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mercredi 25 mai 2022
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Les pêcheurs du secteur en pleine campagne d’alevinage L'AAPPMA de Gérardmer attend beaucoup du Plan Grand Lac

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Lâché d'alevins de truites de lacs sur le secteur de Ramberchamp.

Lâché d’alevins de truites de lacs sur le secteur de Ramberchamp.

Depuis une semaine déjà, les membres actifs de l’AAPPMA de Gérardmer procèdent au rempoissonnement des lacs et rivières du secteur de Gérardmer et Xonrupt-Longemer. Au terme de cette campagne 2022, plusieurs dizaines de milliers d’alevins seront relâchés après avoir vu le jour dans l’écloserie gérômoise.

AAPPMA (4)Rendez-vous de bonne heure et de bonne humeur ce samedi matin du côté de la Maison de la Pêche locale où les membres de l’AAPPMA de Gérardmer se sont réunis pour procéder à un nouveau lâché d’alevins. L’opération avait en effet débuté la semaine dernière et les alevins sont principalement relâchés dans les ruisseaux de Mérel, des Xettes, du Cheny et de Ramberchamp pour la truite fario, ainsi que dans les deltas et directement dans les deux lacs concernés pour la truite de lac. Cerise sur le gâteau, les pêcheurs avaient reçu le renfort de deux tous jeunes pêcheurs venus découvrir et participer à ce temps fort de la vie de l’AAPPMA depuis 1994, date de la mise en service de l’écloserie.

Hervé Colin, président de l'AAPPMA de Gérardmer.

Hervé Colin, président de l’AAPPMA de Gérardmer.

« Les œufs ont été mis en incubation le 6 novembre 2021 suite au premier pressage des truites femelles et nous avons attendu 6 mois pour relâcher les premiers alevins. Nous posons d’abord les œufs dans des bacs d’incubation avec une surveillance quotidienne, puis dans un bassin avec notamment un peu de mousse pour recréer en partie leur environnement naturel. Il faut 400 degrés jour pour faire un alevin et l’eau de la Forgotte qui alimente nos bassins a été à environ 4° pendant cette période. L’incubation a donc été un petit plus longue que d’habitude » explique Hervé Colin. Le nouveau président de l’AAPPMA était manifestement ravi de récolter avec ses amis pêcheurs le fruit de plusieurs mois de travail et de surveillance quotidienne.

Une capacité de 100 000 alevins à l’écloserie de Gérardmer

Cette année, sur 26 500 œufs de truite fario issus de géniteurs provenant de la Vologne, 24 00 alevin ont vu le jour et sont relâchés dans les rivières. Concernant la truite de lac, ce sont 60 000 alevins qui sont relâchés cette année par l’AAPPMA. « Les œufs viennent de la pisciculture APERA de Thonons-les-Bains, tout comme pour le corégone dont nous avons repris l’élevage cette année. C’était un programme qui avait été interrompu en 2011, mais nous avons remarqué qu’une population naturelle s’était implantée et nous avons décidé de la soutenir. 20 000 alevins ont été relâchés en janvier dernier » ajoute Hervé Colin. Ce dernier qui souhaite désormais que la pluviométrie soit régulière et suffisante pour le reste de la saison : « Nous avons eu quelques inquiétudes en début de saison, le niveau de l’eau était très bas, mais les importantes chutes de pluie des dernières semaines ont arrangé tout ça, sachant qu’on n’a tout de même pas beaucoup de marge… » ajoute le président de l’AAPPMA qui fêtera son 120ème anniversaire cette année, ce qui en fait l’une des plus vieilles associations de Gérardmer.

L’eau : un véritable enjeu pour les pêcheurs

Le manque d’eau demeure un problème majeur depuis plusieurs années maintenant, interdisant notamment l’accès à de nombreuses zones de reproduction, surtout sur le secteur de Ramberchamp où il y a un captage. « De l’eau, il en faut pour tout le monde. Mais moisn d’eau, moins de pissons. Il faudrait pouvoir rétablir la continuité écologique entre les lacs et les affluents. La recharge sédimentaire est trop élevée dans les deltas car il y a trop de courant, les cours d’eau sont devenus trop linéaires. Avec ce que l’on fait en matière d’alevinage, on maintien la population à un niveau, disons, correct. Mais ce que nous souhaitons, c’est que les espèces soient autonomes aient accès aux zones de reproduction, aux frayères. Car avec les captages qui se multiplient et le réchauffement climatique, cela devient compliqué… » conclue Hervé Colin. Les pêcheurs du secteur attendent donc beaucoup du plan grand Grand Lac dont l’une des priorités est d’agir sur les cours d’eau et le maintien d’une température et d’une oxygénation suffisante des lacs de la vallée.

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