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jeudi 25 fév 2021
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« Wanderlust » : une quête spirituelle à travers un rêve d’aventure devenu réalité S'évader pour se trouver avec un long métrage qui casse les codes du documentaire

Linge de maison des Vosges à Gérardmer
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Wanderlust

Entre quête spirituelle et pure aventure, le nouveau projet de Florent Defay devrait pouvoir sortir au cinéma prochainement, c’est tout le mal que l’on vous souhaite après avoir visionné le tout premier teaser de ce long métrage plus que prometteur…

C’est l’occasion qui fait le larron et nous avons pu rencontrer Florent afin qu’il nous apporte quelques précisions sur ce Wanderlust, le chemin de l’insouciance, son premier long métrage qui n’attend plus qu’à éclater à la face du monde. Une aventure qui, d’un certain point de vue, n’est sans doute qu’une suite logique dans la vie du Gérômois : « Finalement, j’aime faire de la vidéo depuis que j’ai 14 ans, je suis attiré par ça et ça avait commencé avec  »Redemption » (avec des vidéos de surf/snow notamment – NDLR). Par la suite, j’ai fait beaucoup de choses au niveau professionnel avec Findspire, mais aussi au niveau personnel. En fait je continue un peu à mette ma vie en scène ! » explique Florent Defay qui a souvent su lier l’utile à l’agréable pour être productif tout en se faisant plaisir.

L’Islande : le déclencheur

© Florent Defay

© Florent Defay

Alors,  quand le vent du changement venait frapper à sa porte, qu’il avait besoin de faire un break avec sa vie de jeune entrepreneur, il a décidé de prendre la direction de l’Islande qui, par la force des choses, est devenue la première étape de son périple : « L’Islande a été le déclencheur, ça a été libérateur. Je savais que j’avais besoin de voyage, mais ça m’a permis de me libérer de certaines craintes, de certains à priori  et je me suis rendu compte qu’en fait, je pouvais aller où je voulais. » Par chance, d’un point de vue technique, le timing est bon également pour Florent qui démarre son aventure 3 mois après le lancement du premier drone pliable : « Pareil pour la caméra Sony que j’ai embarqué avec moi, vraiment compacte et avec laquelle on arrive à faire quelque chose qui se rapproche de la qualité qu’on peut avoir avec des caméras plus volumineuses. Bref, j’avais beaucoup de matériel avec moi, mais même pas un caleçon de rechange ! Mais ça m’a permis de voyager vraiment seul, ce qui était l’objectif… » Le résultat est bluffant comme on dit, car il est parfois difficile de s’imaginer que Florent est vraiment seul aux commandes sur certains passages/plans, et pas accompagné d’une équipe. Mais avec un budget restreint, c’était de toute façon la meilleure, ou plutôt la seule solution.

Improviser, s’adapter, se laisser porter

© Florent Defay

© Florent Defay

Après l’Islande, pas de retour à la maison, mais direction l’Amérique du Nord où le voyage s’est façonné au fil des rencontres et des imprévus pour arriver enfin en Alaska. « A ce moment, je devais descendre jusqu’en Amérique du Sud. Et en fait, en quelques jours à peine, j’ai décidé d’acheter un petit voilier pour 4 000 dollars, à peu près ce qui me restait d’économies. Je suis parti 5 mois en mer, dont 2 mois environ avec des amis qui me rejoignaient de temps en temps dans ce qui était devenu ma maison. Et puis, il y a eu le naufrage. J’ai lancé un appel de détresse, un cargo m’a repêché, je me suis même luxé l’épaule pendant le sauvetage. Et là, ils m’ont annoncé que la prochaine escale n’était pas avant un mois, à… Vladivostok ! Des fois quand je raconte tout ça, franchement, on a du mal à me croire... » Et pourtant, c’est bien la vérité que vous serez invités à découvrir sur grand écran. Florent a dû et a su s’adapter, s’est fixé des objectifs « et tant pis si ça variait ! » comme il le dit si bien. Ce dernier tient d’ailleurs à rappeler que si l’aventure est la colonne vertébrale de ce long métrage, « l’âme du film est plus cet essai philosophique, cette quête spirituelle, ce que j’ai ressenti en m’éloignant de la société dans la quelle je vivais »  et de préciser qu’en cela, la dernière étape, en Mongolie, a sans doute été la plus forte en matière d’introspections et de spiritualité…

Casser les codes du documentaire

A ce titre, la partie musicale est rapidement apparue essentielle à Florent qui a fait appel à son réseau : « L’enregistrement de la totalité de la B.O se fera prochainement à Budapest. J’ai fait tout tout seul jusqu’à présent mais là il fallait que je fasse intervenir un compositeur. Avec la musique, ça prend vie, vraiment, c’est assez émouvant… Je voulais quelque chose qui soit dans la continuité du film. Wanderlust s’éloigne des codes du documentaire en étant plus sur un docu-fiction, en étant construit comme un long-métrage et en sortant des stéréotypes du documentaire classique. La musique contribue à crédibiliser le film et la démarche. » Après un gros travail de post-production, c’est donc la dernière ligne droite pour Wanderlust avec l’étape exploitation et distribution qui se dessine mais dont le timing reste incertain en raison du contexte actuel marqué par la crise sanitaire. Mais on peut déjà imaginer quelques projections (les premières d’une longue série avant de conquérir le monde, souhaitons -le !) dans le secteur de Gérardmer dès que les conditions le permettront, vous en serez informés dès que possible !




2 réactions sur “« Wanderlust » : une quête spirituelle à travers un rêve d’aventure devenu réalité

  1. jean-paul petit

    Islande, Alaska, Vladivostok, la Mongolie…
    C’est un itinéraire à la Tesson. Belle aventure et belle quête, jeune homme. En ces temps d’enfermement, un grand souffle d’air frais pour tous ceux de ta génération. Merci pour eux, puisse ton enthousiasme les aider à accomplir leurs rêves.
    Vivement Wanderlust.

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