Laubacher

        Paroles…paroles et paroles…
        Mais si porte parole(s) il faut…

        Bien porte-à faux sont ces deux avis…
        Avis si différents …
        Signes d’un unisson perdu …
        Si tant est qu’un jour il fut…

        A l’aune de ce qui est donc bien un différend…
        Si….
        Différent des lignes d’un Gérardmer Grandeur Nature …
        Où un certain choix glaçait le dos de ses rédacteurs …
        Où à bon entendeur il fut dit …
        Pas à Gérardmer, pas ça ! …
        Pas ça ?
        Mais quoi au fait ?…

        répondre
        1. jean-paul petit

          Selon Le Robert (pas mon copain d’apéro, celui du dico), un différend est une opposition d’opinions ou d’intérêts entre des personnes. Dans le cas qui nous occupe, ce peut être une divergence d’opinion ou un conflit d’intérêt. Ou les deux.
          Mais quel différend, ciel ?
          Sont-ils si distants, ciel?
          Ou n’est-ce que circonstanciel?
          Pas de quoi en faire un événement, ciel!

          Le plus probable est que l’affaire Perrot sera enterrée sans tambour ni trompettes, silence dans les rangs, et recouverte d’une épaisse couche de béton. On aime bien bétonner à Gérardmer. On bétonne la ville, on bétonne les coteaux, on bétonne les discours, on bétonne tout débat. Le béton, la tombe, c’est tout un.

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  4. HAXAIRE FRANCIS

    A vous tous, passionnés par la politique locale,

    Une seule question à se poser : la liste sur laquelle figurait la « victime » (JLP) est-elle de gauche ? Pas si sûr ! Alors elle est redondante puisque la droite a tous ses caciques regroupés sur une autre liste. CE N’EST PAS CELA l’UNION DES GAUCHES et les temps qui courent montent bien la confusion des genres à tous les niveaux.

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  5. Fr. Laubacher

    Merci Monsieur Haxaire pour le partage enthousiaste de vos grandes et utiles connaissances politiques ainsi que pour votre clairvoyance.
    C’est sûr qu’après avoir lu votre billet on comprend et on avance tant en sémantique politique qu’en politique tout court …
    Toutefois, …il faut qu’on vous avoue, Monsieur Haxaire ….
    Ce n’est pas l’explication de cette affaire qui nous interesse et nous inquiète …
     » Seules »
    -la rudesse des mots,
    -la froideur glaciale des jugements,
    -les attitudes décrites ainsi que
    -la divergence notoire des 2 avis nous marquent et nous interpellent encore et toujours en regard des écrits de ce fameux GGN qui n’hésita pas à vilipender, et de quelle manière…. ce qui, quelques semaines plus tard, regroupera plus de …. 29 000 amoureux de Gerardmer…
    Il y a bien là de quoi s’insurger au delà de la sémantique et de la politique tout court ….
    Force est de constater qu’un hiatus profond sépare les 2 avis de ces 2 personnes …
    Il y a donc, encore là, des contre-vérités quelque part …
    Mais où sont-elles ??? …..

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  6. Gaston

    Ce n’est pas ce fameux Perrot qui s’était présenté contre Stessy aux législatives en 2017 sans avoir, comme l’étique et l’amour propre le voudrait , démissionné de son mandat de 1er adjoint ?

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    1. Staline the return.

      Si c’était pour tester sa crédibilité de 1er adjoint, le 2,55 % de voix récolté par son binôme n’a pas envoyé un signal très puissant.

      répondre

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