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vendredi 9 déc 2022
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Claude Grandjean sculpteur ès champignons Un détour s'impose dans l'atelier du sculpteur gérômois

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La saison des champignons est terminée, ou presque, mais leur représentation est toute l’année une réalité dans l’atelier du sculpteur sur bois Claude Grandjean. Le gérômois a cessé  professionnellement son activité depuis plusieurs années déjà, pourtant il se positionne chaque jour, ciseaux et maillets en main, derrière son établi pour son plaisir personnel. Son métier passion le poursuit au quotidien dont la  maîtrise artistique a débuté à l’âge de 6 ans (il aimait également dessiner et rêvait de devenir illustrateur) en ramassant des  bouts de bois drainés lors des débordements du ruisseau coulant derrière la maison famille à La Bolle d’où il est originaire. D’une forme très subjective d’un potentiel petit mouton à trois pattes,  il avait sculpté le quatrième membre avec les gouges affûtées de son grand père cordonnier. Ainsi était né Claude Grandjean le sculpteur, même si  son parcours personnel devait être encore très long et riche de rencontres : l’homme est un vrai personnage, sa vie est un roman à tiroirs bien remplis, une saga impressionnante faite de plusieurs ouvrages aux centaines de pages.

Avant de s’installer sur les bords du lac, au milieu des années 70, il  épousait, le temps de le dire et surtout d’être performant, différentes professions. Et pourtant, c’est bien le travail du bois qui retenait toute son attention, sa volonté de construire sa vie. En ouvrant un magasin consacré à ses créations, Claude prenait un risque qu’il effaçait d’un revers d’avant-bras grâce à sa capacité de travail. Le stakhanoviste débutait son activité avec un stock de créations conséquent, ce qui  lui permettait de passer le cap difficile des premiers mois d’existence. Et puis, la qualité de sa production fut rapidement reconnue dans le Grand Est de la France via notamment une presse dithyrambique. Il se liait de nombreuses personnes de passage dans son atelier et pouvait ainsi se concentrer sur des commandes importantes qui finissaient, pour certaines, bien au-delà des frontières de la région.

Il en fut ainsi pendant des décennies jusqu’à ce que Claude décroche progressivement et trouve un peu de repos en pratiquant de longues balades avec Sandra, son épouse et les différents chiens qui l’ont accompagné sa vie durant à l’image du magnifique Oural, le complice actuel.

Des heures passées en forêt,  le couple de marcheurs ramène aujourd’hui une foultitude impressionnante de champignons. Claude est une véritable encyclopédie mycologique au point de les immortaliser avant de les passer à la poêle. La galerie de la rue Lucienne est belle, colorée, à l’image des amanites exposées, des russules, bolets,  lépiotes, cèpes, trompettes de la mort et autres girolles. Un détour s’impose pour le plaisir des yeux et de la rencontre avec  Claude jamais avare d’une histoire comme celle des sculptures réalisées à partir du bois de l’ancien tilleul (voir notre photo). Son coup d’œil avait décelé dans la fibre de l’arbre, encore accroché à l’écorce du tricentenaire, un troll de la forêt. Il restait à l’artiste à l’humaniser de quelques coups de ciseaux.  Un personnage fantastique avait pris forme et s’installait ainsi au milieu d’une galerie impressionnante de sculptures aussi hétérogènes que réalistes.

(Le texte et les photos seront prochainement publiés dans notre magazine SOMMET pour les fêtes de fin d’année.

Le troll du tilleul

Le troll du tilleul

[gallery type="rectangular" ids="197529,197530"] La saison des champignons est terminée, ou presque, mais leur représentation est toute l’année une réalité dans l’atelier du sculpteur sur bois Claude Grandjean. Le gérômois a cessé  professionnellement son activité depuis plusieurs années déjà, pourtant il se positionne chaque jour, ciseaux et maillets en main, derrière son établi pour son plaisir personnel. Son métier passion le poursuit au quotidien dont la  maîtrise artistique a débuté à l’âge de 6 ans (il aimait également dessiner et rêvait de devenir illustrateur) en ramassant des  bouts de bois drainés lors des débordements du ruisseau coulant derrière la maison famille à La Bolle d’où il est originaire. D’une forme très subjective d’un potentiel petit mouton à trois pattes,  il avait sculpté le quatrième membre avec les gouges affûtées de son grand père cordonnier. Ainsi était né Claude Grandjean le sculpteur, même si  son parcours personnel devait être encore très long et riche de rencontres : l’homme est un vrai personnage, sa vie est un roman à tiroirs bien remplis, une saga impressionnante faite de plusieurs ouvrages aux centaines de pages. Avant de s’installer sur les bords du lac, au milieu des années 70, il  épousait, le temps de le dire et surtout d’être performant, différentes professions. Et pourtant, c’est bien le travail du bois qui retenait toute son attention, sa volonté de construire sa vie. En ouvrant un magasin consacré à ses créations, Claude prenait un risque qu’il effaçait d’un revers d’avant-bras grâce à sa capacité de travail. Le stakhanoviste débutait son activité avec un stock de créations conséquent, ce qui  lui permettait de passer le cap difficile des premiers mois d’existence. Et puis, la qualité de sa production fut rapidement reconnue dans le Grand Est de la France via notamment une presse dithyrambique. Il se liait de nombreuses personnes de passage dans son atelier et pouvait ainsi se concentrer sur des commandes importantes qui finissaient, pour certaines, bien au-delà des frontières de la région. Il en fut ainsi pendant des décennies jusqu’à ce que Claude décroche progressivement et trouve un peu de repos en pratiquant de longues balades avec Sandra, son épouse et les différents chiens qui l’ont accompagné sa vie durant à l’image du magnifique Oural, le complice actuel. Des heures passées en forêt,  le couple de marcheurs ramène aujourd’hui une foultitude impressionnante de champignons. Claude est une véritable encyclopédie mycologique au point de les immortaliser avant de les passer à la poêle. La galerie de la rue Lucienne est belle, colorée, à l’image des amanites exposées, des russules, bolets,  lépiotes, cèpes, trompettes de la mort et autres girolles. Un détour s’impose pour le plaisir des yeux et de la rencontre avec  Claude jamais avare d’une histoire comme celle des sculptures réalisées à partir du bois de l’ancien tilleul (voir notre photo). Son coup d’œil avait décelé dans la fibre de l’arbre, encore accroché à l’écorce du tricentenaire, un troll de la forêt. Il restait à l’artiste à l’humaniser de quelques coups de ciseaux.  Un personnage fantastique avait pris forme et s’installait ainsi au milieu d’une galerie impressionnante de sculptures aussi hétérogènes que réalistes. (Le texte et les photos seront prochainement publiés dans notre magazine SOMMET pour les fêtes de fin d'année. [caption id="attachment_197536" align="aligncenter" width="768"]Le troll du tilleul Le troll du tilleul[/caption] [gallery type="rectangular" ids="197531,197532,197533,197534"]



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