Search
mercredi 6 juil 2022
  • :
  • :

Dossier dit de la Grange Passée : l’ARS interpelle le maire de Gérardmer Les deux associations demandent à voir les rapports du contrôleur à l'urbanisme

image_pdfimage_print

Rebondissement sur le dossier dit de la Grange Passée avec désormais l’Agence Régionale de Santé (ARS) qui, dans un courrier datant du 13 juin, alerte le service urbanisme et le maire de Gérardmer, attirant son attention «sur ces situations très préoccupantes afin que vous puissiez prendre les dispositions nécessaires pour contrôler la bonne application de l’arrêté préfectoral et des permis de construire délivrés, le cas échéant, supprimer tout risque de dégradation de la qualité de l’eau en faisant cesser les travaux dangereux et en imposant la remise en état des sites dégradés. »

Lire notre précédent article : cliquez ici !

Lire les déclarations du maire : cliquez ici !

« Pour nous, je le répète, ce chantier et illégal et nous en avons averti directement M. le Préfet lundi 13 juin par téléphone. (…) Ce dernier a donné l’ordre à l’ARS d’agir, ce qui a été fait à travers un courrier transmis au maire le jour même, dont j’ai d’ailleurs parlé lors de la réunion Grands Lacs qui a eu lieu la semaine dernière. Le 21 juin, j’ai contacté l’ARS qui n’avait vraisemblablement pas reçu de réponse du maire ou du service urbanisme… » précise Jacques Valentin pour l’association Gérardmer Patrimoine Nature, association qui, avec Gérardmer Écologie Solidarité (GES), avait invité les gérômois « à venir constater les irrégularités d’une construction en cours dans le non-respect le plus total des prescriptions du permis de construire » le 2 avril 2022

Dans son courrier adressé au maire de Gérardmer l’ARS rappelle entre autre le constat d’huissier mandaté par Gérardmer Écologie Solidaire sur les travaux du permis de construire en question sur le site qui, rappelons-le, se trouve au niveau du périmètre de protection rapprochée des puits de captage de Ramberchamp. Constat qui révèle entre autre « que la profondeur estimée d’excavations est de l’ordre de 4 mètres sur une grande partie de la surface du terrain. La présence d’une sorte de mélange de graviers, petits cailloux et sable sur 4 mètres linéaires sur  une hauteur moyenne de quelques dizaines de centimètres est aussi soulignée dans ce document ».

Pour sa part, le premier magistrat de Gérardmer se veut rassurant et reste sur la même ligne que ses précédentes déclarations, à savoir que des contrôles sont réalisés chaque semaine sur ce chantier par le contrôleur de l’urbanisme, « ne révélant jusqu’à présent aucune irrégularité » (lire déclarations ci-dessus). Réponses qui devront satisfaire l’ARS mais qui ne satisfont pas les deux associations engagées dans ce dossier qui rappellent à nouveau que « si des contrôles sont effectués, il doit y avoir des rapports. Qui contrôle quoi, comment, quand ?! Nous demandons à voir ces rapports ! » Les deux associations GES et GPN qui risquent donc de ne pas prendre de vacances tout de suite sur ce dossier !