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vendredi 2 déc 2022
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L’Académie de Patois en sursis

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académie de patois (2)

Les patoisants des Hautes Vosges se sont réunis autour de leur président Serge Renou ce vendredi matin dans la salle du conseil municipal de l’hôtel de Ville.

Serge Renou, président passionné de langues vivantes.

Serge Renou, président passionné de langues vivantes.

Association vieillissante créée en 1984 par des locaux qui souhaitaient faire perdurer le langage de leur enfance, l’Académie de Patois locale peine à renouveler ses effectifs et compte aujourd’hui une trentaine de membres dans ses rangs dont deux jeunes âgés de 15 et 13 ans. Plus récemment, c’est l’emblématique secrétaire Michel Tisserant qui s’est éteint, remplacé à son poste par Jean-Pierre Houot. « Nous aimerions bien faire rentrer le frère de Michel, Jean-Paul Tisserant, dans l’académie » précise Serge Renou. Ce dernier qui explique le manque d’engouement et la désuétude du patois roman de : « Contrairement à ce qui se passe en Bretagne ou en Alsace par exemple, le langage roman n’est pas entretenu et n’est pas promu. Nous avons des amis patoisants du côté de Ban-de-la-Roche chez qui nous nous rendons habituellement chaque année pour une table ronde. De par leur proximité avec le Bas Rhin et pour affirmer leur identité ils utilisent beaucoup plus le patois que nous au quotidien. A Gérardmer, le contexte est différent et il y a aussi plus de brassage de population… le patois, on a besoin de le pratiquer, avant c’était les parents qui parlaient à leurs enfants avant de partir à l’école. Maintenant, avec la charte européenne des langues régionales ou minoritaires, ça se décide au-dessus de nous, nous n’avons plus la main et nous ne savons pas si le langage roman sera couvert par la charte ou non… » conclut le président de l’académie qui est donc en sursit et s’éteindra vraisemblablement avec les dernières personnes qui la portent, à moins d’une très forte mobilisation des locaux dans les mois et les années à venir.

académie de patois (2)

Les patoisants des Hautes Vosges se sont réunis autour de leur président Serge Renou ce vendredi matin dans la salle du conseil municipal de l'hôtel de Ville.

[caption id="attachment_197574" align="alignright" width="340"]Serge Renou, président passionné de langues vivantes. Serge Renou, président passionné de langues vivantes.[/caption] Association vieillissante créée en 1984 par des locaux qui souhaitaient faire perdurer le langage de leur enfance, l'Académie de Patois locale peine à renouveler ses effectifs et compte aujourd'hui une trentaine de membres dans ses rangs dont deux jeunes âgés de 15 et 13 ans. Plus récemment, c'est l'emblématique secrétaire Michel Tisserant qui s'est éteint, remplacé à son poste par Jean-Pierre Houot. "Nous aimerions bien faire rentrer le frère de Michel, Jean-Paul Tisserant, dans l'académie" précise Serge Renou. Ce dernier qui explique le manque d'engouement et la désuétude du patois roman de : "Contrairement à ce qui se passe en Bretagne ou en Alsace par exemple, le langage roman n'est pas entretenu et n'est pas promu. Nous avons des amis patoisants du côté de Ban-de-la-Roche chez qui nous nous rendons habituellement chaque année pour une table ronde. De par leur proximité avec le Bas Rhin et pour affirmer leur identité ils utilisent beaucoup plus le patois que nous au quotidien. A Gérardmer, le contexte est différent et il y a aussi plus de brassage de population... le patois, on a besoin de le pratiquer, avant c'était les parents qui parlaient à leurs enfants avant de partir à l'école. Maintenant, avec la charte européenne des langues régionales ou minoritaires, ça se décide au-dessus de nous, nous n'avons plus la main et nous ne savons pas si le langage roman sera couvert par la charte ou non..." conclut le président de l'académie qui est donc en sursit et s'éteindra vraisemblablement avec les dernières personnes qui la portent, à moins d'une très forte mobilisation des locaux dans les mois et les années à venir.



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