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mardi 18 jan 2022
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Plan Grands Lacs : la fin d’une première étape et déjà des actions en 2022 Continuer à impliquer au maximum les habitants, élus et usagers

Linge de maison des Vosges à Gérardmer
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plan grand lac 1er bilan (3)

Jeudi soir avec lieu la soirée dédiée aux Grands Lacs destinée à faire un premier bilan des ateliers proposées plus tôt dans l’année, mais aussi de procéder à la validation du plan Grands Lacs et de présenter les actions prioritaires qui seront menées dès l’an prochain avec ce que l’on peut appeler le début de la phase de déploiement.

plan grand lac 1er bilan (1)Programmée en fin de journée à l’Espace Tilleul et ouverte au public, cette soirée se déclinait en trois volets avec un temps fort dès 18 h 00 permettant à tout un chacun d’échanger avec les élus et les experts impliqués dans le plan de préservation des lacs de Gérardmer et Xonrupt. « On peut considérer qu’il s’agit de la validation politique de la mise en œuvre du plan qui a lieu ce soir et qui fait suite à la première étape de concertation qui a eu lieu avec les ateliers » précisait en préambule Louis Hermon du CEN Lorraine qui a contribué à l’élaboration du plan. Ateliers qui, comme l’évoqué le maire gérômois dans son intervention, « ont montré une grande implication de la part de l’ensemble des citoyens, des usagers (bateliers, clubs nautiques etc.) et des différents acteurs. » Une volonté d’associer le public et un aspect participatif qui restent particulièrement importants aux yeux de tous et qui seront prolongés par la suite, développés même, avec la création de « collèges ».

« Une première étape pour monter d’un cran »

H. Basquin

H. Basquin

Une initiative qui fait partie des 4 grands axes emblématiques du plan développés prochainement à travers la mise en œuvre de plusieurs actions dès l’année prochaine. Des axes majeurs que le coordinateur du projet Hugo Basquin a eu le plaisir de présenter. Revenons tout d’abord sur ces collèges qui seront au nombre de trois regroupant respectivement : les usagers afin de maintenir et fluidifier le dialogue avec es derniers, recueillir leur propositions, remarques et doléances ; les élus et les services de l’État pour pour s’assurer d’une bonne coordination et des prises de décision efficaces/pertinentes ; et enfin un collège composé de scientifiques pour orienter les actions à mener, continuer à approfondir les connaissances concernant la question de ces 3 lacs et ce qui les entoure, ce qui influe sur leur santé et ce sur quoi ils influent eux-mêmes.

4 grands axes

Parmi ces premiers axes à développer rapidement, Hugo Basquin a également évoqué la préservation de la ressource en eau sur les deux secteurs concernés, notamment à travers le pan de viabilité hivernale (amélioration du salage des routes, rapport à l’enneigement et au déneigement) et une gestion raisonnée de la ressource en eau, gestion qui reste à améliorer considérablement. La préservation des habitats naturels constituera un troisième point important (afin d’améliorer l’apport en oxygène si précieux pour les lacs), notamment à travers la restauration des deltas des lacs et la poursuite des suivis scientifiques entamés cette année. Enfin, le dernier axe concerne le tourisme, ou plus précisément « réinventer le tourisme de demain » à travers (dans un premier temps) des animations et opérations de sensibilisation estivales qui seront proposées par l’association Etc. Terra. Le tout sans oublier la présence de médiateurs qui sillonneront les rives des lacs cet été pour sensibiliser les touristes aux différents enjeux qui concerne la préservation de ces sites.

Mettre de l’ambition

Il y a donc du pain sur la planche, sans surprise, sur ce plan de grande envergure « exemplaire dans sa méthode » et « transversal » pour reprendre les mots d’Olivier Braud, commissaire de massif présent à la table des officiels. Une opération qui reprend une question de fond « sur l’évolution l’évolution de la ressource naturelle en eau en fonction du dérèglement climatique, de nos modes de vie et de nos usages. L’eau est un enjeu de fond sur l’ensemble du massif. (…) Vous engagez des actions pour améliorer le cadre de vie et la préservation des espaces sur un secteur ô combien important. Quant au tourisme durable, c’est un grand chantier qui nous occupe tous beaucoup dans un secteur d’activité essentiel mais qui peine à s’adapter pour répondre aux différents enjeux climatiques et à la transition énergétique » ajoutera Olivier Braud. Des changements climatiques qu’il faut d’ailleurs « anticiper et non subir en mettant de l’ambition » insistait quant à lui Philippe Goetghebeur de l’agence de l’eau Rhin-Meuse qui s’est également dit satisfait de l’implication des deux communes « sans lesquelles il ne sera pas possible d’avancer« . Rendez-vous est donc donné en 2022 pour les mises en œuvre concrètes de ce plan Grands Lacs qui ne demande qu’à prendre son envol.




4 réactions sur “Plan Grands Lacs : la fin d’une première étape et déjà des actions en 2022

  1. THOMASK

    Beaucoup de réflexion et de moyens prévus à l’avenir, mais rien pour le présent.
    Le chemin du tour du lac de Gérardmer, fréquenté pour des milliers de personnes- et pas que des touristes- est quasiment impraticable et dangereux le long du chemin de Katendick. La situation est connue de la municipalité qui a son habitude ne fait rien…

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  2. Bla bla bla

    C’est quoi déjà les mesures concrètes annoncées à part des réunions et discussions à venir sur ce qu’on pourrait faire ?
    Quant au sentier côté Katendik, il faut le laisser comme ça, il suffit de regarder où on met les pieds, c’est la partie la plus pittoresque, on ne va pas en faire un boulevard pour défigurer encore plus les bords du lac !

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    1. Houla.

      Le sentier de Kattendick est digne d’un parcours du combattant.
      Les nombreux plus de 60 ans qui l’empruntent doivent vraiment redoubler de vigilance.

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  3. PRUDENT

    Tout ça pour ça !!!! Nous étions réunis le 01/07/2021 pour des ateliers thématiques afin de faire participer la population locale.
    De nombreuses organisations départementales régionales étaient présentes CNRS, Agence de l’eau/ONF/conservatoire espaces naturels/ etc… toutes payées par nos impôts.
    Oui il faut un plan d’envergure et rapide pour stopper l’irrémédiable qui, nous avait été présenté en juillet. Il avait été beaucoup question pendant les ateliers de l’urbanisme, du tourisme envahissant, et c’est normal. Mais les seules actions présentées prévues sur ces sujets sont des animations, des médiations sur ces sujets. Bisounours.
    Il semble que la question de l’urbanisme pourtant très évoquée en juillet par les participants n’ait pas été étudiée. Et pour cause, il revient aux municipalités de légiférer en la matière par un PLU (plan local d’urbanisme).
    On nous a dit la ressource en eau est de plus en plus faible, mais on oublie de dire que la consommation en eau (en été, période de vacances) est de plus en plus forte. il y aura un effet de ciseau. C’est simple, à terme, il y aura sur notre commune plus de résidence secondaire que de résidences principales, et eux s’en contrefoutent de la consommation d’eau. En 2020, 70% des permis concernaient les résidences secondaires.
    Un habitant du Tholy évoquait la pénurie en eau en été et l’obligation d’être ravitaillé par la commune de Gérardmer.
    La question de l’urbanisme est évidemment primordiale, mais na pas été pas étudiée sur cette question. Dommage.
    Réveillons nous!

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