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dimanche 26 sept 2021
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Le Préfet à l’écoute des exploitations agricoles situées en zone montagne Une grande diversité confrontée à de nombreuses difficultés

Linge de maison des Vosges à Gérardmer
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Ce mardi 4 mai, M. Le préfet Yves Seguy était invité à visiter deux exploitations agricoles ainsi que l’abattoir Adéquat de Rambervillers afin d’évoquer les richesses, perspectives, contraintes et difficultés des exploitations agricoles situées en zone montagne dans le Massif des Vosges.

Première étape le matin de bonne heure et de bonne humeur du côté de la GAEC du Grand Liézey où le comité d’accueil était composé de Jérôme MATHIEU, Président de la Chambre d’Agriculture des Vosges,  Philippe CLEMENT, Président de la FDSEA des Vosges, Victorien LAMBERT, Président des JA des Vosges, Damien Descoups, maire de la commune, et bien entendu les hôtes de ces lieux en la personne de Catherine Laheurte et Louis Cuny. Catherine Laheurte qui devrait d’ailleurs prendre sa retraite en début d’année 2022 si tout se passe bien. La relève est néanmoins assurée puisque le GAEC accueille déjà Gaëtan Poirot, actuellement en stage de pré-installation en vue du passage de témoin. Rappelons brièvement que l’installation des deux actuels associés avait eu lieu en 2018 avec l’arrêt de la production laitière qui était alors à Gérardmer. S’en est suivie une augmentation du cheptel allaitant avec notamment des vaches Salers ainsi que la mise en place de vente directe. Un cheptel qui compte aujourd’hui 30 vaches allaitantes (pour une centaine d’animaux au total) et qui pourrait se voir compléter par de la production de volailles. La vente, quant à elle, se fait à la ferme (steaks hachés, colis, morceaux au détail), le GAEC fournissant également deux restaurants du secteur.

Une exploitation qui est donc sur de bons rails, qui a connu une belle augmentation de sa vente en direct et qui est représentative d’une diversité certaine qui caractérise le Massif des Vosges en la matière. Néanmoins, le GAEC du Grand Liézey, à l’image de nombreuses autres exploitations du massif, doit lui aussi faire face à certaines problématiques qui tournent autour d’un bilan fourrager limité. Limité par la sécheresse tout d’abord, ainsi que l’obligation de couper plus ou moins tôt selon les années. « La première coupe est essentielle, c’est la plus importante. Si on attend trop pour couper la première fois les années où il fait très sec, on prend le risque que ce soit la seule coupe et d’obtenir un fourrage trop pauvre pour pouvoir alimenter nos bêtes convenablement » explique Louis Cuny. La pression foncière joue également un rôle très important, surtout dans certains secteurs du département. Du côté de Liézey, elle augmente lentement mais sûrement étant donné que « Gérardmer est saturé » ajoutent les agriculteurs qui ont tenu à alerter M. le Préfet et Mme la Sous-Préfète Carole Dabrigeon sur ce sujet. « C’est un gros problème et pour le moment nous n’avons pas les outils pour pouvoir limiter les résidences secondaires et réserver des zones résidentielles » précise Jérôme Mathieu. Des propos que prolonge D. Bemer, directeur de la DDT : « De nombreuses communes manquent d’une réelle planification urbaine et il est nécessaire d’avoir un projet plus ambitieux sur la rénovation des habitats dégradés. » L’urbanisation et ses conséquences, notamment sur l’agriculture, une question que la Préfecture entend bien prendre à bras-le-corps, comme l’a spécifié Carole Dabrigeon. Enfin, notons un bilan fourrager marqué également pas les éternels dégâts de sangliers que connaissent une grande partie des exploitations agricoles du Massif.

C’est par exemple le cas du GAEC du Haut des Hayes de Christophe et Francine Claudel, qui ont à leur tour présenté leur exploitation située à Basse-sur-le-Rupt avec un mixte entre circuit court et vente du lait à la fromagerie Ermitage. Pour finir cette journée, on notera que le Préfet des Vosges a visité l’abattoir d’Adequat de Rambervillers et ses travaux d’extension pour la mise en place d’un atelier de steak haché surgelé. Une nouveauté qui s’est imposée d’elle-même et un abattoir qui continuera à fournir uniquement une prestation de service afin que les agriculteurs puissent continuer à bénéficier d’outils performants. « Nous sommes même obligés de temporiser un peu tellement nous avons de demandes car même ceux qui ne nous ont pas forcément suivi au début de l’aventure nous recontactent ! mais pour le moment il faut laisser le temps à l’installation de se mettre en place, on verra ensuite si on peut encore accueillir du monde, sachant que le but n’est pas de faire tous les steaks hachés d’Alsace-lorraine ! » conclut Jérôme Mathieu.




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