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dimanche 27 nov 2022
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Gérardmer Patrimoine Nature : « Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? » Des victoires et des défaites, les Quais du Lac et la droite du lac, le combat continue

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L’assemblée générale de Gérardmer Patrimoine Nature (réunion qui sera traitée en 2 parties) avait lieu ce vendredi soir à la salle des Armes de l’Hôtel de Ville. De nombreux dossiers ont été abordés à l’occasion de cette réunion au cours de laquelle Anne Huart a également fait part de son cas personnel avec le projet dit des Quais du Lac qui a finalement avorté…

AG Gpn (3)En effet, Anne Huart souhaitait partager cette nouvelle avec les nombreuses personnes présentes dans la salle hier soir : « C’est une victoire personnelle et, je vous rassure, vos cotisations n’auront pas servi à alimenter cette bataille. Ce sont ma pugnacité ainsi que la compétence de mon avocate qui ont permis d’en arriver là à travers une bataille juridique avec les promoteurs qui durait depuis 3 ans. (…) J’ai eu l’occasion de le racheter et je l’ai saisie.  J’ai eu deux mois pour trouver l’argent pour le rachat et finalement la petite maison qui devait être démolie sera reconstruite et les arbres seront sauvegardés, à jamais… »

Un scénario un peu improbable mais une note d’espoir pour les Gérômois qui se trouvent dans des situations similaires, de près ou de loin : « Il faut se battre, car pour les promoteurs, quand l’argent ne rentre plus, que le prix des matériaux augmente, qu’il y a une procédure qui s’éternise et qu’ils perdent de l’argent, alors on peut commencer à discuter... » poursuit Anne Huart, soulagée mais qui ne compte pas stopper le mouvement : « Je vais continuer au sein de GPN même si ce projet des Quais du Lac ne se fait pas, ce n’est surtout pas une fin en soi et ce n’est pas le moment de capituler, il y a encore beaucoup à faire« . De nouveaux projets immobiliers sont déposés et sont/seront étudiés ; concernant la droite du lac, le dossier est clos et la justice a tranché ; l’épisode de sécheresse a fait surgir de nouvelles problématiques auxquelles GPN est sensible…

Une bataille est remportée, mais pas la guerre sur ce sujet de l’urbanisation à Gérardmer et dans le secteur. En effet, la modification du PLU entraînant celle du coefficient d’emprise au sol a un impact indéniable rappelait le président de GPN Jacques Valentin, mais « le problème reste entier, alors que faire ? Qu’est-ce qu’on fait ensemble ? Le PLU Modifié est une avancée modeste, c’est une fraction minime de l’urbanisme, qui est une fraction minime de la problématique gérômoise. Sur les 4 recommandations de la CE, seules 2 ont été suivies. La modification  n’est pas une fin, elle fait partie d’une vision d’avenir, d’un processus d’adaptation. Le retard pris dans la modification n’est pas de bon augure pour la suite, en particulier pour le nouveau PADD et la révision du PLU. (…) Il y a de nouveaux collectifs qui continuent de se créer, nous devrions sans doute agir ensemble. Lorsqu’on parle d’urbanisme, on ne regarde pas à un, deux ou trois ans, il faut se projeter sur 20, 30, 50 ans ! »

Et l’élu de Gérardmer Notre perle André Jacquelin de rebondir en fin de réunion lors de la partie « débat » de cette assemblée générale : « Le diagnostic sur le PADD va être posé prochainement avec sans doute une réunion publique sur le sujet à l’image de , il faudra faire entendre sa voix à ce moment là car il y a un vrai combat qui commence sachant que l’un des objectifs de la révision du PLU est de réduire la surface de construction, il y aura probablement des mécontents qui vont défendre leurs droits« . Parmi les pistes avancées à la fin de cette assemblée générale, la création d’un « collège d’experts pour être vigilants et surtout être force de proposition afin d’être en accord avec la future révision du PLU. De nombreux professionnels nous ont contactés et même rejoints et souhaitent s’investir, il y a quelque chose à faire de ce point de vue » affirme Anne Huart.

L'assemblée générale de Gérardmer Patrimoine Nature (réunion qui sera traitée en 2 parties) avait lieu ce vendredi soir à la salle des Armes de l'Hôtel de Ville. De nombreux dossiers ont été abordés à l'occasion de cette réunion au cours de laquelle Anne Huart a également fait part de son cas personnel avec le projet dit des Quais du Lac qui a finalement avorté...

AG Gpn (3)En effet, Anne Huart souhaitait partager cette nouvelle avec les nombreuses personnes présentes dans la salle hier soir : "C'est une victoire personnelle et, je vous rassure, vos cotisations n'auront pas servi à alimenter cette bataille. Ce sont ma pugnacité ainsi que la compétence de mon avocate qui ont permis d'en arriver là à travers une bataille juridique avec les promoteurs qui durait depuis 3 ans. (...) J'ai eu l'occasion de le racheter et je l'ai saisie.  J'ai eu deux mois pour trouver l'argent pour le rachat et finalement la petite maison qui devait être démolie sera reconstruite et les arbres seront sauvegardés, à jamais..." Un scénario un peu improbable mais une note d'espoir pour les Gérômois qui se trouvent dans des situations similaires, de près ou de loin : "Il faut se battre, car pour les promoteurs, quand l'argent ne rentre plus, que le prix des matériaux augmente, qu'il y a une procédure qui s'éternise et qu'ils perdent de l'argent, alors on peut commencer à discuter..." poursuit Anne Huart, soulagée mais qui ne compte pas stopper le mouvement : "Je vais continuer au sein de GPN même si ce projet des Quais du Lac ne se fait pas, ce n'est surtout pas une fin en soi et ce n'est pas le moment de capituler, il y a encore beaucoup à faire". De nouveaux projets immobiliers sont déposés et sont/seront étudiés ; concernant la droite du lac, le dossier est clos et la justice a tranché ; l'épisode de sécheresse a fait surgir de nouvelles problématiques auxquelles GPN est sensible... Une bataille est remportée, mais pas la guerre sur ce sujet de l'urbanisation à Gérardmer et dans le secteur. En effet, la modification du PLU entraînant celle du coefficient d'emprise au sol a un impact indéniable rappelait le président de GPN Jacques Valentin, mais "le problème reste entier, alors que faire ? Qu'est-ce qu'on fait ensemble ? Le PLU Modifié est une avancée modeste, c’est une fraction minime de l’urbanisme, qui est une fraction minime de la problématique gérômoise. Sur les 4 recommandations de la CE, seules 2 ont été suivies. La modification  n’est pas une fin, elle fait partie d’une vision d’avenir, d’un processus d’adaptation. Le retard pris dans la modification n’est pas de bon augure pour la suite, en particulier pour le nouveau PADD et la révision du PLU. (...) Il y a de nouveaux collectifs qui continuent de se créer, nous devrions sans doute agir ensemble. Lorsqu'on parle d'urbanisme, on ne regarde pas à un, deux ou trois ans, il faut se projeter sur 20, 30, 50 ans !" Et l'élu de Gérardmer Notre perle André Jacquelin de rebondir en fin de réunion lors de la partie "débat" de cette assemblée générale : "Le diagnostic sur le PADD va être posé prochainement avec sans doute une réunion publique sur le sujet à l’image de , il faudra faire entendre sa voix à ce moment là car il y a un vrai combat qui commence sachant que l'un des objectifs de la révision du PLU est de réduire la surface de construction, il y aura probablement des mécontents qui vont défendre leurs droits". Parmi les pistes avancées à la fin de cette assemblée générale, la création d'un "collège d'experts pour être vigilants et surtout être force de proposition afin d'être en accord avec la future révision du PLU. De nombreux professionnels nous ont contactés et même rejoints et souhaitent s’investir, il y a quelque chose à faire de ce point de vue" affirme Anne Huart.



4 réactions sur “Gérardmer Patrimoine Nature : « Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? »

  1. Schmit

    Bravo Anne pour votre pugnacité et votre détermination ! Ce projet de bétonner encore un peu plus les abords de notre lac est tombé à l’eau (si on peut dire) et c’est tant mieux!
    Bravo à GPN qui se bat pour empêcher que notre ville et ses coteaux soient bétonnés à outrance.
     » Lorsqu’on parle d’urbanisme, on ne regarde pas à un, deux ou trois ans, il faut se projeter sur 20, 30, 50 ans ! » C »est certain!
    Il y a déjà un trop plein de locations saisonnières !
    Pas la peine d’en rajouter et d’attirer de plus en plus de monde sachant (comme vous le soulignez) qu’avec les sécheresses de plus en plus fréquentes à venir, à force de pomper l’eau de notre lac pour subvenir aux besoins de 40000 habitants (voire plus les années à venir) en périodes de vacances, notre lac deviendra vite juste une marre à canards…
    Quand il y a un trop plein d’affluence, la qualité de vie n’y est plus pour personne, que ce soit pour les locaux comme les touristes avec en cadeau la pollution que cela entraîne..
    Notre Perle, autrefois havre de paix, que veut on qu’elle devienne ??
    Nos élus doivent anticiper et la protéger en faisant en sorte que notre jeunesse ait la possibilité de rester pour y vivre !

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      1. Bingo.

        C’est l’histoire du chien qui se mord la queue.
        Une jeunesse ne peut rester vivre dans une bourgade de fond de vallée que si il y a une activité économique forte…
        Sinon à terme, c’est rideaux fermés et maisons à vendre.
        L’art consiste à trouver le bon dosage entre trop et pas assez, tout en recherchant des solutions pour que les locaux puissent continuer à habiter sur place .

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  2. framboise

    Plus de tourisme, plus d’argent, plus de pollution, moins d’eau et je parle même pas des rejets par personne… Gérardmer va devenir un enfer…

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